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Salam aleikoum !

Comme vous le voyez avec le titre du reportage, on a tout le temps de faire des jeux de mots pourris sur nos vélos, d’autant plus que le soleil cogne dure,  même mi-décembre au Sahara.

Car ça y est, nous voilà à Tan Tan en ce Mercredi 15 décembre 2010,  après déjà 4.329 kilomètres roulés depuis Lyon.
Tan Tan est la dernière ville au sud du Maroc administratif, à l’entrée du Sahara, où s’y côtoient encore près d’une trentaine de tribus nomades.
En gros on est là : http://voyage.jeremiebt.com/carte.htm

TanTan c’est donc pour nous l’occasion de faire une pause de deux jours pour donner des nouvelles, préparer la suite, rédiger notre petit cyclo-reportage sur le Maroc, augmenter les réserves d’eau et prendre des forces pour les 1.300 kilomètres de Sahara qui nous séparent encore de la Mauritanie…
Nous devrions passer un noël intimiste avec les dunes, quelque part entre Laâyoune et Dakhla, et arriver normalement à Nouadhibou autour du 15 Janvier quelques jours avant l’expiration du Visa. Ça devrait passer pile poil. Inchallah !

Mais en attendant, voici le récit en photo et en blagues de notre traversée du Maroc…
Installez vous confortablement sur le porte bagage entre le tajine et le thé à la menthe…
Noyeux Joel, bananier, et bons baisers d’ici.

La gazelle et le gazou

Notre traversée du Maroc en chiffres:

•  La carte d’Hubert Earth est là: http://voyage.jeremiebt.com/carte.htm

•    1.566 km (4329 depuis le départ)
•    60 km en bus pour rejoindre Safi sous des trombes d’eau
•    Du 29 octobre 2010 au 16 Décembre 2010
•    49 jours dont 35 en pédalant
•    Une moyenne de 44.7 km par jour pédalé.
•    4 petits jours de pluie
•    2 crevaisons de Jérémie (toujours), deux soudures sur la remorque et autant sur la béquille. Vive l’acier.
•    L´étape la plus longue fut de 100 km réalisée entre Casa et Rabat.
•    La plus belle étape : La campagne du Rif ou le chemin Tiznit/Guelmin après la côte. Délicieuse !

Présriptum : Certains d’entre vous nous disent avoir des soucis pour visionner le site (genre menu en colonne au milieu etc…). Il y a de fortes chances que ce soit parce que vous utilisez Internet « prout caca beurk » Exploreur.
Alors deux solutions :
Téléchargez et installez Mozilla Firefox (Vive le freeware, le logiciel libre ;)

http://www.mozilla.com/fr/

Ou alors mettez à jour Internet Explorer avec sa version 8.
Pour savoir quelle version de Internet explorer vous avez, ouvrez « Internet Explorer » – Clic en haut a droite sur « ?  »
Ensuite sur « à propos d’Internet Explorer » – Tu devrais connaître la version utilisée : 5, 6, 7 ? Autre ?
Si vous n’avez pas la version 8, alors installez la.
http://www.01net.com/telecharger/windows/Internet/navigateur/fiches/43564.html

Si vous vous souvenez bien, on vous avait laissés ici, avant d’embarquer depuis Malaga vers Melilla.


flouch flouch fait le bateau.

Ça y est, nous y sommes sur ce foutu rafiot qui nous fait traverser la mer.
Les autres voyageurs semblent faire ce trajet chaque semaine. Mais nous, nous scrutons l’horizon avec une émotion que nous ne connaissions pas.

Débarquement.

Appréhension.

Afrique, nous voilà chez toi.

Le Maroc, terre ou pour chacun de nous deux, l’un de nos parent est né.

PRÉAMBULE :

Chers lecteurs. Tout d’abord on vous invite à vous mettre un peu dans l’ambiance en cliquant sur le petit lecteur ci-dessous. Il s’agit d’un enregistrement de Ahmed, troubadour rencontré dans une rue de Fès, et de Tana Fusion, petit groupe local d’Essaouira avec qui nous avons « boeuffés » allègrement…

(Montez le son !)

(Montez le son !)

De Melilla à Fès : la campagne du nord le long du Rif.


« Bijour Mésieur, souyé lé bienvenou ! »

Nous arrivons à Melilla, le rideau de fer. Ville autonome espagnole, enclave dans le Maroc qui la revendique, limitée par une frontière en forme de demi-cercle matérialisé par un double système de grillages ponctué de miradors. Cette frontière est percée de trois points de passage vers le Maroc sévèrement contrôlés par la garde civile espagnole qui tente de filtrer les passages clandestins, les produits cannabisés… et les cyclovoyageurs.

La frontière  ressemble à un camp gigantesque où se concentrent la pègre locale et tous les commisseurs venus d’Europe. Ils ramènent avec leurs camions remplis jusqu’à l’intérieur des pneus, en brouette, en âne … les denrées du Maroc pour les marchés occidentaux. Nous sommes accueillis à coup de coca cola, de nestlé et de Danone, enseignes placardées qui hélas ne nous quitterons plus du Maroc.
Ici aussi Carrefour fait des ravages, les petits commerçants craignent pour leurs fesses… et leur ventre.


On a rendez-vous avec nos parents une dizaine de jours plus tard, à Fès, on a déjà mis les dattes… (Warf, ça commence les blagues pourraves)

Sur la table, notre premier thé à la menthe !

Sur la route on croise des Marocains, jeunes ou vieux allant au village à dos de mule prendre les vivres pour la famille, mais aussi des troupeaux à moitié sur la route, des taxis dévalant le goudron se rabattant de justesse devant un camion sans amortisseurs, débordants de trucs…

Claire : « Mais si, mets-la cette photo ! Je suis sûre que ça intéresse les gens de savoir à quoi ressemble la campagne Marocaine, personne doit venir dans ce coin paumé du Maroc … »

En bordure du Rif.
C’est aussi ce jour, le 4 novembre 2010 à 12h07 qu’on fait le deuil de Paco la rabane.


On voit des tas de belles choses dans les rétroviseurs, « Jerem tu devrais regarder plus souvent dans le tiens »…


La bicyclette passe et tous les moutons aboient.

Un petit côté désertique, mais on ne le sait pas encore…


Du ciel, des mules, des champs, des gens, un sourire… Ça rapproche les sourires. On voudrait rentrer dans chaque maison croisées sur le bord de la route tant chacune où nous nous sommes arrêtés regorgeait de gentillesse.


Premiers bivouacs ! Ici dans le jardin d’une famille berbère de la plaine de Jel. Dans le jardin ou dans la prairie, on ne sait pas trop.
A chaque fois, le plantage de la tente a été une attraction familiale participative.
La technique que nous avons rodée est la suivante : à la tombée de la nuit, s’approcher d’une maison où l’on distingue une présence féminine et infantile (linge qui pend, etc…), d’excellents indices qui indiquent au cyclovoyageur qu’il pourra planter sa tente et partager du thé et des gâteaux.
Voici le récit commenté par la maman de Jérémie, avec qui nous sommes retournés voir cette famille berbère dix jours plus tard :

« Le must : On s’est tapé  1 journée en voiture pour aller visiter une familles de berbères  isolés à 200 km de FES, qui  avait hébergés J et C  quelques jours auparavant.
Un accueil et un cadre de vie exceptionnels : Une petite douzaine de personnes, du patriarche et de sa matriarche au petit dernier de quelques mois, dans une maison basse au milieu des champs d’oliviers avec une petite oasis de verdure juste devant la maison, en passant par une ribambelle de filles / jeunes femmes qui ne se sont pas décollées de  « Clir  » et « Jirimi » pendant toute notre rencontre.
Des gens hyper-vivants, dynamiques, enthousiastes, souriants chaleureux … Incroyable! En fait , même si C et J leur avait dit un truc comme « on reviendra un jour » , ils étaient scotchés de nous voir arriver et ça a été le délire ! Et bien sûr, on a eu droit au pain « maison » à tremper dans le miel et l’huile d’olive et au thé à la menthe.
Émouvant: le père a immédiatement subtilisé pour le mettre à l’abri  avec un grand soin le modeste pot de miel de France qu’on leur avait apporté.

Une petite minute de grande perplexité lorsque je me suis sentie obligée de demander « les toilettes » ….conciliabules de la tribu…. voyant cela, j’ai fait d’amples mouvements avec les bras en direction de la campagne environnante , ce qui a semblé parfaitement convenir à la situation puisque une des fille m’a emmenée par la main jusqu’au bout du champ , puis m’a laissée trouver moi-même le lieu me convenant le mieux, en continuant à me veiller de loin au fur et à mesure que je m’éloignais .
Etc… etc… ( très rempli, ce week end) . »

Le soir, chacun inventait une trouvaille pour retarder l’heure du coucher et prolonger la discussion nocturne jusqu’à ce que les yeux ne puisse plus nous permettre de profiter de cette rencontre exceptionnelle.

Quel bonheur de voir Abdullah, le plus jeune de la fratrie, tourner le lendemain autour de la maison avec son vélo (presque) tout  neuf que nous avons réparé avec notre matériel !

Nous les quitterons le cœur gros et la larme à l’œil.

Voici la maison de ladite famille que Jérémie a illustrée.
Ce  sont des souvenirs pour le cœur et la mémoire car le père de famille interdit la prise de photos (pas de représentation humaine dans l’islam, ou un truc du genre).
De manière générale nous avons pris peu de photos des  familles. A la fois car ce site n’est pas une page Facebook ou l’on raconte nos vacances ;) mais aussi car nous trouvons que c’est très intrusif dans une conversation, une soirée, ou nous préférons profiter des moments présents et ne pas faire de « pause » pour fabriquer nos souvenirs avec l’appareil photo.


Pause soleil

Le retro sert aussi à prévenir des camions (Pouêt ! Pouêt !) qui roulent comme des dingues.
Le Code de la Route est en principe applicable aux cyclistes. En réalité, le simple bon sens corrélé à l’instinct de survie fera que vous y dérogerez toutes les trente secondes parce qu’un camion ou un taxi montre sa mine dans le rétro. Coiffés d’un chargement qui dépasse parfois l’entendement, nous interprétons leurs coups de klaxon comme un « salut » jovial et des fois un « dégage j’arrive ! » Ici, la priorité n’est certainement pas au cycliste ni même à tout ce qui peut se trouver roulant ou marchant sur le bord, il ne tient qu’à toi de sauver ta peau, et s’il le faut, en te jetant dans le bas-côté.

Une des familles qui a préféré nous inviter chez elle à dormir, plutôt que de nous laisser monter la tente à côté de leur maison. Première confrontation avec l’hospitalité marocaine : la négociation est rude, et tu as intérêt à avoir faim ;)

Ce sont des producteurs d’olives près de Guercif.

Mesdemoiselles, si le jeune homme devant à droite vous plait, sachez qu’il rêve d’épouser une Française et de mettre les voiles vers notre pays, si accueillant envers le Maghreb ;)

Pour ceux que ça effraierait d’imaginer de passer une soirée avec des gens qui ne parlent pas un mot de leur langue, sachez que le jeu de la « ronde des prénoms » occupe déjà une bonne demi-heure, et que celui qui consiste à comprendre les liens de parenté qui unissent les 30 personnes qui vous entourent prend aussi un bon moment. Les marocains qui nous ont accueillis ont toujours montré beaucoup d’intérêt pour les photos de famille que nous avons emmenées avec nous, ainsi que pour (curieusement) notre passeport. C’est la représentation officielle de notre identité, et eux-mêmes  n’hésitent pas à dégainer leur carte d’identité avec fierté pour nous faire lire à voix haute leur nom, prénom, date de naissance, profession, ville…

Petit à petit, notre dictionnaire franco-arabe s’étoffe, et c’est avec force gestes, grimaces et éclats de rires que nous apprenons à dire des choses aussi compliquées que « je voyage à bicyclette pendant deux ans » ou « mmm c’est bon »… On comprend aussi un peu mieux certains codes, ainsi « viens » se signe en agitant la main vers le bas (et pas vers le haut comme chez nous) et lorsqu’un de nos hôtes se lance dans un monologue en désignant le plafond du doigt, c’est pas pour nous expliquer qu’on dort en haut, mais pour adresser une prière à Allah espèce de sotte de Claire !
Au passage, merci à Mohammed et Wallid , les deux épiciers de la rue des marronniers de Lyon (que nous avions rebaptisés Momoprix avec Allan ;) car chaque jour ou presque j’essayais d’apprendre des mots en arabe. J’ai presque tout oublié depuis, mais ceux qui sont restés sont TRES utiles, notamment les denrées alimentaires, les formules de politesse…

Séance musique et bonne crise de rigolade.

Moment d’émotion quand une très vielle femme nous raconte l’histoire de son mari mort pour la France durant la seconde guerre mondiale. Elle ne touche évidemment aucune compensation.

Un autre type de paysage après Guercif.

Jérémie accroupi derrière un buisson fait… une photo.
Même si c’est Jérémie qui est accroupi ici, au jeu «  qui fera sa première crise intestinale », Claire a perdu.

Les déboulonneurs Marocains sévissent !
Vous ne savez pas qui sont ces ahuris de déboulonneurs ? Zieutez donc par ici :

www.deboulonneurs.org/
D’ailleurs à Lyon au moment des préparatifs des fêtes de Noël, période de grand productivisme et de déchaînement de la part des publicitaire, un rendez vous est donné.… :

« En cette fin d’année, le collectif des Déboulonneurs  et Déboulonneuses de Lyon mènera une action de lutte contre l’envahissement publicitaire le samedi 18 décembre 2010.

Le rendez-vous est fixé à 13h00, devant le Monoprix au 33 rue de la République (anciennement le Grand Bazard) pour se clore à 15h00 devant l’Opéra, afin que celles et ceux qui veulent prolonger cette journée dans la bonne humeur et à vélo, puissent rejoindre le départ de la Vélorution qui aura lieu ce même jour! »

Thé à la menthe et séance d’aquasplach.

Notre 3.000ième kilomètre est immortalisé par ce photo-mangeage. Non ce ne sont pas des crottes de bique, mais de bonnes olives sur une galette délicieuse faite « maison », de chez nos producteurs de Guercif .

On mange bien maman, regarde : olives, carottes, tomates, courgettes, aubergine, avec même de la galette.
Dans la série « On l’a fait », Jérémie a traversé le Maroc en mangeant à la mode locale sans remous gastriques, avec pruneaux et dattes régulièrement au menu. La top class.

On se croit nulle part et il sort systématiquement un berger avec un troupeau. Évidemment, lui nous a rodés depuis 10 km.
Ici un berger qui a inspiré un dessin de Jerem (voir plus tard)


Notre drapeau a prit un petit coup dans l’angle, le pauvre. Mais les canards sont saufs.
Merci à Laspid de nous avoir donné cette chute de tissu (sensée faire un T-shirt normalement).
D’ailleurs puisqu’on parle d’eux, si vous voulez faire du cadeau beau, intelligent et utile pour Nowel : www.laspid.com/

Pour l’anecdote, on nous a demandé de quel pays on venait, pour avoir un drapeau à canards !

Hélas, le pays des canards à crête sera en deuil en cette fin d’année : on a perdu le drapeau le 26 novembre près de Safi.

Voilà un parfait exemple de « lit » sur lequel on dort régulièrement. Ici en fait on est dans un salon avec des canapés en forme de banc, des coussins et table basse. La dame a tout simplement rapproché 2 canapés, et empilé des couvertures dessus. Plus tard, nous découvrirons qu’il n’est pas rare, dans les campagnes où la vie est plus modeste, de dormir à plusieurs dans une pièce ou de dormir habillé de ses vêtements du jour.

Dans cette famille : un vieux monsieur, et ses enfants. Ça va de 8 à 20 ans, et il n’y a qu’une seule fille d’environ un vingtaine d’années, les autres se sont mariées et sont parties vivre dans la maison de leur mari. Les garçons sont tous paysan/berger (on dit Fellah ici) et le petit dernier va à l’école.

[Claire en mode râleuse] / ON
Amies féministes, ce paragraphe est pour vous :

La place des femmes dans les familles rurales que nous avons rencontrées est à la fois centrale, assez ingrate, et relativement discrète. La répartition des tâches est très claire, et même dans le cas un peu extrême de cette famille où la fille était seule à s’occuper de ses 8 frères et de son vieux père, il n’a pas été question pour un homme de ramener un plateau à la cuisine. Nous n’avons pas tout à fait réussi à comprendre si elle reste célibataire parce que sans elle la maison ne peut pas tourner, où si elle n’a tout simplement pas envie de chercher un mari, car ici, toute relation aboutie forcément à un mariage. Loin de moi l’idée de vouloir transformer en victimes toutes les marocaines, mais il flotte autour de tout ça un petit air de résignation désabusée qui m’agace, que voulez-vous… Alors on aime bien déranger un peu cette organisation, et je laisse volontiers Jérémie se lever pour ramener le plateau du repas à la cuisine, sous les protestations masculines.

Pour la jeune génération, les choses évoluent quand même un peu, et les filles qui vont à l’école ou au collège peuvent entrevoir d’autres possibilités d’avenir que celui de leur mère. Ce sera le cas de la petite Assmae (que nous retrouverons plus loin), qui va au collège et qui veut devenir journaliste.

Globalement, en présence des hommes, les filles/femmes sont très silencieuses et effacées, par contre, lorsqu’elles arrivent à m’attraper (Claire) et à m’isoler, c’est l’euphorie totale, un déferlement de questions, de papotages, de rires, et de confidences, de « je ne veux pas de mari » à « est-ce que tu t’épiles les sourcils » en passant par « t’as vu mes boucles d’oreille ». Françaises, espagnoles ou marocaines, toutes les mêmes  ;)   !

[Claire en mode râleuse] / OFF

Après une soirée “pictionnary” (comprendre que nous développons notre vocabulaire berbéro-arabo-mauro-français avec des dessins), voilà que dans une famille aux effluves de Jamaïque, le gosse de neuf ans nous montre ce que chez lui ça veut dire « aller sur un tapis volant » pour « bronzer la tête ». Allégories qui décrivent les (m)effets de ces clopes rigolotes à faire pâlir  nos amis Hippis de Lyon .
Mention spéciale à Fès où un gamin du coin voulais nous proposer de ce fumigène pour « oublier Sarkozy »

Anecdote :

Jérémie dit à Allan « j’en suis sûr, le thé que j’avais ramené il y a deux ans de mon précédent voyage au Maroc était coupé avec de la beuh locale.  J’ai passé la douane et deux aéroports avec 500g de pistils dans mon thé, et je comprends alors les effets de ce thé qu’avait, à l’époque, essayé de me mimer la famille qui me l’avait offert (et qui l’avait cultivée…) ».

Heidi (en forçant sur le « H » aspiré ;) et en le criant bien fort…

Une petite faiblesse dans la patte droite de la béquille. D’où les photos du poste à souder, plus loin.

Une école dans la campagne ! Un instituteur nous a expliqué que les enfants ont classe soit le matin, soit l’après-midi, et tous sont dans des niveaux combinés (cours-doubles)

Tous les enfants ne vont pas à l’école. Pour des raisons de transports, d’aide à la maison, d’argent, c’est souvent un enfant ou deux de la fratrie qui peut y aller.

On quitte la nationale dès qu’on peut pour passer par les collines du Rif. C’est bien plus joli et la route est quasi à nous. C’est par là que nous avons croisé non pas un Khaliman (private joke inside), mais un vieux marocain en vélo, voyageur comme nous de son état. Un unique baluchon, un sac en plastique avec un tendeur, des outils de fortune (avec au moins un extracteur de manivelle fait maison) et quelques dirhams dans un étuis autour du cou … voila sa vie.

Le moindre espace est cultivé, du pas de la porte jusqu’aux sommets des collines car la mule passe partout ! Elle est ici omniprésente, et sert tant aux travaux des champs qu’au transport des personnes.

Le covoiturage au Maroc marche pas mal.

Un puits. Oui, il y a un « s » à puits.

Voici succinctement les grandes lignes des journées-type d’agriculteurs (Fellah comme ils disent ici) avec qui nous avons partagé plusieurs fois des soirées:
Un seul objectif pour ces familles pauvres : gagner leur autonomie alimentaire et survivre en mutualisant les moyens humains, animaux et naturels. On travaille pour manger.
Les filles et les femmes s’occupent d’entretenir le logis ou vivent 2 ou 3 générations, avec 10,  15 voire 20 personnes dans le même ensemble de pièces. Il faut nourrir tout ça, aller chercher à dos de mule les denrées au village, l’eau au puits, nourrir les bêtes qui vivent sur place, nettoyer la ferme… les femmes sont les premières levées et les dernières couchées.
Pour les hommes, levé entre 6 et 7 heures pour être au champ avec le soleil. Deux pauses dans la journée, dont une pour le repas. Des allers et retours inlassablement avec une mule (un bœuf si la famille est riche), sans relâche, dès l’aube, pour accomplir le terrible labeur du plantage ou récoltage selon la saison. Retour à la tombée de la nuit, soit vers 18h en hiver, 21h ou plus en été … Le jour de repos consiste à aller faire paître le troupeau de mouton ou de chèvres…
En ce qui concerne les enfants de la campagne, seul les derniers peuvent aller à l’école si elle n’est pas trop loin (car ils y vont à pieds, en mule, en vélo), et si toutes les tâches qui assurent l’autonomie de la famille sont déjà réparties chez les plus grands. À partir de 12 ans, beaucoup arrêtent l’école (la fin du primaire donc) et vont donner des coups de main aux grands dans les champs.
La production de beurre, de peaux, de tapis avec la laine, d’huile d’olive si il y a des oliviers etc, sert au troc ou à la vente pour se procurer ce que la famille ne peut pas produire. Avec de la chance, l’équilibre homme femme est respecté, sinon c’est tout l’ensemble de l’organisation des tâches qui est à revoir.
Quelles difficiles conditions, mais quelle gentillesse, quelle générosité qui nous fait dire que décidément, la misère à la campagne est bien plus supportable que la misère en ville…
Merci à ces gens d’exceptions qui nous ont accueillis, qui semblent habitués à leur dur labeur et nous disent en retour que nous sommes courageux d’entreprendre une telle traversée de l’Afrique….

Les « amis de Jean Claude » comme on les a surnommés… Voici une autre famille qui nous a hébergée près de Tissa, dans la simplicité de leur maison. Une grande cour intérieure autour de laquelle s’organisent quelques pièces : chambres, cuisine, salon, le tout meublé très sommairement. Dans la longue pièce qui fait office de salon, des coussins posés sur des nattes, une table basse ronde, une télé, c’est tout.

Pas toujours simple de « consommer » chez des personnes qui n’ont pas grand-chose, et d’autant plus lorsque nous remarquons la présence de viande dans le plat qui nous est offert… Pourtant, nous ne souhaitons pas d’une relation pécuniaire avec nos hôtes d’un soir, alors on essaie de participer autrement : on a toujours avec nous des fruits à donner, des confiseries à partager comme des dattes ou du chocolat… Souvent lorsqu’on offre un sac de pruneaux, on en retrouve quelques-uns que la maman a fait mijoter dans le plat du soir, le chocolat est tout de suite partagé et dévoré, ou les bananes apportées font office de dessert…

On constate une fois de plus qu’une TV allumée nuit gravement à la sociabilité des gens qui sont dans la même pièce. La télé a été une révolution depuis ces dernières années, les familles les plus isolées voient pousser sur leur toit une antenne avec 150 chaînes ! On a vu une mamie sursauter et réagir avec ses mimiques aux moindres rebondissement d’une série B Américaine ! Cocasse.

Qui a dit qu’il faisait beau et chaud au Maroc ?
Toujours dans la série « on l’a fait » : boire l’eau de pluie car la tempête nous a empêchés d’aller au prochaine village se ravitailler.

Un ami de Jérémie a envoyé par e-mail :

« Jerem, ne nous la raconte pas, on a bien vu que tu avais mis dans la sacoche du vélo du papier, des encres, des pinceaux et des aquarelles. Allez, montre nous tout ca ;)  »
Croquées sur le vif, fignolées sur places, terminées au bivouac ou encore dessinées d’après un cliché volé sur le bord de la route à l’aide de l’écran minuscule de l’appareil photo numérique… Les premières ont été faites en France mais on les met là quand même.

Menu du jour !

Réponse a l’énigme posée en Espagne sur le temps que met la pluie à décider un cyclovoyageur à se mettre à l’abri : Toujours trop tard (en l’occurrence à 3 h du mat’).

Fès, Meknès, Rabat, Casablanca, entre tradition et modernité


Allez, on commence par un petit bout de Fès ( Hophophop les jeux de mots commencent)


Chez Rachid…On l’a négocié dur, son couscous, mais il était vraiment bon !

Ici la mode vestimentaire à la « Jedi Star Wars » fait sensation.

Le père de Rachid est tanneur… Mais Rachid, lui, il a pas du tout envie d’être tanneur oh non ! Peut-être parce qu’il voit son père trimer grave dans les fientes de pigeons pour fabriquer des babouches colorées et des sacs en peau de chèvre pour les touristes.

Ici, on répare.


Bab Bejloud, la « Porte Bleue » : une des entrées de la « Médina », mot local qui définit la vieille ville piétonne où se concentrent un grand intérêt culturel, les attrapes-touristes, le souk, des bouts de maisons, et surtout plein de monde…

En 12 lettres, mot compte quintuple !

Élu meilleur jeu de mot à l’unanimité de nous deux, on n’a jamais trouvé mieux, malgré nos tentatives de société de transport de Fès, nos livres de Fès etc…


Le quizz des fruits en France et en Espagne était fastoche. Sauriez-vous faire aussi bien avec les épices ?

Pour le plaisir des yeux et des papilles.
Le végétarien est un animal heureux au Maroc. Autour de lui prolifèrent des marchés permanents à ciel ouvert, les bons produits de saison, locaux, qui ne connaissent que l’eau de pluie ou irriguée…


La tannerie, vue depuis une terrasse, complètement imbriquée dans la médina.

Ahmed qui joue du « Gambri » ou  »Hajhouj » et qui est en partie sur l’enregistrement. C’est un instrument qui vient du Mali, mais que les Berbères se sont appropriés. Ils ont bien fait parce que ça fait des basses mortelles dans la musique Gnawa.

Tout est fait en mule : ramassage de poubelles, collecte de bonbonnes de gaz, travaux aux champs, taxi…

« Si j’étais mule
Je voudrais qu’on m’adule
Si je veux qu’on m’adule
C’est que je suis un peu nul »

Si vous aimez pas nos poèmes, trouvez vous-même toutes les rimes en « ul » qui vous passent par le fondement de la tête !

Un petit bout de palais, car il faut bien en voir quelque fois, des palais… on imagine que le thé à la menthe coûte des milliers de dirhams.

Alors eux ils courent fêter l’Aïd el-Kebir !

On a même assisté à cette situation incongrue d’une famille essayant de faire rentrer un mouton (vivant bien sûr) dans le coffre d’un taxi …

Différents prix en fonction de la qualité, de 20 à 100 dirhams le kilo (2 à 10 euros environ), mais sans la négociation de mise. Vous remarquerez qu’on a un grand choix dans les dattes ( hé ho on allait pas la rater celle là !)


Des Pieds et des Mains pour un Tour du Monde !
1 an, 25 pays et 20.000 kilomètres, voilà le pari osé de ce trio rencontré à Fès : Grégoire, Sybille et Baptiste, en tandem et en Handbike (Vélo hybride entre fauteuil roulant et vélo-couché qui permet de pédaler avec les mains)

On se donnera rendez vous quelques centaines de kilomètres plus loin pour papoter voyage, matériel… autour d’un jus de fruit sur la plage de Casablanca.

Ils sont maintenant en Amérique Latine.
http://www.tour-du-monde-tandem-handbike.fr/
Cette rencontre a joué un rôle pour nous. Sybille et Greg sont déjà en Amérique Latine, deux jours après notre conversation, avec tous les changements de langue, de croyance, de coutume, de religion… que cela implique. Alors qu’on se rend compte que nous avons à peine touché l’Afrique du doigt. Que nous nous en sommes à peine imprégnés, et que notre soif de la découvrir du cœur grandit jour après jour. On constate que l’aspect sportif et physique de notre voyage est relayé au second plan derrière ces magnifiques rencontres des hommes et de leur terre.

Le Maroc ce n’est pas que des médinas et des mules.

Madame B lâchée dans la médina, en pleine négociation…


Les premières coutures des trucs qui se déchirent. Ici la housse du didgéridoo se refait une santé.

Un four a pain !

En ville, les gens amènent leur pâte crue : boulettes de pain, gâteaux, pâtisseries, et laissent le plateau au boulanger qui se charge de faire cuire tout ça ! Deux heures après tu récupères tout et tu te régales.

A la campagne, tout se fait dans des fours de fortune : dans la maison ou en extérieur, au gaz, au bois… Nous avons vu dans une famille un four fait à partir d’une vieille petite armoire en métal vert : la bouteille de gaz en bas, le pain en haut, le tout fermé (à peu près) par les portes de l’armoire.

La visite des parents, hé oui !!! Fès a été l’endroit idéal pour ces retrouvailles : petites emplettes dans la médina, hôtel sympa, et surtout couscous de Rachid ;)

Toujours par la maman de Jérémie « où on a pu reposer nos muscles rouillés entre 2 cavalcades dans les ruelles de la médina, au milieu des guides en tout genre, des rabatteurs pour les restos, des bandes de gamins qui faisaient les cons, des chats errants, des têtes de mouton sanguinolentes, des crêpes au miel et des hectolitres de thé à la menthe. »

Nous quittons Fès le jour de l’Aïd el-Kebir…On voit passer en charrette non plus des  moutons bêlants comme la veille, mais des tas de peaux retournées (et vidées de leur mouton) !

Dans ce feu à même le sol (et à même le parvis de l’hôtel) cuisent des restes de carcasses.

Triste spectacle pour un végétarien.

Voici Roman, un Suisse qui a fait 6.000 kilomètres à pied pour nous rencontrer en ce point précis de la terre.
Il était parti juste pour faire Compostelle et il ne s’est jamais arrêté.

Durant les premières semaines, nous avons apprécié l’hospitalité de familles modestes. Voilà que le deuxième soir de l’Aïd el-Kebir, la nuit tombe entre nous et une magnifique demeure dans un jardin protégé. On voit l’interphone, on sourit, et l’audace nous pousse à sonner demander l’hospitalité dans cette demeure digne d’une pub de Château d’Ax.
Là encore un accueil sincère et chaleureux de la part de cette famille de propriétaires terriens près de Meknès. Nos hôtes parlent très bien français, ce qui est l’occasion pour nous de leur poser toutes les questions accumulées dans nos têtes depuis notre entrée au Maroc : géopolitique, religion, coutumes… (Sur ce dernier point, on n’a pas beaucoup échangé mais surtout écouté)

Puis visite de l’écurie, du domaine, tout ça.

Super, encore une fois.

Gâteau-vélo !

Vendredi, 3ème jour de la fête de l’Aïd, nous quittons Meknès et nos propriétaires terriens. Beaucoup de magasins sont encore fermés dans les villes, pour nous qui rêvions d’un bon couscous sur notre vélo (car le vendredi est LE jour du couscous), c’est raté ! Il est 13h bien sonné, on a faim on est fatigués, et la déception peut se lire sur nos visages lorsque le gérant d’un café nous explique qu’on ne trouvera rien à manger en ville. On doit avoir l’air bien dépités parce qu’il nous dit alors qu’il serait très heureux de partager avec nous le couscous que lui a préparé sa femme… en moins de deux, il installe une table, une nappe, un énoooorme plat, et vas-y comme on se rempli le ventre ! On arrose la fin d’un thé à la menthe, et le monsieur n’a rien voulu savoir quand on lui a proposé nos dirhams !

Il y a des choses qu’on ne s’explique toujours pas…

Message apporté dans notre tente par nos hôtes (touaregs cette fois) : il s’agit d’une invitation au petit déjeuner le lendemain matin à 8h30.

On n’a pas compris le message et on a loupé le petit dèj…

Première piste cyclable rencontrée à Rabat après environ un millier de kilomètres au Maroc.

Nous sommes arrivés dans la capitale trempés comme des gâteaux au miel, sous une pluie battante (qui a repourri les vélos après le nettoyage de la veille) et un bon petit froid, mais intacts !

Nous avons dormi chez Andrew, un charmant couchsurfeur  (toujours ce site fantastoque) polyglotte bien content de travailler son français avec nous, et le lendemain, nous avons atterri chez Eugénie et Loïc, des potes de la sœur du copain d’une amie.  ;) vous avez suivi ??

Voici le « bleu Maroc » qui sert pour les murs, les portes, les volets… retenez-le bien il va revenir plus tard.

Bonjour monsieur Atlantique….
On retrouve la mer près de Rabat …

… Mais on ne peut pas se baigner.

On a le choix dans les olives.

Ah nan, elle marche pas celle-là.

On a lu ça, on a été beaucoup ému.


Peut être sont-ce celles que nous avons croisées en Espagne ?! Ah nan, mince c’était des grues.

D’en bas c’est pareil.

Le « Chellah » de Rabat. Merci Eugénie pour nous y avoir aiguillés.

Casablanca. On a l’impression d’atterrir dans le poumon d’un fumeur.


Moments d’émotions lorsque Jérémie a vu la rue ou est né son « papaprosper », ainsi que les sépultures de lointains aïeux, d’autres membres de sa famille qu’il n’a pas connu… (elles sont très bien entretenues, merci à Denise), et l’épicerie que tenait ses grands parents il y a plusieurs dizaines d’années avant de venir en France.

L’épicerie de Mamie Solange…40 ans après.

On apprend qu’il neige en France en ce début décembre. Nous on sirote sur la plage.

Précision : ici il ne s’agit pas de faux palmiers plantés pour faire faussement exotique comme à Nice.

Mosquée Hassan II qui sera inondée 5 jours plus tard à cause des intempéries.

Carlos est un voyageur espagnol rencontré sur la route (il avait le vent dans son dos de salaud !) qui réalise le tour du Maroc en 6 semaines au départ de son Espagne natale. Son compteur journalier nous fait pâlir.

Un motard intégriste.

Celle-là, elle va faire marrer certains Ricco Fredo et Prospero.

En pendant que ça rigole bêtement en haut, ici ça bosse.

De Casablanca au Sahara, la côte marocaine, le vent marin.

Sur la route côtière entre Casablanca et El Jadida.
On croit la côte plate? Mais ici le trajet le plus court d’un point A à un point B n’est composé que de montées. De toutes manières on commence à s’y habituer, car où que nous allions, c’est toujours en montant et contre le vent.
N’est ce pas Murphy ?

Là on a acheté plein de carottes. Celui qui dit qu’on manque d’originalité dans les commentaires il a qu’à venir pédaler avec nous et faire le prochain compte rendu ;)

Ici nous rejoint le co-voyageur sans doute le plus lourdingue qui puisse exister : le vent de face.

Et comme un cycliste averti en vaut deux, on nous l’avait bien dit  « Bon vent vers Agadir !! » C’est le cas de le dire…

Après quelques jours de négociation avec le vent côtier, on lui a cédé des litres de sueur, un peu de gras et des km en retard. Il nous suivra pendant presque un millier de kilomètres.

Séance photo avec les pépettes d’une super famille qui nous a sauvés de la pluie. Nous sommes entre El Jadida et Safi, et le mauvais temps hésite à se déclarer franchement.


Le salon de cette famille.
(Aparté : On s’excuse mais on ne se souvient pas des prénoms de tous les membres des familles (nombreuses) avec qui nous avons partagé tant de bons moments. Une fois, on a compté près de 30 personnes habitant dans le même ensemble de pièces, agrandi à chaque génération à coups de trous dans le mur et tutti quanti).

Revenons à nos bergères. Sur cette photo-ci on voit Assmae, sa maman, la grand-mère malade, la tante, la femme du frère, … La disposition de la pièce est typique : les places assises font le tour de la pièce (ici on s’assoit sur des canapés, mais parfois c’est par terre sur des nattes et des coussins), et on met au centre des tables basses et rondes.

On mange dans une pièce à part, les hommes et les femmes. Ce sont plutôt les hommes qui s’occupent d’accueillir les visiteurs, les femmes sont souvent accaparées par le travail à la cuisine, elles amènent le thé, les plats à manger, mais restent rarement partager avec nous (cela dépend toutefois des familles, on a aussi connu l’inverse, mais beaucoup plus rarement).

Sur la photo, on voit aussi Assmae, une des filles du père qui va au collège et qui parle français. Elle est restée dans la salle avec nous sans manger, et dans la soirée, elle fera des allers et venues entre les deux salles.

Petite description des lieux :

Cette famille (une grand-mère, un père et ses filles, les deux oncles et leur femme, un bébé) vit au sein d’un groupement de maisons dans lesquelles se répartissent les foyers. Dans chaque foyer, il y a le salon avec télé, la chambre, un espace cuisine/eau/sanitaires. Ils ont un très grand potager qui va quasiment jusqu’à la mer, où ils cultivent choux fleur, carotte, et blé, ce qui leur permet de faire un peu de commerce. Ils ont quelques vaches pour faire le lait, le beurre, quelques moutons et poulets, et le père va pêcher de temps en temps.

La plage est un immense jardin d’enfants. Le lendemain matin, les filles nous prennent par la main pour nous y emmener.

Ce qui nous a le plus marqué, vous l’aurez saisi, c’est l’hospitalité exceptionnelle des marocains. EX-CE-PTIO-NELLE !!!
On lit sur les forums, ou en discutant avec d’autres touristes, que beaucoup la trouvent forcée et intéressée ! QUITTEZ DONC LES LIEUX TOURISTIQUES, et visitez les campagnes, les routes qui ne sont pas sur les cartes, attardez-vous au pied d’un arbre à discuter avec le vieux qui attend on-ne-sait quoi, plongez au cœur de sa vraie vie populaire, approchez-vous des cahutes où semble vivre une famille…

Exceptionnelle on vous dit.
Et eux. Eux qui nous demandent pourquoi on est incapables de leur réserver le même accueil en France, où on a tout.

La pêche, longue tradition locale.


Sans commentaires parce qu’on a la flemme d’écrire.

« Jirimi » en écriture locale. Puis « Klair ». Ou l’inverse on ne sait plus ;)

Le tajine pendant que la pluie tombe, tombe, tombe…

Le mauvais temps est toujours là (peut-être avez-vous suivi l’actualité marocaine…), nous avons bravement essayé de faire face et d’avancer, mais le vent souffle quand même sacrément fort, et nous réalisons qu’il n’est pas envisageable de pédaler jusqu’à Safi (la prochaine étape) sous cette tempête. Du coup on rebrousse chemin pour retourner à Oualidia, 5 km derrière nous, 5 km d’euphorie total, ou comment grimper une côte sans mettre un coup de pédale. On mesure encore un peu plus la force du vent !

Nous voilà donc attablés dans un bouiboui à attendre on ne sait pas trop quoi, et c’est le déluge dehors. Il est 9h mais on a déjà commandé le tajine pour 13h… On lit, on dessine, on boit du thé, protégés par de grands stores bleus dressés tout le long du trottoir. Là dessous, la rue, le marché, le boucher qui découpe sa viande, les mobylettes qui vrombissent et le café qui se fait siroter, tout le monde vaque à ses occupations ou regarde la pluie tomber. Jerem papote avec un type et lui raconte notre situation, voilà-t y pas que la gars se propose de nous aider : en gros, on reste tranquille assis à notre table, et lui il s’occupe de faire la tournée de ses potes et d’arrêter les chauffeurs de pickup ou de bus, en négociant le prix pour nous d’après notre budget. Le garçon, Kamal, revient un peu plus tard et nous présente plusieurs solutions, de la plus rapide « on décolle dans 10 minutes » à la plus cool « on a le temps de manger le tajine et de se refaire un thé ». On opte pour cette dernière et à 15h, on charge les vélos sur le toit du bus, direction Safi, où peut nous accueillir Mohammed, un ami d’un autre ami de la sœur d’un pote.

Les vélos voyageront sur le toit du bus, les sacoches dans la soute, et nous à l’intérieur du car.


L’arrivée à Safi, ou comment la situation nous échappe totalement.
On arrive à la station des bus de Safi vers 18h, il fait nuit, et il pleut. On charge les vélos en vitesse comme on peut, on essaie de ne rien perdre au passage, et on se dirige vers l’abri de la gare. On appelle notre supposé hôte de ce soir, Mohammed, qui ne répond pas, ce qui nous pose un peu problème maintenant qu’on est arrivés. Finalement, c’est quelqu’un d’autre qui vient nous cueillir à la gare. Rapides présentations, rigolades parce qu’on est tous tout trempés, et hop, il nous enfourne dans une mini camionnette en nous expliquant que Mohammed n’est pas joignable, qu’on va dans un endroit où on va être hébergés, que lui ne monte pas avec nous mais ne vous inquiétez pas, et que le chauffeur est déjà payé, et salut on se retrouve dans deux jours à Essaouira ! Pas le temps d’en dire plus, nous voilà enfournés avec les vélos sous la bâche-toit de la camionnette, la remorque à l’envers, les sacoches en vrac total, accroche-toi où tu peux et roule ma poule à fond dans les rues de Safi ! Au bout de 10 minutes de trajet, le chauffeur nous dépose devant un centre pour enfants handicapés, où le gardien nous ouvre le portail.


Le centre des enfants handicapés, la classe d’informatique.

C’est à ce moment-là qu’on a vu les infos à la télé : pluies diluviennes sur la côte marocaine, routes inondées, bus renversés sur des routes que nous avons pratiquées, bref la cata…
Nous resterons 2 jours dans ce centre, qui accueille des enfants handicapés physique, mental, les deux… c’est un petit centre tout modeste, qui aurait bien besoin de la visite d’un plombier (chauffe-eau qui coule comme une douche sur sa propre prise électrique, j’en passe) mais où, encore une fois, tout le monde a été ultra-sympa avec nous sans savoir d’où nous venions ni pourquoi nous étions là.

La remorque accuse un petit peu de fatigue, elle n’a pas bien supporté le voyage en fourgonnette. Heureusement l’acier, ça se soude.


Nous repartons de Safi, direction Essaouira où nous logerons chez Ahad lui-même cette fois. Une magnifique photo des usines à la sortie de Safi. Comment ça on dirait le sud de Lyon ??

Oh Yo Ziva un Djeuns sur une mule tunée !

Notre premier dromadaire. On regrette de le voir dans cette condition…

Il croit qu’il marche dans le désert, et en fait il s’agit d’une meule pour faire de l’huile d’olives.

Celle-là on la met juste pour les couleurs.

Pi comme je savais pas ou mettre ces informations palpitantes les voilà :
« Faits d’hiver : le premier décembre, au kilomètre 3.824, le pantalon de Jérémie devient un chiffon pour le vélo. »
Dans la série « On l’a fait » : Jérémie s’est acheté des fringues. Même sa mère n’en revient pas.

On dort aussi dans des endroits de merde. Non maman ce n’est pas la face cachée d’un urinoir marocain, mais une annexe de station service. Au moins on dort au sec.


Jacèèèèèèèèèèèèèèèèèèk !!!!
Il sort d’un fourré 30 mètres devant nous et il enfourche son vélo. Et Jerem qui me dit : « il  ressemble pas à un Marocain, c’est un voyageur c’est sûr ! ». Alors on trace un peu jusqu’à le rejoindre et on papote. Jacek est polonais, il a 65 ans, 6.000 kilomètres à son actif pour ce voyage, et il est complètement génial. Il est parti de Pologne à peu près quand nous nous partions de France, et il va passer l’hiver au soleil, à Agadir (150 kilomètres au sud d’Essaouira), ensuite il rentre en Pologne en vélo. Finalement, on passera une semaine ensemble, pour aller à Essaouira, mais aussi à Agadir, la fin de son voyage-aller.
En plus d’être doté d’une bonté sans égale qui se manifeste par 1.000 bonnes attentions, Jacek est un véritable Mc Gyver extra-cyclopédique. Il a réparé notre matériel qui commençait à défaillir (comme notre compteur, notre pompe à eau, notre réchaud), et nous a donné une belle leçon de « comment se dépanner soi-même avec les moyens du bord »

Le « recycleur » de Essaouira.
Tant de petit bouis-bouis où s’alternent des artisans aux métiers hélas disparus chez nous.

Ça vole et ça cague de partout, mais ça fait de zolies foto au port de Essaouira. Ne manque que « le bruit et l’odeur »

Juste pour l’esthétisme.

Le «Bleu Maroc» toujours au rendez vous.

« Le Café des Arts » de Essaouira où quelques jeunes utopistes instrumentalisés chantent, jouent, dansent et mangent.

Après avoir écumé plusieurs échoppes de cyclistes, nous trouvons avec Jacek la bonne pince pour démonter la roue arrière, et remplacer les rayons fébriles avant la casse.

Conan le berbère en action.
Cette fois, c’est la béquille de Jerem que l’on soigne. Souvenez-vous, elle avait lâché plus d’une fois depuis 4.000 kilomètres. Peut être que soudée, ça filera … droit.

Si vous suivez l’actualité, ça chauffe à Laâyoune. Certaines Saharis revendiquent l’indépendance depuis le retrait du Maroc en 1974, alors que le gouvernement Marocain aimerait bien consolider son influence vers le sud du Sahara. Ici, une manifestation progouvernementale. Les autres sont interdites et fortement réprimées… Nous vous en parlerons lors de la prochaine chronique où nous passerons dans le susdit « Sahara Occidental ».

Peut être un jour aussi par là bas, une plaque pour nous hihiihh

On pense bien a vous, alors que ça se bouscule dans les magasins à la veille de Nowell avec 15 cm de neige ;)

Mouarffffffffffffffffff

Règle numéro 1 : Tu n’es jamais seul au Maroc

Palme d’or du thé apporté dans l’endroit le plus insolite où nous soyons passés : un angle de vieux mur dans la campagne. En deux minutes, elle a installé un salon : coussins, tapis, table, théière…

Allez on vous aide, ça c’est la décomposition d’une graine d’argan.

Qu’est ce qu’on en apprend des choses sur ce site !

Le mystère des chèvres arbrovores. L’arbre en question est un arganier.


Voici monsieur David « Nom-de-famille-comme-une-marque-de-selle-de-vélo-en-cuir » rencontré à Agadir et qui réalise en 6 semaines le tour du Maroc avec… presque rien, sauf des sous pour les hôtels et les restos ce qui allège considérablement le poids du paquetage du vélo.

Jeune marié dans sa future maison en moellons. Il nous a accueilli pour la nuit après avoir perdu une partie de foot contre Jerem.

Là on ne trempe plus son pain dans l’huile d’olive, mais dans l’huile d’argan bien sûr ! So chic…
Au fur et a mesure de notre descente vers le sud, notre peau comme celle des autochtones se tanne, se fonce, se noircie. Meharistes, Bedouins, Touaregs … Nul doute, la communauté Saharie emballées dans des draps bleus gagne du terrain vers le nord.

La colline aux chameaux. On ne sait pas ce qu’ils foutaient là, mais ils étaient nombreux.

Il a trouvé si prodigieusement incroyable qu’on lui demande la direction de la ville d’après, à 40 bornes en vélo, qu’il est descendu nous serrer la main. Je crois qu’il ne s’est pas encore remis de cette discussion au bord de la route où on lui a raconté notre projet…

Comment les enfants vont à l’école et nous accompagnent…

Des panneaux comme ça, ça nous … hummmmmmmmmmmmmmmmmmmm


Le 8 décembre, la voilà, notre fête des lumières à nous !

On est à Agadir, chez un couchsurfeur ex-prothésiste dentaire qui a refait sa vie ici, loin des dentiers et des salles d’attentes.
Le lendemain, on quitte Jacek la larme à l’œil.

Mimi au puits (où on a dormi cette nuit)

Election de miss Mule 2010


2153


Voici un symbole « aza », la lettre Z de l’alphabet amazigh (berbère). Il peut être vu ayant la forme d’un homme levant les bras au ciel en signe de liberté.

La première photo du désert ! On vient juste de passer la ville de Guelmim, surnommée justement la « Porte du désert »

Merci, toi aussi, on se retrouve à la sortie…

Demain le sud, les dunes, les sarouels et l’Afrique noire….

Peut être y verrons nous un quatuor (Alain Irène Adeline et Remy) des cyclistes Français qui nous talonnent à quelques centaines de kilomètres derrière. Nous entretenons la discussion pour partager les bons plans, mais aussi pour voir si nous allons tailler un bout de sable ensemble. Affaire à suivre :

http//www.nancydakaravelo.free.fr
alainelisa.free.fr
Puisque c’est bientôt noël chez vous, et pour ceux qui  n’ont pas encore fini d’écumer les boutiques pour les cadeaux, Jérémie avait écrit l’année dernière, après un chouette mail de Célia, ce message encore d’actualité lors des fêtes de fin d’année :

Bonne lecture

http://www.jeremiebt.com/pages/page.php?page=newsletter-eco-noel
Pi d’autres trucs jadis ici :)
http://www.jeremiebt.com/pages/page.php?page=newsletter_perso

Si vous le souhaitez, signez la pétition contre l’usage des haut-parleurs pour l’appel à la prière du matin!
http://www.facebook.com/group.php?gid=53603292068&v=wall&viewas=0
http://www.mesopinions.com/detail-petition.php?ID_PETITION=28a1849569309b6aa62f6651fdf2c6db

Plus d’un mois au Maroc, et tant à dire, tant à écrire, tant à remercier pour leur hospitalité… Nous remercions ici ceux qui sont le plus susceptibles de nous lire : Merci à Ray, Thierry, Ahad, Annick, Andrew, Florence, Amandine, Eugénie et Loïc, Denise, Jacek … à tous ces dresseurs de couches, ces confectionneurs de tajines, ces gens qui font du couchsurfing, ces aiguilleurs de route et toutes les personnes qui ont facilité, égayé, amusé nos journées et nos nuits, …  durant cette magnifique descente vers le Sahara.

On dédie cette traversée aux petits bouts de chou qui ont pointé leur nez à Port-la-Nouvelle, Chambéry, et Montélimar. Bienvenue sur la Terre !!

On pense aussi tous les deux très fort à Papydé

On vous laisse, le temps de préparer la précieuse liste et les distances kilométriques entre les points d’eau que nous trouverons sur la route (puits en accès libre, station essence, village…) que nous passerons au moment ou les premiers d’entre vous lirez ces lignes…

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