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Salam les nordistes !

Nous sommes le 10 Janvier.
Après 1300 kilomètres de chevauchée dans le « rien » Saharien,  nous voici arrivés à Nouakchott, la capitale de la Mauritanie.
Pour faire simple , nous sommes là : http://voyage.jeremiebt.com/carte.htm

Des étapes éprouvantes, mais moralement et esthétiquement merveilleuses!
Entre 80 et 120 kilomètres par jour à la mode « BipBip sans le coyote » pour rejoindre le plus rapidement possible les points d’eau espacés d’environ 160 kilomètres chacun.
Nous ne pouvions pas plus, nous ne devions pas moins (remarquez la petite note épique).

Voici le reportage photo de notre épopée cyclo-désertique, sublime et intense, là où le Sahara se jette dans l’Atlantique…
Merci infiniment à Fred et David qui mettent en ligne nos articles ici: http://voyage.jeremiebt.com/
La carte « Hubert Earth » est là: http://voyage.jeremiebt.com/carte.htm

Prenez place sur le porte-bagage, entre le fromage de chamelle et le pain au sable !

  • PS 1: Si vous ne voulez plus recevoir e-mails, écrivez nous. « Tu m’ennivres » vaut mieux que « Tu m’énerves ;)
  • PS 2: Pensez aussi à nous donner des nouvelles de vous… et n’oubliez pas que sur les pages vous pouvez laisser tout en bas des commentaires que nous lirons goulument !
  • PS 3 : Nous redoublons de prudence en ce moment où l’actualité dramatique entre le Niger et le Mali n’est pas réjouissante….

Signé : la chamelle et le chameau

***

Chers lecteurs. Tout d’abord on vous invite à vous mettre un peu dans l’ambiance en cliquant sur le petit lecteur ci-dessous. Il s’agit d’une chanson du groupe Saharaoui Tinariwen :

Notre traversé du Sahara en chiffres:

  • 1161 km (5490 depuis le départ)
  • Du 16 décembre au 4 janvier 2011
  • 19 jours dont 15 en pédalant
  • Une moyenne 77.4 km par jour pédalé
  • L´étape la plus longue fut de 120 km pour trouver une cabine téléphonique dans le désert le jour de noël.
  • 1 journée où il a plu.
  • Aucune crevaison mais un pneu déchiré, des roues voilées, deux roulements écrasés, un rayon cassé, une béquille à re-re-ressouder…


Souvenez-vous, on vous avait quittés à Guelmim , la « porte du désert ». Dans le cyber café d’où nous vous avions écrit nous rencontrons …


.. Jacob qui vient de Hollande en vélo couché.
Le vent tourne, les montagnes disparaissent, la végétation diminue puis efface. Nous sommes dans le désert.


Inauguration du premier panneau exotique, une pub pour « Chamelle numéro 5 ».


On ne sait pas ce qu’on va rencontrer derrière ces dunes. Des caravanes et des chameaux ? Une diligence du farwest ? Ou bien des Pod racers de starwars… ?
Voici la première photo du reportage sur le Sahara. Si vous en avez déjà marre, observez attentivement et vous verrez que c’est beaucoup plus varié qu’on ne le pense, le désert…


Le 4 000ième kilomètre. Mais qui a bien pu prendre la photo ?


Ambiance. On s’attend à voir débarquer Kim Bassinger et Mel Gibson en 4×4 comme dans Mad Max…


Petit feu au bivouac.


Quand zébu , zé pu soif.


Et quand zétoubu , et ben je suis content d’apercevoir la ville de Tan Tan, au fond.
Une grande ville, sortie de terre comme un champi du désert. Ça fait son petit effet.


Tout commence chez Mohammed, le couchsurfer de Tan Tan qui nous accueille. Il est surveillant général dans un Lycée et organise avec le professeur de Français une petite rencontre entre ses étudiants et nous. On explique notre projet , ils posent des questions en français, on se prend en photo et on échange les adresses facebooks, msn, e-mail …


Même dans le désert il y a Internet pour rassurer les darons par vidéo-conférence…


Au revoir Tan Tan.


Voici la carte «très » approximative du Sahara Occidental. Les points d’eau, les distances entre les villes, les coordonnées des contacts sur place , les stations services…


C’est ici le Fest noz ? Pour Christine, expatriée à El Ouatia , les bretons sont les «berbères de France »…


Eau, dune, oasis, terre, buissons. Ça résume un peu tout.


Encore fumant, et puant.
Nous au moins on ne craint pas la panne sèche.


Petit leçon de géographie. Un « oued » c’est un genre de fleuve intermittent selon les saisons qui se jette dans la mer. Ça finit en gros delta, cause des seuls dénivelés que nous franchissons ici. Le hasard fait que cette rencontre se situe souvent près d’une cabane.


Les nuages aux teintes orangées sont chargés de sable.


Pi  on va se le prendre sur le coin de la tronche.


Alors, vous brûlez de savoir comment c’est le Sahara ????
Ben à vrai dire il fait un temps de chiottes depuis le début ! Non mais franchement !!! Dans le désert. Un vent de dingue dans la figure, des gros nuages qui filent dans le ciel, parfois on se prend une bonne rincée, faut voir la douche !!! Ça arrive 2  fois dans l’année et c’est pour nous. Et vous savez quoi ? Elle est toute sablée et salée. Point positif, les fleurs qui éclosent et que vous verrez plus loin sur les photos.


Le cyclovoyageur n’est pas Sahara-proof, qu’on se le dise.
Remarque, on la voit venir de loin… à peine le temps d’enfiler la cape de pluie et tout, elle est déjà sur toi, en deux minutes tu prends la douche de ta vie…
La cape de pluie est complètement obsolète.


Le ciel se prend pour une douche.
On peut aussi traverser les chutes d’eau en T-shirt, de toutes façons tout est sec en 2 minutes.


De nombreux pneus jonchent les abords de cette route unique essentiellement utilisée par les transporteurs-routier.


Mamadou est Sénégalais d’origine, il habite à Nice et descend au Sénégal pour les fêtes. Il en profite pour voir sa famille, descendre des affaires et des petits cadeaux, et donner le camion à son frère. Comme lui, il allait se payer l’hôtel, on a squatté l’intérieur de son camion. Un super gars, ce Mamadou, qui nous a donné un petit aperçu de ce qui nous attend au Sénégal : sourire, bonne humeur, générosité sans borne (il voulait nous payer l’hôtel, non mais !?). De quoi redonner de l’énergie au Jerem que nous voyons complètement à plat dans le camion.


Pourtant à fleur de sable, le désert n’est pas constitué de dunes, mais de terre caillouteuse et buissonneuse.


Il reste la trace de l’homme, cette route.
Kikadikoi  «Putain une tartiflette ça me ferait super envie ».


De temps en temps ça tourne, et de temps en temps du sable vient frôler le bitume, comme s’il voulait tout transformer en plage géante.
Petite anecdote. Une voiture s’arrête devant nous. Le conducteur demande à Jérémie de l’eau. Celui-ci lui cède son dernier demi litre et vlatilpa que l’autre lave son pare brise avec !


La route (d’excellente qualité soit dit en passant) ne traverse pas les dunes, zone non constructible.


Voici une école perdue au milieu de nul part. Désaffectée avant même d’entrer en service, comme de nombreuses constructions du fameux « programme de désenclavement » marocain.
Nous croiserons ainsi d’autres bâtiments, lotissements flambants neufs et pourtant vides, parfois de véritables villes-fantôme toutes prêtes à être occupées qui finissent par se délabrer faute d’entretien. Une colonisation du Sahara par le Maroc, qui a du mal à « prendre » auprès des communautés locales nomades.


Petite carcasse typique au premier plan.
Nous avons rencontré (ou plutôt ce sont eux qui nous ont trouvés) deux cyclos vachement sympas, ils s’appellent tous les deux Julien, ils viennent du Jura, ils ont la trentaine. Ils vont à Dakar choper un bateau pour l’Amérique Latine. C’est rigolo parce qu’ils ont entendu parler de nous dans les endroits où nous nous sommes arrêtés, du coup le jour où ils nous ont dépassés parce qu’ils se sont fait prendre en stop, ils nous ont attendu pour qu’on pédale ensemble.
Évidemment, le hasard fait bien les choses, ce sont des potes de potes à Lyon, on a même déjà fait la bringue ensemble en Juin avant de partir, sans le savoir.


Les automobilistes qui nous disent que le désert c’est « chiant et moche » devraient faire leurs pauses ailleurs que dans les stations services. Jugez vous-même.


Des villages de fortune sont dressés par les pécheurs en bord de mer.
Quand on leur demande s’ils ont du pain et de l’eau pour notre ravitaillement ils répondent avec un sourire désolé « C’est Sahara ici m’sieur ».
Il n’y a pas que des pêcheurs, mais beaucoup, beaucoup, beaucoup de militaires Marocain dans le Sahara. Des jeeps, des camions, des gens en treillis, des postes de contrôle…


Ci-gît le frère spirituel de Sylvain Tesson.


Tarfaya…


… l’occasion de nettoyer les vélos ensablés.


Ça ne risque pas de nous arriver, on avance on avance on avance, c’est une évidence on n’a pas besoin d’essence, pour pédaler hors de France, on avance.


En soulevant une pierre pour faire un siège, voilà qu’un petit scorpion pointe le bout de sa… queue.


Toujours avec les Juliens au carré, on trouve une petite maison abandonnée, où nous pensons abriter les tentes du vent fort.
Ha oui, on a oublié de vous dire, on a encore le vent dans la gueule depuis plusieurs jours.
Malgré les blagues de ce reportage, les premières journées furent réellement éprouvantes physiquement et moralement… notamment à cause de ce vent de face.
Départ à l’aube pour arriver à la tombée de la nuit, vitesse entre 7 et 10 km /h avec le vent de face (terrible), distance de 45 kilomètres atteinte péniblement à la force de la tête et des mollets… Heureusement que nous sommes avec les Juliens pour en blaguer.


Pas si abandonnés que ça ces quatre murs. Il s’agit d’un point de chute de deux Saharaoui bédouins qui avancent avec leur troupeau de chameaux. Magnifique rencontre… à l’image du floue artistique de cette photo. Deux hommes mystérieux, arrivés comme ils vont partir, nobles et fiers d’appartenir à ce peuple nomade du désert, plein d’hospitalité et d’attention à notre égard. Finalement nous dormirons à l’intérieur, à l’abri du vent.




Petit déjeuner avec le troupeau.
Le traditionnel thé, au feu de bois cette fois ci, avec du lait chaud de chamelle fraîchement cueilli « légèrement » fermenté avec du sucre, et même du fromage.
Là, nous traversons les vraies frontières, celles des traditions, de la langue, des coutumes et de la culture des ethnies du Sahara. Pas les frontières de la monnaie des administrateurs et des bureaucrates, mais celles qui, quand on les dépassent, donnent l’impression d’un monde tolérant, sans étrangers ni … frontières.
Les guerres et les conflits sont créés de toutes pièces par les dirigeants qui écrivent l’histoire, alors que les peuples sont en paix.


Où est Charl… heu… Mohammed… que nous apercevons au loin, une fois que nous avons repris la route. En effet il s’est levé à l’aube pour emmener son troupeau.


Jerem a pété le rétro.


Encore un paysage magnifique. Florian on sait que tu aimes les paysages…
Nous, ils nous ont enivrés ces paysages. L’effort accru de cette traversée a créé en nous une belle addiction au vélo, avec une moyenne parcourue par jour bien au dessus de nos normales saisonnières. On se lève avec une réelle envie d’avaler de la route, et on se raisonne pour faire des pauses sous le soleil qui nous accable pourtant.


Un bivouac.  Au loin un lac.


Petite pause rébus de Jerem..

  • Mon premier est un personnage de science fiction.
  • Mon second est une baroudeuse en Afrique.
  • Mon troisième est un lieu convoité dans le Sahara.
  • Mon tout est une comptine pour enfant.


Allah, Claire, Fontaine.
Warffffffffffffffffffffffffffffffffffff


Ça, ça veut dire « passage de chameaux » non ?
Car si l’hirondelle ne fait pas le printemps, le chameau fait le désert.


Un petit trophée.


Merci  à Mathias, Tifen, Simon pour nous avoir donné les clefs de l’art de dévoiler une roue. Voici le premier exploit du genre de Jérémie, récompensé par un thé apporté par les commerçants d’en face ayant pitié de son labeur.

Ici, nous sommes à Lâayoune, capitale du « Sahara Occidental » où se sont passés des évènements militaires 3 semaines avant notre passage. L’occasion de vous exposer un peu la situation ici.
Déjà ça commence bien avec le préscriptum de Wikipedia !
Cette page est l’objet d’un important désaccord entre participants et ne peut temporairement pas être modifiée.
Les contributeurs sont tenus de ne pas participer à une guerre d’édition sous peine de blocage.
Cet article a subi récemment une guerre d’édition au cours de laquelle plusieurs contributeurs ont mutuellement annulé leurs modifications respectives.

Pour faire simple, cet État fut annexé par l’Espagne à l’époque coloniale alors que tous ses voisins frontaliers étaient sous domination française. Ce territoire, sans statut officiel unanime, est donc actuellement partagé entre le Maroc, qui veut élargir son ouverture vers l’Afrique et l’Atlantique, et mettre la main sur des sols riches en plein de choses, et l’Algérie soupçonnée de financer les indépendantistes Saharaoui regroupés sous la bannière du Polisario. Ces derniers sont composés de plusieurs mouvements plus ou moins agités.
Avant notre passage, un camp de tentes allant jusqu’à héberger 12 000 personnes s’était monté près de Lâayoune : les Saharaouis en ayant marre de vivre dans la misère alors que leur région est pleine de ressources, ceux-ci sont partis renouer avec leurs origines bédouines et protester sous la tente, plutôt que dans une ville où les autorités les ignorent. Ils demandaient notamment au gouvernement marocain d’améliorer leur situation par des investissements, des réseaux d’eau potable, des routes. Les organisateurs du camp se sont défendus de toute tentative de récupération politique de leur action, à savoir ne pas mélanger leurs revendications d’ordre social à la question de l’indépendance du Sahara.
Çac’est finit avec l’armée, des morts, des accusations, une manipulation médiatique de tous les cotés.
La solution la plus simple serait un référendum pour demander au Saharaoui quel “autorité” ils souhaitent.
Mais qui vote ?
Les plus légitimes seraient ceux qui habitaient là en 1974 lors du retrait des Espagnols (qui ont foutu le bordel). Le problème c’est qu’il n’en reste plus beaucoup de vivant.
On pourrait faire voter ceux qui y habitent actuellement, mais avec les mouvements de l’armée et la colonisation forcée du Maroc (à coup d’urbanisation pressée le long de la route jusqu’en Mauritanie), ce serait sacrément biaisé.
Voici une petite analyse plus poussée de la situation, merci Indimédia et Fabrice, pour ces chiffres précis et révélateurs…
En 1981, le conseil de sécurité de l’ONU décida d’organiser un référendum pour demander aux Saharaouis leur avis sur la création d’un État indépendant. Le Maroc bloqua le processus et poursuivit de 1980 a 1987 la construction d’un Mur avec l’aide des États-Unis et d’Israël, très pudiquement nommé le Mur Marocain. Peu connu, ce mur est pourtant le plus grand de la planète, plus grand que la Grande Muraille de Chine (!) et parcourt le pays du nord au sud sur 1.700 kilomètres ! Depuis, 100.000 refugiés se sont entassés dans des camps à la frontière Algérienne où ils vivent depuis trois générations déjà.
Bref  le Maroc développe son programme de « désenclavement » à coup de militaires, de pelleteuses, de communication, de villages-fantômes dont on vous parle plus loin, en espérant que l’ensemble des autres nations, notamment l’ONU, le reconnaissent comme légitime sur ce territoire, ce qui n’est pas le cas.
Actuellement, 80 pays dans le monde soutiennent l’indépendance du Sahara occidental.
Alors tout cela pourquoi ? Vous l’aurez deviné, la cause de tant de maux si inutiles et douloureux ne peut être que l’argent. Pas une affaire de religion pour envenimer le tout, puisque les deux États sont sunnites. Le malheur de ce pays, comme beaucoup d’autres sur le continent noir, est d’être trop riche en ressources naturelles pour pouvoir vivre en paix. Les ténors français et espagnol de la pêche industrielle pillent tranquillement ses côtes exceptionnellement poissonneuses dû à un micro-climat généré par la proximité des îles Canaries, tandis que des groupes miniers (aux origines identiques) se gavent de son précieux phosphate dont il possède la plus grande réserve au monde. Son sable, quant à lui, est vendu à travers le monde pour la création de plages artificielles.
Pour assurer la tranquillité de quelques occidentaux au-dessus de tous remords, le Maroc maintient 160.000 soldats sur place et débourse 3 millions d’euros quotidiennement en frais militaire (un peu cher pour ce pays à la population pauvre, non?). Dans cette zone désertique 1 litre d’eau coûte 3 fois plus cher qu’1 litre de pétrole et 160.000 hommes dans le désert ça trompe, ça trompe, ça trompe énormément !
Le Maroc, en plus de profiter des impôts que lui versent les multinationales, souhaite développer un parc photovoltaïque gigantesque dont l’énergie serait exportée vers l’Europe. Les voyous se repeignent les mains en vert ! Toute contestation parmi la population locale est formellement interdite et sévèrement réprimée par toutes sortes de mesures se foutant « royalement » des droits humains.

D’après notre expérience sur place, la réponse des Marocains du nord et des militaires (ceux que nous avons, et de loin, le plus côtoyé le long de la grande route goudronnée) est souvent  « Le Maroc va de Tanger à Laguira. Historiquement cette région s’appelle Sahara Marocain ». Celle des ethnies installées ici a une version qui ressemble plus à « Le Maroc aux Marocains, le Sahara aux.. Saharaouis »…


Après plusieurs jours où l’amitié se crée, nous laissons à Lâayoune les deux Juliens filer vers Dakar chercher un bateau pour l’Amérique Latine… Belle traversée, brigands !


Kikadikoi: « Je préfère 1 000 fois avoir la chiasse dans le désert qu’en ville ».

Kikadikoi ? «La huitième merveille du monde est de retrouver un slip propre au fond du sac ».


Des plaines de silence, déchirées par le tumulte du vent, aux vastes espaces caillouteux visiblement hostiles et entrecoupés de longues dunes…


A peine on quitte les Julien, on se fait rattraper par Mark et Maarten. « C’est vous les Lyonnais  ? ». Eux aussi avaient entendu parler de nous depuis quelques jours.
Maarten est là :  tripje.blogspot.com
Mark ici : wallisonweels.com
Des cyclistes ne passent jamais inaperçus ici, et les autochtones sont toujours bavards et observateurs. Normal, il n’y a qu’une seule route.
On a joué ainsi au chat et à la souris avec des Français qui nous suivent depuis plusieurs jours. On se passe des messages par voiture qui vont dans un sens et espérons des réponses via celles qui reviennent dans notre dos. On leur a même laissé un paquet de gâteau (mais qu’ils n’ont pas reçus) en passant par les postes de contrôle, afin qu’ils estiment la distance qui sépare les poursuiveurs (eux) de nous.
Et comme ils vont plus vite…. on va se croiser bientôt pour tailler un bout de sable ensemble.
Peut être à Nouakchott jusqu’au Sénégal.
On a retrouvé un message que nous leur avions laissé à Dakhla, 300 kilomètres plus loin avant la frontière, acheminé de mains en mains par une jeep de militaires. Le téléphone arabe a de beaux jours devant lui.


Mark va en Afrique du Sud, et Maarten au Cameroun. Nous les recroiserons 800 kilomètres plus loin, en Mauritanie. Merci encore à Mark pour ces précieuses qualités de mécanicien.
Nul doute que tous les voyageurs à vélo sont différents. Mark avale de la route de l’électro dans les oreilles, Maarten se focalise sur la nature et moins sur les cultures des régions traversées, les deux juliens tracent à l ’arrache totale et savent à peine nettoyer une chaîne… A chacun sa route, son voyage… C’est très enrichissant de voir autant de manières différentes de voyager en vélo


Beaucoup nous ont demandé où nous avons passé le réveillon de noël. Et bien… sous la tente, couché à 19h. Repos obligé pour rejoindre le lendemain le prochain point d’eau.
On n’a pas trouvé de sapin, mais on a quand même mis des babouches, une carotte et des dattes pour le père « nahwell » et son âne. Il est pas passé ici, on ne sait donc pas s’il a un troupeau de chameau volant…
Même loin de nos familles, nous sommes heureux de passer ces fêtes loin de là où le matérialisme prédomine, en intimité avec ces petits grains de sable qui crissent sous nos duvet, à la belle étoile.


Putaing ces fils électrique, c’est dommage !!! Mais après Dakhla… ils ne seront plus là.


VENT DE DOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOS !
Enfin notre vœu exaucé. C’est ce que nous avions mis sur la liste. Merci Père Noël.
Hissez  haut! Claire inaugure le « vélo à voile ».


La preuve que les panneaux sont utiles.


Après120 kilomètres gagnés avec les dents (imaginez un peu la position), on voit Boujdour se dessiner à la tombée de la nuit. Il y a des antennes, signe que nous pourrons appeler nos familles le jour de Noël.
Nous serons hébergés par Idriss, un couchsurfeur dissident. Dissident car couhsurfing est « interdit » ici. Certains on vu les autorités venir les contrôler car, soit disant, ils ne peuvent héberger des étrangers…

On longe du nord au sud la côtière.
Là où l’océan surpuissant rencontre le Sahara.
L’eau contre la sécheresse.
Le vacarme des vagues nous accompagne tout au long de la traversée, surtout la nuit.
Ce vrombissement incessant des murs d’eau venus des Amériques qui se fracassent contre l’Afrique nous fascine et nous effraie.
Mais nous ne pouvons pas souvent aller tâter la température de l’eau, à cause de la présence de nombreuses mines le long de la côte. D’autant plus qu’il paraît qu’elles se déplacent avec les dunes…


Tant que l’eau est à droite on ne peut pas se perdre.


Après Boujdour, les choses se corsent un peu : moins de points de ravitaillement, moins de circulation routière, ce qui justifie une réelle planification des étapes. Alors on compte, on calcule, afin de savoir au plus précis où sera passée chaque nuit, combien de litres d’eau (et donc de kilos) on devra se trimballer avec nous, et si les tomates vont tenir le choc à l’arrière du vélo écrasées entre les clémentines et les tendeurs. On franchit un seuil durant cette épopée Saharesque. Les antennes et fils électriques qui jadis bordaient la route disparaissent, signe d’une démographie en baisse.


Ici, ceux qui tombent en panne et ne peuvent payer la dépanneuse voient leur véhicule désossé  par les pilleurs.



Prochaine couverture de notre calendrier 2011.


Allez le rituel du 1 000 ième kilomètre de plus.
Kikadikoi :  « Ya plus de PQ ? » « Non, mais reste une peau de banane, un pneu ou le cheich si tu veux ».


Petit village de pêcheurs…
C’est dans l’un de ces villages un peu plus loin, que nous avons assisté à la scène touchante d’un garçon apprenant à son père à lire, après la fermeture de leur café, vers minuit (nous installions nos duvets à côté pour nous coucher). Nous y sommes restés deux nuits pour nous reposer.
Il faut pas le dire mais ici Jérémie a bu un Coca.



Un abri totalement improbable à flanc de falaise. Pour comprendre la photo, elle est prise en plongée totale.


Born to be wiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiild !




Voici la provision des 4 jours venir. On a bien fait de prendre autant de fruits et de légumes, car l’étape suivante, à 160 kilomètres, ne pouvait nous ravitailler qu’en eau et en pain. »C’est Sahara ici m’sieur ».
Il fallait attendre 130 kilomètresde plus pour acheter un oignon et des mandarines, et 150 supplémentaires pour arriver enfin à la frontière.
Avant, notre voyage était aussi culturel, artistique etc.. Mais dans le Sahara, le sens des priorités change. La journée se résume à avancer, trouver de l’eau, de la nourriture et un endroit où dormir.


Départ de El Argoub avec 17 litres d’eau.
Départ à l’aube, pédaler jusqu’à ce que la nuit nous prenne (et elle tombe tôt dans le désert), entre 7 et 10 km/heure avec le vent de face terrible, 45 kilomètres maximum par jour… et ne pas tarder car les vivres diminuent.


Kikadikoi ? «Des fois Jerem tu ressembles à un clochard »


Viens rouleeeeer, sous les sunlights des tropiiiiiiiiii-ques.
Et bonne année  !!!!!



Comme on le disait en début de reportage, les autochtones nous assurent que nous avons la chance de voir le désert sous un jour fleuri. Quelques jours après les gouttes, le Sahara revêt son manteau rouge. Il ne faut pas s’y fier, dessous il y a des mines.


On lit «En cours déminage ». Gloups, on n’ira pas faire pipi trop loin.
La zone n’est pas encore déminée, et de temps en temps, on entend comme des faits-divers des histoires de touristes qui se font sauter en jeep, ou des trous qui apparaissent pas loin de camions qui attendent encore leur conducteur sur le bas coté…


Chameau express.


Prochaine station : AinBerda 159 km et 243 km.
Gloups.
On adore.
Mais heureusement tout se négocie au Maroc. Extrait.
- Combien il reste de kilomètres pour le prochain village ?
- 20 km .
- Autant ? Allez fait le moi à 10 !
- D’accord, mais tu m’en prends deux.


Le paysage du désert évolue tranquilou.
Petite anecdote que nous ne savions pas où mettre : Notre prof de kung fu serait fier de voir comment on tient les positions dans les toilettes turques, une jambe tenant la porte, l’autre pliée pour faire en sorte que le projectile ne rate pas sa cible.


Allez avouez que ca vous donne envie de partir hihihih
On dirait de la neige n’est-ce pas…


On a vu passer le convoi inter-étape du Africa Race. Vous ne connaissez pas ? Nous non plus.
Petit récit de cette rencontre pleine d’anecdotes.
A un café de station service, 4 personnes s’assoient près de nous, allure de baroudeurs, sorte de cowboys du désert. Sur le t-shirt on lit Africa Race.
Jérémie se dit « chouette ils ont l’air de connaître l’Afrique, ça peut être l’occasion d’échanger des bons plans sur l’état des routes, les points d’approvisionnement, etc. ».
Et là, les illusions s’effondrent. On assiste à la situation comique où celle qui semble être la chef d’équipe n’arrive pas à faire rentrer son morceau de sucre trop gros pour le verre à thé (des pains de sucre immense, au Maroc). Elle peste. Je crois quelle blague pour faire rire ses amis. Il n’en est rien. L’un des deux lui conseille de le racler avec un couteau pour en faire tomber des grains. Le serveur hilare arrive enfin et met le sucre dans la théière, tout simplement… Alors que cela fait un mois qu’elle est au Maroc, voilà une preuve de l’absence totale de lien et d’intérêt entre les organisateurs et participants du rallye et les populations dans leurs traditions locales.
Ce sont des organisateurs de Africa Race, le rallye qui remplace ici maintenant le Paris Dakar.
Ils semblent surpris que nous ne connaissions pas cette compétition, la discussion s’installe alors.
Nous voyons, en deux heures de temps, défiler le cortège écœurant de sponsors, de logos, de pollution, de mépris de la culture qu’ils survolent, de gaspillage, de couleurs rouges jaunes et bleues…
Plusieurs équipes, suite à nos questions, feignent de ne pas connaitre le coût de leur 10 jours de traversée : entre 75.000 et 500.000 euros pour une voiture de deux personnes.
La cerise lorsqu’une participante nous dit, après que nous ayons annoncé que notre budget journalier au Maroc a été de 2.5 euros par personne. «Quoi ? Mais comment avec un si petit budget vous arrivez à payer la logistique ?
Je lui demande «Mais quelle logistique ? »,  « Et bien le camion, les gens qui vous installent le bivouac, les organisateurs, le matériel, la com’… ».
Affligeant.


Il nous fait coucou, on lui fait un pied de nez avec nos vélos.


Traverser le désert sans avarie, ce n’est pas drôle. Alors que déchirer son pneu à 173 kilomètres de l’arrivée c’est plus fun.


Voila comment on retrouve au marché noir des portables à 3,50 dirhams.


On a gardé ce sac poubelle et son contenant de loooooooooooongs kilomètres. En effet, ici elles finissent derrière la première dune, si bien que la route est jonchée de détritus, de plastiques, de bouteilles, de pneus… même si nous avons pris soin de les masquer lors des photos. « C’est Sahara ici m’sieur » me répond-on lorsque je dis que je préfère garder ma poubelle avec moi alors qu’un Sahraoui veut m’en décharger.
Parler écologie avec un Sahraoui, c’est comme parler décroissance avec un poisson.



Voici ENFIN la frontière avec la Mauritanie. On voit, sur la gauche des vélos, un camion avec des bateaux sur le toit. Il s’agit de celui de Jojo et Seb, qui connaissent l’Afrique comme moi je connais ma piaule. Haaaaaaaaaa, on vous en recausera dans le prochain reportage, de ces deux-là. D’excellentes rencontres qui nous permettent d’appréhender le Sénégal, le Mali et le Burkina avec beaucoup d’envie, de bons plans, de contacts…
Pi  les aquasplashs de Jerem.






Nous sommes arrivés complètement déshydratés à Nouakchott, malgré les 3 litres d’eau bus par jours. Surement que le manque de sel ne nous permet pas de bien assimiler l’eau qui part à cause de la transpiration. Nos corps ont été bien abimés par cette traversée, nous allons donc nous reposer 5 jours à Nouakchott, la capitale Mauritanienne d’où nous écrivons ce reportage.
Demain matin, on pose les vélos et on va se balader en autonomie 4 jours dans les dunes avec un ami chamelier (le chameau c’est pour porter l’eau et la nourriture, pas pour nous autres touristes à deux pattes) Puis… le Sénégal.
Mais ça, c’est une autre histoire…

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