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(Message écrit le 18 Avril 2011 à Dapaong – Togo)

Anisôgôma (Bonjour en Dioula, une langue du Burkina)
46 degrés je vous dis ! Rhaaaaaaaaa on va mourir dehors, alors on fait la pause dans le cyber, car y a des ventilos. En tout cas on peut dire qu’on a la forme : nous avons fait 900 kilomètres en 11 jours de vélo au Burkina.

Ouiiii, on sait, nous sommes à la bourre pour vous donner des nouvelles.
En fait nous sommes déjà au Togo et les articles du Mali et du Burkina vous arrivent au compte-goutte. MAIS EST-CE QUE VOUS EN FAITES, VOUS, DES SITES INTERNET POUR NOUS RACONTER VOS TRUCS ??? Non, alors la ramenez pas trop… En plus les ordinateurs ici marchent à la rame, et même en pagayant ça n’avance pas, car y a pas d’eau en période sèche.
Et puis il faut dire aussi que l’électricité n’arrive pas partout (on n’a rien eu depuis Ouagadougou il y a 500 km), et d’ailleurs même lorsqu’elle est installée, il y a trop souvent des coupures de courant, ou de réseau, autant de trucs imprévisibles qui mettent les nerfs en pelote quand on a des délais à tenir.
Des coupures d’eau aussi… Genre tu t’excuses pour les flotteurs que tu abandonnes dans les toilettes car tu ne peux pas tirer la chasse… hum… du moins quand il y a des chasses d’eau bien sur.

Bref, voici le compte rendu du Burkina Faso, terre de paroles et de palabres, terre de rites et de fête, terre de bonnes choses à manger, d’hommes et de femmes souriants comme personne.
Nous voilà plongés au cœur du « temps africain » : pas vraiment d’horaires, ni de montre, mais beauuuuuuucoup de temps pour faire les choses ! Une bonne leçon de vie pour nous autres occidentaux qui courons après chaque minutes, qui aimons découper le temps, le calculer, le distribuer, le lire au poignet, l’écrire sur des papiers, dans des colonnes… et nous y soumettre. Ici, si tu veux survivre en tant que blanc-occidental tu n’as pas d’autre choix que de te plier au rythme local : tu prends ton mal en patience, tu respires un bon coup, tu rigoles, et tu entres dans le jeu ! Il y a le temps pour se saluer, celui des conversations animées avec des bras partout, celui des gros bugs de compréhension, de la négociation, le temps d’aller chercher le truc que tu demandes parce que tu penses que c’est à côté mais en fait non ça va prendre une heure il est parti en moto chercher ton coca…

On commence à mieux maîtriser les codes ici, les manières de s’exprimer, genre on arrête de demander :
« Y a de l’eau dans le village ? » car la réponse est forcément « oui ».
« Ok, et c’est un puits ? » car la réponse est forcément « oui ».
« Et alors on peut prendre de l’eau ? » car la réponse est forcément « oui ».
« BON ALORS C’EST POSSIBLE DE NOUS MONTRER OU C’EST ?? » car la réponse est forcément « oui ».
Donc maintenant on dit :
« Donne-moi de l’eau s’il te plait ! » et ils nous accompagnent sur le lieu du forage tout en nous expliquant que c’est un don de l’ONG-machin et qu’on peut se servir sans problème.

Les Burkinabés sont comme les Maliens : a-do-rables !! Très avenants, tout en sourire, pas compliqués…
On vit ici aussi la course vers la consommation, la multiplication des objets de communication de masse, tous ces machins électro-gadget que de notre côté on essaie d’abandonner… ça donne des situations étonnantes où peuvent se superposer sans problème aucun un horrible reggae à fond dans le cyber, le clip de youtube sur lequel tout le monde est penché, un char publicitaire qui défile dehors au mégaphone, et le mec en même temps qui crie dans son téléphone parce qu’il n’entend rien , mais qui reste dans le cyber… Tout ça dans la bonne humeur, plus y a de son, plus c’est ambiancé (expression locale)!

Après 8500 Km, on s’habitue au vélo, à sa cadence, on en vient à l’oublier complètement même en montée. On l’oublie aussi complètement en ville où parfois on garde seulement un vague œil dessus sans avoir mis de cadenas (bon, on fait pas ça dans les capitales), c’est impensable que quelqu’un puisse se sauver avec sans être vu par la moitié de la population, population qui suit toute la journée nos allés et venues.
Par ce voyage, Jérémie tend vers une idéalisation du nomadisme. « Cette vie de bohème dans laquelle nous transposons la liberté et la poésie qui manque trop souvent dans nos vies occidentales. Assurément, le nomadisme impose le partage du territoire, une tolérance, une liberté de circulation supérieure à ce que nos sociétés acceptent. Hélas, cette humanité nomade est bientôt vaincue par la vie sédentaire, nationaliste, viciée, mais conquérante. »
Quelles influences auront sur nous ce voyage à notre retour ? Nous ne réfléchissons pas à cela, et nous avançons un petit peu plus chaque jour.
Voyage-Voyage. Desireless avait tout compris…

En attendant, nous vous abandonnons à la découverte d’images burkinabées, à la lecture d’anecdotes de tranche de vie africaine, et nous de notre côté, nous prenons un peu d’avance vers le Sud.
Après lecture de notre article, vous comprendrez peut-être le titre de cette newsletter : « Avec ou sans carats ? Sankara !!! »

Installez-vous confortablement sur le porte-bagages, entre le thô et le foutou …
Merci divinement à Fred et David qui mettent en ligne nos articles ici: http://voyage.jeremiebt.com/
Pour savoir ou nous sommes, la carte d’ »Hubert Earth » est là: http://voyage.jeremiebt.com/carte.htm
Roulez, roulez jeunesse, et attrapez le pompon.
Ne-y zaabre, Yîis kibare?
Bilfu…
Ci and Ji
PS pour Ronan: Et non, je n’ai vu personne chaussé de mes vieux rollers noirs que tu avais donné il y a quelques années à une asso qui les avait envoyés à Ouagadougou.
PS 2: Si vous ne voulez plus recevoir d’emails, écrivez nous. « Tu m’enivres » vaut mieux que « Tu m’énerves ;)
PS 3: Pensez aussi à nous donner des nouvelles de vous… et n’oubliez pas que sur les pages vous pouvez laisser tout en bas des commentaires que nous lirons goulument !

Chers lecteurs. Tout d’abord on vous invite à vous mettre un peu dans l’ambiance en cliquant sur les petits « play » ci-dessous. Il s’agit d’enregistrements glanés le long de nos rencontres au Burkina : un extrait du concert de Kaba Kô, excellent groupe burkinabé que nous avons eu la chance de découvrir à Banfora, et l’hymne national du Burkina chanté par une jeune fille (je pensais que ses petits frères chanteraient aussi mais ils préfèrent de payer sa tronche à côté).

Notre traversé du Burkina en chiffres :

900 km (8467 depuis le départ)
Du 22 mars au 15 avril 2011
25 jours dont 11 en pédalant
Une moyenne de 81 km par jour pédalé, un record sur une aussi longue période.
L´étape la plus longue fut de 112 km pour arriver à Ouaga avant la nuit.
Deux crevaisons pour Jerem et juste quelques gouttes de pluie, une nuit.

Premièrement nous sommes désolés pour la mauvaise qualité des photos. Un malencontreux oubli dans un Taxi de Bamako nous oblige à utiliser cet appareil d’appoint avant d’en retrouver un de la qualité du premier… On croise les doigts, mais on pédale quand même.

Nous vous avions laissés ici, sur la frontière Mali – Burkina.
L’ambiance était tellement décontractée, que nous n’avons même pas vu le douanier qui sirotait à l’ombre sous une paillote.
« Psssssssssst », nous fait il, alors que nous filons tout droit…


… le Burkina Faso, pays des hommes intègres…

A peine arrive-t-on dans un lieu que l’on nous crie avec enthousiasme (parfois de l’autre bout du champ) « Bonne arrivée !! » L’accueil est capital pour les burkinabés : ils souhaitent le bien être des étrangers qui leur font l’honneur de venir les voir. Il nous semble même que plus le foyer est modeste, plus la porte est ouverte.

Quelques « kilos » après la frontière, on nous invite pour un thé sous le manguier. Ça ne se refuse pas. Décidément, l’hospitalité est égale où que l’on soit sur ce continent (le thé, lui, est moins égal) .
La discussion avec cet instituteur se révèle savoureuse… TRÈS curieux de ce qui se passe chez nous, avide de réponses, il nous a fallu démonter beaucoup de ses préjugés sur la vie à l‘occidentale. Comme dans la plupart des discussions, il nous faut expliquer que tous les Français ne sont pas riches, que les salaires sont certes élevés mais que la vie est chère, que les enfants sont moins sages qu’en Afrique, que tout le monde ne roule pas en voiture… et aussi des petites choses du quotidien qui surprennent toujours : les familles peuvent se voir dispersées dès le bac en poche, on peut passer un mois sans voir sa maman et vivre avec des amis dans un appart’… Bref autant d’idées reçues, conséquence d’un mélange entre leurs observations du touriste « lambda» (qui a déjà les moyens de s’acheter un billet d’avion), de la téloche et des séries TV édulcorées Américaines bien loin de la réalité…

Petite curieuse qui nous observe derrière un arbre pendant notre pause repas/dodo. Ça commence par une….
A partir de là on ne contrôle plus rien…

Bon, va falloir couper l’ananas en 22 petits bouts.






Hop, des champs de canne à sucre. On se renseigne, et c’est bien de l’eau et pas du pestimoche qui coule.

Ces kilos de mangues vertes pas mures, sont surement destinés aux Européens. Elles vont se ramollir dans le transport, avec un peu de produit pour les aider, et on peut vous assurer qu’elles ne vaudront jamais celles dont on se délecte ici chaque jour !

On vous présente Lassina.
Lassina – les gens, les gens – Lassina.
Ce Burkinabé plus qu’extraordinaire, copain de copain de copain, nous a accueillis 5 jours à Banfora dans sa famille. Au programme : cueillette de mangues à la perche (déjà genre cette photo), visite touristique du coin, concerts, « ptitdejsandwichomeletteyahourt », et découverte de son association.


Lasso, de son petit nom, a la petite vingtaine mais déjà un immense sens des priorités. Lucide sur son pays et les conditions de vie au Burkina, il préside avec d’autres jeunes adultes une petite association d‘aide aux orphelins de sa rue.


Le problème, c est qu’il habite à coté d’un put… de moulin, qui fait un boucan du diable à partir de 7 heures du mat’.
En gros, les gens amènent une bassine de n’importe quoi et repartent avec une bassine de n’importe quoi moulu.


Les magnifiques chutes de Banfora.

Les magnifiques pieds des toubabs aux chutes de Banfora.


Peut être l’êtes-vous aussi avec ces reportages photos nous, nous avons étés surpris par autant de verdure. Comme quoi, venir voir sur place…


Les dômes de Fabedougou.
Petite anecdote, lorsque la veille on a demandé à Lasso s’il a déjà vu la neige ou la montagne. Il nous a répondu à la négative pour la neige, mais positivement et avec enthousiasme concernant les montagnes.
Et quelles montagnes! Au moins 100 mètres de dénivelé hihihih
On en rigole avec lui, et on se promet de l’emmener dans les Alpes, un jour (et de le rouler dans la neige).

Le lendemain, toujours avec Lasso, nous allons au lac sacré de Tingrela. Y parait qu’on peut y voir des « zippos ».

Bivouac au bord de l’eau, lever avant le soleil, chuchotements sur la pirogue de Issa. On traque l’eau qui bouge, on écoute d’éventuels et hypothétiques hippopotesques clapotis. (incantation à réciter 3 fois pour les voir apparaitre)

Il est 6 heures du matin.

De l’eau à 35 degrés, on voit sortir quelques têtes. Discrètement, tout doucement on se rapproche. Un ultime coup de rame bien négocié par Issa nous fait glisser, sans bruits, à 4 ou 5 mètres tout au plus des masses.

Une photo floue ne permet pas de retranscrire ce moment d’émotion que nous avons vécu durant une dizaine de minutes. Ils bougent légèrement, l’un nous surveille du coin de l’œil. Il renâcle, moment pour Issa d’éloigner la pirogue.



Les associations de l’environnement pour la défense du nénuphar en Europe crieraient au meurtre en voyant pendre cette espèce protégée. Mais ici, ça fait bien sur la tronche du toubab.

On se la coule douce, la sieste à 9 heure du mat !!! C’est qu’on s’est levés tôt quoi…
Allez , râlons un petit peu : parfois c’est dur quand même d’être au rythme africain… Il faut le dire, il nous arrive de nous prendre la tête, d’abréger une conversation, voire d’halluciner franchement face à ce qu’on pourrait appeler pudiquement, la « non-intervention sur l’ordre des choses », sorte de philosophie de vie de pas mal de gens ici… Globalement quand t’es dans un hamac ça pose pas de problème de ne pas intervenir sur l’ordre de la nature, mais quand ton job c’est de renseigner les gens, de tenir la caisse du cyber, ou de vendre des plats cuisinés, c’est bien d’être un peu actif et de prendre les devants, quoi…
Difficile de savoir s’il s’agit d’un problème de langue, d’un manque d’habitude de ce genre de travail, ou d’un manque total d’intérêt…
Le top c’est le resto, et c’est sy-té-ma-tique :
« Il y a le thô. » elle nous dit.
(Mince on n’aime pas ça, heureusement il y au moins dix autres marmites devant elle)
« Il y a des pâtes ? » on demande. Ah non.
« Et sinon y a du foutou ? » Ah non plus.
« Bon ben du riz alors ? » Ah non ça c’est fini.
(pause, on se regarde nous deux)
« BON BEN DIS-NOUS CE QU’IL Y A DANS TES GAMELLES ?? »


Yen a qui sont mort comme ça.


Puis on va voir le baobab sacré. On raconte que les habitants du village se sont réfugiés ici, cachés à l’intérieur du tronc, pendant la colonisation. Voici la vue de dedans et de dehors. Comme en zup, il sert de lieu de sacrifice de poulets (attention blague dédicacée à Joey Star inside).
Ici, en majorité, les gens sont animistes, mais pratiquent en même temps soit l’Islam, (car « allah c’est bon »), soit Jésus (car la religion du blanc c’est cool), soit tout en même temps, on ne sait jamais.


On quitte Banfora, et on reprend la route vers la ville de (allo maman) Bobo.

Il fait très chaud. L’eau des bouteilles est à température ambiante, à savoir 35/40 degrés. Et dire que ça va encore grimper… nous dit–on. Les chutes nous manquent déjà, sauf celles en vélo. On rêve alors d’arriver dans un pays froid, genre …

On a fait un petit crochet pour se rafraichir !

Oh c’était bon ça ! Petit sandwich feuillu de bord de route. Végétarien de surcroit jusqu’à l’emballage.


Boubacar, un parent de Lasso qui habite Bobo Dioulasso. On ne connait pas exactement la nature du lien de parenté entre eux, mais ce n’est pas trop important ici. Boubacar est top ! Artisan handicapé des jambes à cause d’une polio mal traitée, il a fait avec nous 15 fois le tour de Bobo. Infatigable, il serait reparti à Ouaga si il n’avait pas une peinture à terminer (genre la seconde photo tout en haut de ce cyclo–reportage). Bientôt, il aura un moteur sur son «vélo» (c’est ainsi que ça s’appelle ici).
Tenez vous bien, Boubacar a 27 frères et sœur. On a fait le test, il connait tous les prénoms. La raison d’une aussi grande famille, c’est le mariage polygame de son papa. Mais pour Boubacar une chose est sûre, son foyer ne comptera qu’une femme et 2 gamins, qu’il pourra chérir tranquillement en toute équité. Il a lui-même souffert, enfant, de la différence de traitement entre ses frères et sœurs issus de mamans qui ne s’entendaient pas, subissant les jalousies, les mauvaises répartitions de nourriture… Car chaque jour c’est une maman différente qui cuisine pour tous. Et donc, les enfants des autres femmes sont moins bien nourris un jour sur 4… bref.


La plus ancienne mosquée de Bobo. C’est très rare d’en trouver une ouverte au public.



Nous avons visité le superbe musée de la musique de Bobo Dioulasso. Des passionnés qui œuvrent pour la sauvegarde de leur patrimoine musical. Les instruments sont classés en trois catégories : ceux qui communiquent avec « ici » (danse, musique….), « là bas » (communiquer avec les villages autour) et « l’ailleurs » (les esprits, les divinités…)
Nous y apprenons l’importance des tams-tams et balafons, instruments sacrés qui ont plusieurs rôles selon le rythme qui est joué dessus. Ils annoncent les louanges, les décès des personnes importantes (chacun a son rythme qui lui est propre et est joué en cette unique occasion), ils permettent de discuter avec l’au-delà et les esprits. Chaque rythme, comme une prière chantée, porte un message que les seuls griots initiés connaissent. L’instrument s’exprime, celui qui joue le « fait parler ».
Les instruments non sacrés sont simplement utilisés pour les danses, ou pour accompagner le travail dans les champs, la cuisine, durant les longues séances de pilage du mil ou du karité. C’est plus agréable ainsi.
Le djembé n’est absolument pas un instrument traditionnel ou sacré. Fabriqué avec des matériaux récent, il est plus solide, sonne plus fort, et est utilisé dans la musique « néo-africaine ».


[Jérémie mode râleur on]
Il faut le dire, ce foutu haut-parleur qui diffuse des paroles du coran jusqu’à deux heures du matin et reprend à 5 heures, ça nous sort par les tympans. Au début au Maroc on trouvait ça « typique », maintenant on trouve ça insupportable. Comme dit Alain « J’imagine le curé du village réciter la bible en haut de son clocher. La nuit suivante, j’en suis sûr, on lui couperait la langue mais ici, du moment que ce sont des paroles saintes, tu peux tout te permettre et brailler jusqu’à très tard ».
[Jérémie mode râleur off]

Voici le Top-3 des supers mamans africaines rencontrées sur les routes :
Top 3 – Je pédale avec mon bébé dans le dos
Top 2 – Je pédale avec une bassine sur la tête, et mon bébé dans le dos
Top 1 – Je pédale avec mon bébé dans le dos… et devant j’allaite le petit dernier !

On n’est presque jamais seuls sur la route. Dès l’aube jusqu’au coucher du soleil, les bords de route sont peuplés d’agriculteurs qui vont planter / récolter, de femmes qui vont vendre à un croisement de route, de vieux qui vont picoler au village du coin … souvent à vélo. Comme on se retrouve à côté quelques kilomètres, alors on papote (quand ils parlent le français).

Les techniques de construction varient d’une région à l’autre selon ce qu’offre la nature. C’est ainsi qu’ici on fabrique des briques en pierre taillées directement dans le sol.

Petite publicité qui nous interpelle, et pour cause :

Sur la route en quittant Bobo Dioulasso, nous passons à côté d’une mine d’or. Un autochtone nous propose un tour du propriétaire, alors que l’essentiel des 200 travailleurs ne sont pas là. On nous explique l’extraction artisanale, les différents bassins de produits toxiques, la fixation par le zinc (photos suivantes), les rejets dans la nature complètement abimée une fois le site fouillé…


Nous n’avons pas pris sur place cette photo qui montre des travailleurs mineurs, et des gamins d’une douzaine d’années que l’on nous présente avec fierté (« ils sont courageux, des bons garçons »). Johnny, qui était déjà avec nous, nous en a donc fait parvenir une que nous mettons sur notre site.
Il est 18 heures, certains resteront travailler jusqu’à tard.
Au même titre que des documentaires comme »Blood diamonds» nous font boycotter l’achat de diamants, de la même manière que les visites des tanneries du Maroc nous font réfléchir sur notre utilisation du cuir, cette rencontre à la mine nous fait nous dire que notre prochain vélo ne sera pas en or.

La photo précédente nous vous parlions de Johnny ! Rencontré sur un forum de voyageur, c’est un cycliste comme nous, Lyonnais comme nous, au Burkina comme nous, et surtout super sympa comme nous ;)
Nous ferons plusieurs centaines de kilomètres côte à côte (enfin lui devant et nous derrière, car il est super léger) jusqu’à Ouaga, puis jusqu’au Togo.

Houla, on se réveille !


Un vielle mosquée dans un petit village de brousse. Vous remarquerez que le style diffère beaucoup de celles du Maghreb.


De temps en temps il y a de la ville. C’est le moment de faire le plein en flotte et en légumes à Tcheriba.

Entre Ché Guevara, Barack « Yes We Can » Obama, les vedettes superstar de foot et Jésus leChristNotreSauveur, nous croisons énormément de t–shirt propagandistes pro–Blaise Compaoré, le dicta… heu président depuis 25 ans, élu à 80% des 10 inscrits sur les listes électorales.
On peut dire ce qu’on veut, on n’est plus au Burkina hihihihih.

Dans la série « On l’a fait » : rouler 60 km en pleine chaleur avec 39 de fièvre pour rejoindre le village suivant.


Là où le « goudron » passe, les arbres trépassent.
Après la Françafrique, voici la Chinoifrique. Partout, les chinois s’activent pour construire barrages et pistes afin de relier les villes du pays. Le goudron n’est pas encore posé, et c’est la poussière qui vole après le passage des camion-bennes.
On sait pas si c’est une blague ou pas, mais les camions sont jaune criard et portent la marque « Sino-truck ».




Hopla ! C’est juste avant Koudougou que nous faisons la nique au 8.000ème kilomètre. On fête ça le soir avec 4 belges et une pile de crêpes.

Près de Boromo, on peut voir des éléphants parait-il. Alors on y va. On attend à un campement où on dit les voir souvent venir s’abreuver durant leur marche vers Pô.


Nous rentrerons broucouille comme on dit dans le Bouchonnois. Ils sont passés la veille, comme en témoignent les traces de pas profondes, profondes comme notre plaisir de les savoir en liberté, car on n’est pas dans un zoo (ça c’est ce qu’on dit pour masquer notre frustration, surtout Johnny que ça fait la troisième fois qu’il vient ici les voir pour rien, mouarf !!).


Voici quelques folies animalières qui font le folklore des routes du Burkina: bikers en armure à plume (elles sont toutes vivantes, et lui ne craint pas de s’envoler.), charrette tractée par un âne qui a élu domicile au milieu de la route, troupeau de chèvres poil au vent ficelé sur le toit d’un bus de voyageurs au milieu des caisses de farine, des vélos et des meubles… Parce que tout est permis ici, sauf le stress.

Pour revenir à la photo. Connaissez-vous le poulet bicyclette ?
C’est un type de poulet d’ici qui, en courant, bouge les pattes de telle façon qu’on dirait qu’il pédale.
Il existe une alternative au poulet bicyclette : le poulet télévisé. C’est celui qui grille dans les grands fours à la broche, dont la vitrine graisseuse rappelle un écran de TV. Haaaa le français d’Afrique…

Instant-culture : qui était Thomas Sankara ?
Sorte de Che Guevara local, qui a pris le pouvoir en 1983 jusqu’en 1987 avec l’aide de Blaise Compaoré, l’actuel président du Burkina.
Il entreprend en très peu de temps des réformes sociales très audacieuses. Il milite en faveur des plus démunis, pour la nationalisation des services, pour une consommation locale et solidaire, se bat contre l’impérialisme post-colonial et ses dérives, contre la corruption, l’enrichissement personnel, la confiscation du pouvoir, l’ingérence de l’ancienne colonie dans les affaires du pays.
Tout ceci lui vaut un fort soutient populaire, mais un grand nombre d’ennemis aussi, car il risque d’éveiller les aspirations révolutionnaires de pays voisins. Il est assassiné dans des circonstances douteuses. C’est ainsi que Blaise Compaoré se hisse au pouvoir. Pouvoir qu’il ne lâchera plus jusqu’à maintenant.
C’est à Thomas Sankara que l’on doit le nom actuel du Burkina Faso, pays des hommes intègres. Avant, ça s’appelait la Haute Volta.
Alors que les avis sont partagés concernant la politique de Blaise Compaoré, Sankara fait encore l’unanimité parmi les burkinabés, la population parle de lui avec regret et fierté.
Mais pourquoi donc ne votent ils pas pour le partit Sankariste ?

Le Burkina possède une liberté de la presse méritante par rapport à ses voisins africains. Le président a été contraint à plus de souplesse suite à la mort de Norbert Zongo, journaliste influent et contestataire du pouvoir en place, retrouvé brulé vif et dont la mort n’a pas été élucidée. Son journal, « l’Indépendant », est encore un gros acteur du contre pouvoir en place.


Au marché de l’artisanat de Ouagadougou, nous passons par un atelier de sculpture en cire perdue. Des techniques de sculpture et de moulages pas si éloignées de celles que Jérémie pratique quand il fait ses figurines.

A Ouagadougou-gou-gou, pousse la banane et moue le café, nous sommes divinement accueillis une semaine chez Hélène, Maë-Lyse, Bouba et Tom. Au programme : repos, musique, vie de famille, et DES SUPERS PLATS mijotés par Nathalie, comme ce Thô et ce foutou, spécialités locales. Ça a l’air dég en photo, mais on vous promet que c’est succulent.
Le thô est une sorte de pâte blanche préparée avec de la farine de mil ou de maïs, cuite et accompagnée d’une sauce. Très nourrissant et économique, les Burkinabés en raffolent, mais nous on trouve ça quand même un peu fade. Bon en fait c’est la sauce qui fait tout.


Petite visite de l’école Française de Ouaga pour parler de notre voyage à des enfants de CP.
Dans la série « La question du jour » : un fils d’expatrié breton répond :
« Où se trouve la Bretagne ? »
« C’est à côté de la France »

Hélas on n’a pas de photos, mais on partage avec vous ce moment de Ouagadougou avec des mots.
Nous avons vécu l’arrestation de Gbagbo à Ouaga : avec un mélange de soulagement et d’excitation, les gens sont sortis dans la rue, ont débattu, discuté jusqu’à tard dans la nuit ! Il y a beaucoup de réfugiés Ivoirien qui ont échoué à Ouaga avec leur famille…
Autre sujet d’actualité, quelques jours après avoir quitté Ouaga, les nouvelles semblent plutôt alarmistes à propos de la stabilité politique du Burkina Faso… Nous apprenons ceci alors que nous sommes déjà au Togo, et nous n’avons eu aucun souci (ni même aucune information) sur les manifestations et les conflits parfois violents qui se sont déroulés dans la capitale. Vous en parlez sûrement plus chez vous que nous ici, en fait ;)
En fait nous on n’a rien vécu de particulier, on sait qu’il y a eu des manifs, mais on a préféré rester sous les ventilos de nos hôtes à jouer de l’accordéon…
En fait il y a eu plusieurs histoires qui ont provoqué des mouvements de protestation, qui ont fini par s’entrecroiser, et s’emmêler, et là visiblement plus personne n’y comprend rien…
- une condamnation d’un militaire pour viol, que ses potes ont voulu libérer
- une affaire de cœur dans un collège avec un garçon qui est mort
- une autre affaire de cœur qui a fini par un abus de pouvoir de la part du « cocu » qui était aussi policier,
Tout ça dans des villes différentes, et puis il y a aussi une manif « contre la vie chère » qui a l’air de durer, les militaires qui voudraient être plus payés, et puis un peu d’anti Compaoré par la dessus… enfin bon, nous on se renseigne toujours et on ne va pas là où on ne le sent pas.


8 mois d’épines, de sueur, de soleil, de lessives, 250 jours (et nuits) auront eut raison de ce t-shirt qui a vu du pays. Cette fois on le change, promis.

Johnny be good est de retour au départ de Ouaga, et ce jusqu’à la frontière avec le Togo. Enfin…
Suspens !

Les mangues, fidèles au rendez–vous depuis des semaines. Que dis-je, des mois! ! ! ! On en a presque marre.

Jerem ‘ Reviens !

ça rappelle Forest Gump…

Nous sommes souvent assaillis par des vendeurs de fruits aux entrées de villages, aux croisements, ou aux arrêts de bus. Des fois on trace vite fait de peur de se laisser déborder, mais quand on n’a rien dans notre « frigo »… on essaie de gérer la situation en priant pour qu’un bus arrive à ce moment là et détourne l’attention d’au moins 7 plateaux de bananes et quelques piles de mangues.

Les nuages pointent leurs nez, quelques gouttes se font sentir sur le bras, la saison des pluies approche tout doucement. Au cas où, on demande l’hospitalité à un paysan tout content de nous accueillir sous son abri le temps d’une nuit.
Chose remarquable, une seule pluie unique arrive à cette période. Quelques gouttes isolées, chaque année, au milieu de la saison chaude, c’est l’annonce de la saison des pluies à venir. Ils l’appellent : « la pluie des mangues » car elle fait mûrir les dernières mangues qui foisonnent sur les marchés 2 jours après.


Histoire que vous appreniez des trucs, voici un anacarde. C’est le fruit de la noix de cajou que l’on distingue en vert. Le fruit se mange, il a une forte odeur de fraise, mais un goût très amer (tatatin)

Les shadoks au rapport …
Beaucoup d’ONG signent d’une plaque ces forages dans les villages. On peut dire que c’est un sacré cadeau, au vue de l’activité qui y règne toute la journée.
Une à deux fois par jour on demande si on peut approvisionner nos 11 litres. Certains nous répondent « Bien sûr, ces puits sont à vous ». Suite alors une petite discussion où nous leur disons bien évidemment le contraire…
Nous ne filtrons pas l’eau qui provient de ces forages car elle est puisée suffisamment profondément pour arriver propre dans les bouteilles. Ça nous fait gagner du temps à la pompe, et puis il est hors de question de boire tous les jours de l’eau « embouteillée », il y a bien assez de plastique dans la nature comme ça, et bien assez d’argent dans les poches des industriels . Nous mangeons local, nous buvons local, et on s’en porte trèèèès bien.

Dans la série des animaux exotiques, voici des vautours… Gloups.


Ici les rafraichissements sont vendus dans des petits sachets en plastique. Pas très écolo ce bissap, mais sous 40 degrés c’est dur de résister, car notre eau monte très vite à température ambiante une fois sortie du forage.
Vous avez déjà bu de l’eau chaude ? Essayez celle de la douche.
Au passage appréciez la nouvelle chemise de Jérem.

Nous sommes sur ce gros plan à Youga et comptons longer la frontière du Ghana, pour entrer au Togo par la ville de Koulougoungou, 50 Km plus loin…
MAIS, car toutes les histoires ont un MAIS avant de se terminer… des surprises nous attendent.
Rendez–vous pour la solution de cet incroyable suspens dans le prochain reportage sur le … SURPRISE !!

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