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(Message écrit le 29 Mai à Cotonou – Bénin)
Petit coucou de vos vélochtones préférés !

Avec un peu de retard, nous vous faisons parvenir ce cyclo-reportage, nouveau kaléidoscope de paysages et de cultures au cœur du pays Ewé.
Mais on a des excuses, car au Togo nous avons eu pas mal de soucis de connexion Internet: coupures de courant quotidiennes, et puis aussi un idiot de paquebot qui a lâché son ancre en plein sur un câble près du port de Cotonou au Bénin. Du coup c’est plusieurs pays du golfe de Guinée qui ont eu Internet coupé (c’est le cas de le dire) durant plusieurs jours.

Après plusieurs mois en Afrique de l’ouest, nos sens s’aiguisent et nous sommes à l’affut de chaque subtile différende chaque subtile différence entre deux régions, deux villages, deux ethnies…
Et arriver au Togo fut comme sauter dans un autre monde.
L’Afrique est bonne hôtesse avec ces canicules qui nous emballent* (d’autres contrepèteries de circonstance sont cachées dans l’article, et sont signalées par des « * ». Bonne trouvaille).
L’aride, monotone et chaud Sahel laisse place aux montagnes vertes, aux arbres verts, à l’herbe verte, à la pluie généreuse… et au christianisme colonial, on en reparlera.
L’Afrique est devenue notre sol naturel. Alors que tout ce qui est façonné par l’homme nous rappelle que nous sommes des blancs au milieu des noirs, on se sent unis à la nature et à la vie, à laquelle nous puisons bon air, nourriture et boisson.

Les formalités administratives, notre curiosité culturelle et artistique… nous font passer du temps dans les capitales. Mais ce sont bien les espaces naturels, les chemins et les petits villages qui nous enchantent le plus.
Sur ces belles routes en terre, sous le soleil de plomb, fatigués après des dizaines de kilomètres parcourus depuis le matin, on se surprend à somnoler tout en conduisant. Les pensées oisives flânent, errent, vagabondent. On entre, tout en pédalant, dans un demi-sommeil favorable aux songeries. Pas de réflexion, mais des reflets de nos vies qui apparaissent en silence. Un trou dans la route ou le klaxon d’un routier pressé nous font revenir à la réalité.
C’est cette réalité qu’on se propose de partager avec vous, à travers ces photos et textes de notre descente vers l’océan Atlantique. Des hauts contreforts forestiers et humides près du Ghana jusqu’à la côte ventée et salée, des boulevards embouteillés aux plages de cocotiers, en passant par le village d’Agbodrafo et son terrible passé esclavagiste, nous transmettons ici notre expérience du pays Ewé.

Nous n’oublions pas pour autant que l’onde de choc révolutionnaire au Maghreb est en train de suivre nos pas. D’abord en Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Burkina, Nigeria), ira-t-elle jusqu’en Afrique Centrale ? Des élections en RDC sont pour novembre, celles du Congo pour Juin. Comme nous dit Thomas en République Pas Très Démocratique du Congo : « Quelques perturbations sont donc à prévoir. Mais dans l’ensemble il y a toute une jeunesse africaine lassée des conflits incessants de leurs ainés, ce qui est plutôt positif. »

Pour plus de sensations, remplacez votre siège de bureau par un vélo d’appartement, et installez-vous confortablement sur notre porte bagage, entre les avocats et les bananes plantain…
Merci divinement à Fred, Lili et David qui mettent en ligne nos articles ici: http://voyage.jeremiebt.com/
Pour savoir ou nous sommes, la carte d’ »Hubert Earth » est là: http://voyage.jeremiebt.com/carte.htm
Eyi zandé ! (« à bientôt » à Togoland) et… GO TO TOGO !
Aku et Kokku (nos prénoms ici, liés à notre jour de naissance… c’est ainsi que ça se passe au Togo)

Chers lecteurs. Tout d’abord on vous invite à vous mettre un peu dans l’ambiance en cliquant sur les petits « play » ci-dessous. Il s’agit d’enregistrements glanés le long de nos rencontres au Togo :

Le chant d’enfants accueillis par l’association « Terre des hommes », des funérailles joyeuses (c’est comme ça que ça se passe ici), le marché aux chèvres de Lomé (petite dédicace à mon ex-écolocataire), et enfin une répétition d’un groupe de musique traditionnelle au centre social de Mytro Nunya de Lomé.
MONTEZ LE SON !




Notre traversé du Togo en chiffres :
758 km (9225 depuis le départ)
Du 17 Avril au 23 mai 2011
47 jours dont 25 en pédalant
Une moyenne de 33 km par jour pédalé, la plus faible moyenne depuis le départ, farniente et cool attitude oblige. On a passé le mois à pas trop faire de vélo, à glander sous les cocotiers de la plage, à s’arrêter sur le bord de route manger des avocats…
Comme disait Coluche : « c’est dur le vélo !!! »
La plus belle étape fut sans nul doute la route magnifique entre Atakpamé et Kpalimé, dans les montagnes luxuriantes et foisonnantes d’arbres fruitiers.
7 journées avec de la pluie, la saison d’hivernage pointe son nez.
Aucune crevaison ni avarie, chouette !


Nous vous avions laissés avec notre ami le douanier sur sa mob. Si vous avez suivi, à ce moment là, on essaie de sortir du Ghana par la petite porte car notre passeport n’est pas en règle.
Un peu de blabla et de rigolades avec celui qu’on a rebaptisé Rousseau, et le douanier ne nous a même pas demandé nos papiers, ni nos passeports ni rien.
Ouf ! On repart vite.


La petite porte en question, là voilà, c’est le lit de la rivière à traverser. De l’autre côté, le Togo, pas de poste de douane, on semble tirés d’affaire. Si vous avez raté l’épisode précédent, en prenant une mauvaise piste nous sommes entrés illégalement au Ghana (sans le visa) donc nous cherchons à sortir du pays sans avoir à montrer nos passeports.


Escortés par une bande de gamins, on s’assure de notre trajet. L’occasion de bosser un peu notre anglais avec eux.


Pause mangue. Les petits monstres grimpent dans les arbres et nous les décrochent à coup de lancé de bâton dans les branches.


Un des enfants est caché dans cette photo. Cherchez bien, on le voit.


On croyait être sortis d’affaire, mais 2 kilomètres plus loin, un poste de contrôle s’impose devant nous. Par chance ils nous ont seulement demandé : « Vous avez la carte ? ». Jérémie en toute innocence commence à sortir la carte Michelin, mais ils nous font comprendre que c’est la carte d’identité qu’ils veulent voir.
Ouf. On a vraiment le cul bordé d’ignames.


Là c’est le début du bon gros gras cagnard. 45°C, pas de vent, l’air immobile, et des cyclistes qui dégoulinent.


Une rue de Cinkassé, au nord du Togo, ville de taille moyenne comme on en croisera beaucoup par la suite. La route que nous empruntons est une banale nationale (avec ses nids de poule et ses camions), qui trace droit vers le sud, vers Lomé où nous retrouverons l’océan.


Ama le cordonnier.
Voilà, on peut dire qu’une sandale a une durée de vie de 8 mois et demi, et de 9 000 kilomètre. En tout cas ça tient plus longtemps qu’un pneu.
On en profite pour parler d’une particularité des artisans. Certains corps de métier ont des travailleurs ambulant, qui arpentent les ruelles en faisant un bruit caractéristique de leur profession pour prévenir les gens de leur passage, comme jadis le laitier et le boulanger dans les villages de France. C’est ainsi que régulièrement on entend claquer les ciseaux du couturier, le cordonnier s’annonce avec son support en bois, la cuisinière avec des chants…

Voilà le moment de la réclame.







L’Afrique ne restera pas dans l’attente d’une lutte passive. *


Le nombril du monde.
Ce n’est pas sale. Juste un problème de cicatrisation courant.


On a baptisé ce margouillat « Tibo » qui se reconnaîtra.
Ici, ce lézard se chasse au lance-pierre par les gamins qui les font cuir au feu de bois.


Ça c’est « la pâte ». Servi avec de la sauce, comme d’hab. On nous en propose tous les jours, pas de chance, on n‘est pas fan.


Quel repas en compagnie de cette famille qui nous a littéralement « volés », pour nous faire partager leur spécialité : l’igname pilé.


Les montagnes se profilent à l’horizon. On nous a averti que le Togo est plus montagneux que les pays traversés précédemment, ça nous fait du bien de voir enfin un peu de relief dans le paysage. Les paysages changent progressivement, nous redécouvrons avec un immense plaisir le relief qui nous manquait, habitants que nous sommes de la région Rhône Alpes ! Des petites montagnes bleues se profilent dans l’horizon, la température s’abaisse, quelques orages en soirée, de la verdure, et de l’humidité, enfin ! Quelques bonnes côtes, aussi, mais après 5 mois de « plainitude » terrestre, nos mollets apprécient ce décrassage.


Un Jérèm’ est caché au pied de cette termitière.


Hop, petit coup d’œil dans le retro.
On voit défiler des camions chargés de cages ou s’entassent les poules, on voit les gens chopper comme des sacs et ficeler sur les toits les uns sur les autres les moutons et les chèvres pour les vendre ou les ramener du marché… on croise des camion sans pare brise !!!
Surtout, ne vous impatientez jamais. Si lorsque vous prenez un taxi brousse, au moment du départ, 25 africains hissent poulets et chèvres vivants sur le toit dans l’espace réservé à vos bagages, si vous tombez en panne 500 mètres plus loin, si pour atteindre les jerricans il faut défaire tout le chargement, et si au moment de prendre le départ le conducteur déploie une natte et s’oriente vers la Mecque… c’est que tout va bien.
Ne vous énervez pas et fiez vous au chauffeur, seul maître à bord, après dieu.


Plein de variétés de mangues. Pour votre santé, mangez au moins 5 mangues et légumes par jour.


Gnniiiiyahahaaa!!!… du fromage de Peuls. Heu… du fromage de vache de Peuls. Sous un soleil de plomb probablement depuis plusieurs jours, il tient remarquablement bien. Dommage qu’il soit aussi fade en bouche, on dirait du tofu.
La couleur rouge du dessus, c’est parce qu’ils l’emballent dans des feuilles de teck, ça le colore naturellement.


Cette photo n’est pas très jolie, mais on se doit de partager avec vous ce grand moment de sueur. On ne s’en rend pas compte en photo, mais la côte fait un bon 12% sur 2 kilomètres. Une heure et deux aides-togolaises plus tard, on arrive au sommet.


Nous sommes noyés dans un jaillissement effréné de verdure, un panorama bien mérité. D’un coup on quitte le Sahel et on plonge dans une vallée de verdure, de cultures, riche de fruits et d’humidité. Cette ambiance tropicale comme on la rêve en Europe, les palmiers et tout le toutim nous accompagnera jusqu’à la mer, à peu près 500 kilomètres plus loin.




Deux mois plus tôt, la mangue était à 100 FCFA (15 centimes d’euros). Maintenant, la bassine coûte 600 FCFA.


On en croise des tordus sur la route !
Camions antédiluviens non-entretenus, sans freins ni suspension ni même direction ou éclairage, surcharge permanente en marchandises, au-dessus de laquelle on entasse les passagers, horaires et conditions de travail des chauffeurs surréalistes, compensées par la consommation d’alcool, de tabac, voire d’autres excitants…
Bon voyage en effet.


Haaaaa… La différence cultuelle…
Elle incite heureusement à l’échange et à l’ouverture d’esprit, mais quelques fois… bon allez on a aussi le droit d’en rire !
A la fois à cause de la variété des noms des églises TRES NOMBREUSES qui bordent les routes, mais aussi avec ce genre d’anecdote :
Laissez-nous vous raconter comment, au cours d’une discussion engagée à l’occasion d’une coupure de courant dans le cyber café, on se fait prendre en otage par trois Togolais pasteurisés.
Leur mission ? Nous convaincre que l’essence de notre voyage est la rencontre avec dieu. Passés les premiers échanges polis sous forme de « et chez vous, comment ça se passe ? », la discussion évolue en un débat entre eux, jusqu’à ce que toute leur force de conviction se tourne vers nous, au point que l’omniprésence du Christ finit par nous écraser de tant d’amour et de présence dans nos vies, à coup de preuves indiscutables et de citation bibliques, qu’il devient impossible pour nous de continuer l’échange.
Pourquoi systématiquement, depuis le Maroc, les discussions très intéressantes sur la religion, les croyances, les cultures, que nous engageons avec les « locaux » se terminent systématiquement par une volonté (avouée) de nous convertir à leur pensée ?
Cette fois ci, ça se terminera par une communion générale en cercle au milieu des ordinateurs, nos trois ravisseurs chantant avec force une prière improvisée afin que dieu nous aide à trouver la foi, que nous soyons rassurés quant à son amour pour nous.
La seule manière de ne pas s’énerver, si on n’est pas un « convaincu de la chose », c’est la zen attitude. Et puis en rire un peu aussi.
Piégé, nous repartirons avec deux bibles que nous avons acceptées pour ne pas les vexer.
Comme si on n’avait déjà pas assez de bazar à trimballer…


L’autre échappatoire : notre réponse à la question fréquente « Vous êtes mariés ? »
Rien ne sert d’inquiéter les Africains. A leurs yeux, la solitude ne prouve que notre disjonction avec le réseau.
Pire, la relation hors mariage.
Une réponse polie pas trop mensongère est de répondre avec assurance : « Pas encore ».
Même si vous êtes octogénaire : « Pas encore ». Ou même lesbienne, ou féministe acharnée, ou religieuse, ou que vous soyez une religieuse lesbienne féministe acharnée de 80 ans, la réponse est « non pas encore ».


La fameuse Faille d’Alejo, mythique pour les camionneurs qui n’ont pas d’autre route pour relier la côte du Burkina Faso. La légende dit que c’est de cette faille qu’étaient jetés les mauvais sorciers, accueillis en contre bas par les panthère et les lions (quand il y en avait encore).


Autant la pâte on n’est pas fans, autant le foufou… ça nous rend fous ! Beaucoup de travail pour un résultat vite avalé : épluchage de l’igname, puis cuisson, et des coups de pilon.


Boom Boom Boom … pas de surprise de voir comme ils ont le rythme dans la peau dès le plus jeune âge…


On en profite pour parler du végétarisme, question récurrente de nos amis ralliés à la cause… avec des extraits des conseils de l’ancien écolocataire de Jérém’
« Comment tu fais en Afrique? Il paraît que c’est pas possible de trouver autre chose »
Ou encore :
« Ah ouais, si, j’ai une grande question et je ne trouve pas la réponse sur ton blog (j’ai peut être pas tout lu….) : comment tu fais pour dire aux gens que tu rencontres que tu ne manges pas de viande ni de poisson ??? C’est super dur ici !!!! Argh ! Je veux bien un petit post là dessus ! »
Jérémie répond :
Pour faire simple, si tu veux manger aucun extrait animal, à part les pâtes et le riz nature, tu n’as d’autres choix que de cuisiner toi-même. Car presque tout ici est cuit avec un reste de cuisson de viande, un bouillon cube, un poisson fumé pour le goût…
Pour ma part, je mange les plats en sauce, mais sans manger ni les morceaux de viande ni de poisson.
En ce qui concerne la politesse, j’ai lu de nombreuses fois « C’est très impoli de refuser ». Combien de fois j’ai entendu dire par des occidentaux en voyage ou sur les forums cette bêtise!
Il suffit d’expliquer simplement pourquoi (raison écologique, maltraitance animale, action violente de tuer, le goût…ou ce que tu veux) afin qu’ils ne culpabilisent pas par ton silence de ne pas proposer un « bon plat ».
Après cela, on embraye du coup sur des discussions vachement intéressantes sur les différences culturelles, que ce soit depuis les campagnes du Maroc jusqu’aux restaurants chicos pour blancs de la côte.
Concernant l’équilibre alimentaire, il faut être un poil plus vigilant, notamment en ce qui concerne le fer. Un des trucs du coin c’est l’oseille. Tu sais un genre d’épinard au gout acide, qui contiendrait pas mal de fer. Les céréales en ont aussi, ainsi que les haricots, les lentilles, les pois. On n’en trouve pas tous les jours, alors c’est « bonne gamelle » à chaque fois.
Les céréales contiennent de tout, surtout protéine et glucides qui sont indispensable… puisqu’en plus on pédale.
Les fruits secs aussi, le sésame, le cacao en contiennent aussi pas mal.
La nature est bien faite, et PARTOUT DANS LE MONDE elle fournit à ses habitants humains largement de quoi substituer ce que l’on trouve dans la viande.
Entre le mil, le sorgo, le manioc, le fonio… pas de quoi se plaindre. Tu varies ton alimentation, tu manges de tout, et tout roule comme sur des… vélos.


Les blancs sont tombés sur la fête…
Nous sommes à Sokodé, guidés par notre couchsurfeur togolais Désiré, à qui on décerne la palme de l’hospitalité : curiosité, désintérêt, famille adorable, lessive intégrale, et fête au village.


Atakpamé !!!!
Commencent dix journées magiques avec Coraline et Aurélien, amis lyonnais qui nous ont rejoints durant leurs vacances de Pâques, deux vélos dans le sac à dos.
On descendra jusqu’à Lomé avec eux.


Et vous savez pourquoi ils sont aussi géniaux ? Dans le sac à dos, il y avait aussi du fromaaaaage !!! Découpé à l’arrache en petits bouts à l’aéroport, car le reblochon a été pris au scanner pour de la pâte explosive. Rooo ho ho…


Après Atakpamé, on entame la Région des Plateaux.
Hmmm, voir la forêt s’épaissir et sentir que nous évoluons vers l’équateur est un délice pour nos corps en manque d’eau.
Paradisiaque, n’est-ce pas ?
Et vous avez encore rien vu ! On approche de Kpalimé, le « grenier du Togo », la région réputée comme la plus belle et la plus généreuse. On confirme. Palmiers, cocotiers, bananiers, cacaotiers, caféiers, avocatiers, et plein d’autres trucs en « iers » importés par les allemands il y a un siècle depuis l’Amérique Latine. Et non, ces fruits ne sont pas tous d’Afrique…
L’agriculture intensive impose un mode de développement destructeur.
On assiste à une soumission brutale des paysans aux lois du marché, qui tirent du sol ce qu’ils peuvent sans pouvoir le renouveler.
Élevage mal géré, pollution des eaux, affaiblissement de la terre, endettement des familles qui, pour rester compétitifs, essaient d’investir dans du matériel plus performant… La monoculture pour l’exportation prive les populations locales de nombreux produits, les petits propriétaires vendent leurs exploitations aux plus gros qui ont des moyens modernes pour les entretenir, des produits de base comme le riz sont importés au dépend des denrées locales… Les conséquences sont la malnutrition, l’exode rural, l’inflation et la rareté des denrées…


Alors on préfère se servir au pied de l’arbre…
Si tout ça vous donne envie, en France, de manger papayes, mangues, cocos et autre exoticités, arrêtez tout de suite, ce n’est pas local pour vous ;)



Une variété de noix de coco, il faut les voir grimper là haut avec la machette entre les dents.




La saison des pluies commence. En cinq minutes, le ciel s’ouvre et se lâche.


La « Togoflette », ou comment faire une tartiflette avec le reblochon apporté par nos amis et en remplaçant les patates par de l’igname.


Toujours l’éternel souci du traitement des déchets. Alors on consomme au minimum. Voici notre unique poubelle depuis Ouagadougou, trois semaines plus haut. Elle sera brûlée la semaine suivante à Agbou.




Voici dans l’ordre : le fruit du cacaotier, un régime de bananes sur son arbre perché, et un avocatier. (!! On dit « avocatier » ou « avocat » pour l’arbre ?)


Comme les fourmis, les termites travaillent plus pour grimper plus.


Un awalé, jeu traditionnel Africain.


On se met au régime de banane !


Indépendant depuis les années 60 (Allemand jusque dans les années 20, puis Français), le Togo est maintenant un havre de paix prospère et tranquille à comparé de ses voisins.
Le général Eyadema, dictateur despotique a gouverné dès 1960 jusqu’en 2005, avec la complicité des différents gouvernements français. Jusqu’à sa mort, le peuple opprimé subit des pressions physiques et morales. C’est pourquoi certains Togolais accueillent avec réserve les touristes considérés comme anciens alliés du Général, ennemi du peuple.
Mais fort heureusement, l’immense majorité du peuple Togolais ne fait pas l’amalgame, et nous accueille avec la même hospitalité que nous rencontrons depuis le premier jour où nous avons foulé ce continent.


C’est une pervenche de Madagascar. On fait le pari d’aller la replanter dans son pays d’origine, en attendant, on lui a fait un petit nid sur la roue avant. Elle voit du pays.


Décidément, on rit bien des fois sur le vélo.
L’islam se fait discrète même si la proportion de ses adepte croit en ce moment, tout comme les religions catholiques (on dit bien LES tant nous avons découvert de petits courants au sein de cette église). Les catholiques colonisés sont très dynamiques ici, expriment leur foi par des manifestations festives, des panneaux, des T-shirts, des cortèges avec haut-parleur… Mais teinté d’une couleur animiste en même temps. Un mélange à la sauce locale en somme. C’est aussi un gros business, y a qu’à voir l’énorme BMW du pasteur qui sort le dimanche.
La ferveur religieuse est présente partout. Il suffit de lire les autocollants ou les devantures des boutiques. « Dieu nous voit », « La main de Dieu », « La grâce divine »… sont des noms fréquents pour un coiffeur. Evangélistes, adventistes, célestes, renouveau charismatiques, il y en a pour tous les goûts depuis les missions d’endoctrinement du siècle dernier. Et il y a aussi la concurrence des sectes para-chrétiennes, véritables tours de Babel en Afrique Noire à cause des problèmes socio-économiques. Ici, les sectes sont des affaires commerciales qui marchent bien, en promettant réussite sociale, le salut éternel aux fidèles, et tout le tintouin.
Les valeurs traditionnelles sont bousculées, les règles de la famille et de la communauté aussi… des fois c’est mieux, des fois c’est pire.


Là on part pour les cascades de Womé, près de Kpalimé. Pour se désaltérer, on va prendre l’eau là où elle est la plus pure. Enfin on dit « on »…
Nous y serons guidés par Yao. Yao veut dire « jeudi », car ici les prénoms sont donnés selon le jour de naissance.
Il y a donc 14 prénoms, pour filles et garçons. S’ajoute souvent un prénom christianisé, souvent un peu vieillot comme (Rosaline, Trésor, Lumière, Patience.. ou même Jeanjaurès…)
Avec sa formation de botaniste, Yao nous guide et nous apprends 1001 choses sur la faune et la flore. Comment on fabrique le vin, l’huile et l’alcool à partir de la palme, comment on obtient des teintures à partir des plantes, comment on cultive le manioc, le cacao, l’igname, et tant d’autres choses.


Là c’est un « gardenia bicolore », autrement nommé « palette du peintre ».


Un soutifié.









Haaaaaaaaaaaaa les parpaings à l’occidentale. Chers, mauvais thermiquement, fondamentalement inesthétiques.
mais ça dure dans le temps, et ça vient d’occident. Donc comme ils disent ici  » C’est bon ça ».
Nous, ça nous rend triste.


De manière générale, et bien que quelques communes luttent contre, les animaux sont laissés en liberté en ville. Les chèvres mangent les poubelles, mais aussi les arbres, les poules sautent dans les égouts puis dans tes pieds, le cochon pisse au milieu de la voie…ou sur le vélo. On ne peut pas dire que sur le plan de l’hygiène, on soit au top.
Ce propriétaire a accroché un bout de tissu sur sa poule pour la reconnaître, si elle n’est pas rentrée à 17h.


Tonato… l’homme aux succulentes discussions, d’une grande culture et possédant une vision « globale » des hommes, de l’Afrique, du monde…
Un délice que d’avoir passé deux jours dans sa famille.
Alors qu’en France, la radio puis la TV, puis Internet se sont glissés dans les chaumières le temps de trois générations, les Africains, eux, ont pris cinquante ans de technologie dans la tronche du jour ou lendemain, avec tous les dangers d’endormissement des esprits et de course à la conformité que cela comporte. Et croyez-nous qu’ils sont motivés à « rattraper le retard ».
« L’Afrique connaît une grave crise identitaire », nous confie Tonato.
En effet, une des choses qui nous frappe le plus depuis plusieurs pays, c’est cette fascination pour l’occident et ses prodiges, les occidentaux qui ont « tout compris », qui maîtrisent le marché, qui tiennent les rênes de l’économie mondiale, qui connaissent les technologies, qui leur ont appris à lire, à prier un dieu blanc… cette obsession les guide dans leurs décisions, fausse leur sens des priorités, leur fait croire qu’ils n’ont pas d’autre choix que d’adopter nos manières de faire pour survivre dans ce monde.
Les jeunes, par le petit écran, fantasment sur les codes et les modes occidentales, rien de leur culture à eux n’est valorisé. Ils hallucinent lorsqu’on leur dit qu’on mange du foufou et des tomates du marché, et qu’on préfère dormir sous la paillotte, car tout ce qui vient de chez nous est considéré comme « mieux » : nos haricots en boîte de conserve, ou le Nescafé en sticks individuels sont forcément plus savoureux que les pousses de la grand-mère ou les plantations du père, les grosses constructions en béton aussi, c’est moderne, on s’en fout qu’il fasse 50°C à l’intérieur ou que personne n’occupe jamais l’étage.
La colonisation « is not dead ».
Des décisions politiques jusqu’aux modes de vie, notre modèle carnivore est ici partout présent.

On voit mieux maintenant pourquoi ils ont tant de mal à comprendre notre démarche. En refusant ce modèle, nous les déstabilisons alors qu’ils font tous ces efforts justement pour nous ressembler.


Revenons à Tonato… En fait, il gère une ferme de spiruline familiale…

Qu’est ce que la spiruline ?
Une algue aux vertus exceptionnelles. Originaire du lac Tchad, cette algue microscopique se développe dans l’eau salée et alcaline. Ce milieu est obtenu ici avec la cendre du cacaotier, ce qui assure un peu de revenu pour les femmes du village. Le bassin doit être remué tout les quarts d’heure. Quand la concentration est suffisante, la spiruline est extraite, triée, empaquetée.
Trois personnes travaillent ici. La spiruline n’est pas un médicament, c’est un complément alimentaire, idéal contre la malnutrition, les déficits immunitaires, pour les vieillards… et pour les touristes comme nous (on en a ramené un kilo….)

C’est ainsi qu’elle est saupoudrée sur la nourriture, mangée tel quel ou transformée en pilule.
On apprend aussi beaucoup sur un phénomène important ici : Le « micro crédit » qui a valu à son « inventeur » le prix Nobel de la paix.
Sorte de système coopératif de crédit et d’emprunt au sein d’une communauté. Nous ne savons encore quel jugement critique porter sur ces initiatives. Nous vous en ferons part lorsque nous saurons.


Nous voilà à Lomé… ou bien à Lyon ! Devinez pourquoi ?
L’hallu totale…


Nous avons été contactés par Radio France pour faire une intervention téléphone dans l’émission de Lange sur le voyage, l’éco-tourisme etc.
Dans la section « vidéo » du site vous trouverez l’extrait de l’émission.
Ici sur la photo vous voyez nos pauvres pommes toutes excitées.

Et puis nous vîmes la mer.
Brusquement au bout d’une avenue, nous demeurons longtemps à regarder son étendue. À regarder les vagues se poursuivre depuis les navires pétroliers à l’horizon.


Photos du port de pêche de Lomé. On commence à se renseigner sur les moyens d’éviter le Nigéria par l’océan.



Près du port, nous sommes aussi passés dans un endroit surprenant, sorte de marché de la 16ieme main, la vraie poubelle de l’Europe où tu trouves des tronçonneuses pourraves, de l’électroménager des années 50, un manche de tournevis, des colorations pour cheveux… qui arrivent en bateau.



Ça chante, ça pêche, ça vend, ça dort à l’ombre, ça recoud les filets, et ça explique au blanc comment tourne ce petit quotidien. Pour pénétrer dans la zone de pêche, seules les femmes paient une modique « contribution », car les rôles sont bien établis : les hommes travaillent, les femmes négocient. Pour le symbole, les touristes féminines paient aussi leurs 100 FCFA.


Les tétons petits navire, les tétons, petits navi- reuuuuux.


« Mister Jah » comme on l’appelle ici. C’est un pêcheur Ghanéen qui s’est proposé pour nous conduire au Gabon sur sa barcasse. Départ possible ce soir. En deux semaines, si tout va bien, on peut être au Cameroun.
Ils doutent de rien ici.


Ici nous sommes les « yovos » ou simplement « les blancs », après avoir été les « nassara » au nord du Togo.
Voilà comment on nous interpelle dans la rue, ou même depuis les fenêtres des camions, motos, voitures qui nous doublent.
C’est plutôt un signe affectif de bienvenu, nullement raciste, mais on avoue quand même être agacés parfois.
Nous préférerions « Vagabonds, pieds noirs, gratte chemins…. »




Medley :
Vas-y Francky, les fruits de la passion, c’est bon bon bon!


Bossigmé : Le marché aux chèvres de Lomé. C’est marrant de tomber là dessus, en pleine ville. On imagine ça place Bellecour… ;)
Dans la série « On l’a fait » : Entendre le générique de « Hélène et les garçons », à fond sur un stand du Grand Marché de Lomé.
Autre anecdote : on apprend qu’il ne faut pas siffler la nuit dans les rues de Lomé. PERSONNE ne siffle la nuit dans les rues de Lomé. Nous risquerions ainsi d’attirer les esprits du serpent, ennemis du totem animiste de la ville.

Un mur qui traite d’un fléau ici : le Sida.


Des croutes réalisées à Lomé :






Confessions intimes.
Des fois on craque, on tombe sur un frigo d’expatrié et on consomme comme des salauds des bons vieux gros produits importés de France et d’Europe.
Fromage emballé, beurre salé, crème fraiche… Claire un Coca, Jerem un Sprite, oui, bon.
Le comble du comble, c’est le chocolat et le café produit ici, qui traverse la terre et le ciel pour aller faire du Nutella ou du Nescafé en Europe, et qui revient au pays d’origine transformé, à peu près 200 fois plus cher au gramme (on a fait le calcul entre produit brut et produit finit). Encore moins local que local puisqu’il fait l’aller retour. Bilan carbone : désastreux.
Et aussi, on s’est acheté des DVD gravés de la série Américaine « 24h chrono » pour meubler les journées de pluie. Et on aime ça. Bilan intellectuel : pas mieux.


L’administration, notamment celle des ambassades, est un calvaire abominable à chaque visite. On se déplace pour rien, la liste des pièces à apporter s’allonge à chaque fois et n’est pas pareil d’un touriste à un autre. C’est un parcours du combattant qui met les nerfs à TRÈS rude épreuve. Le pire c’est ce petit ton condescendant systématique dans quelque pays que l’on soit, du subordonné frustré qui jubile de son importance administrative.
Le summum de l’arrogance et de l’insupportable fut notre expérience avec l’ambassade du Gabon. Le Monsieur a forcé d’autres touristes à acheter des billets d’avions pour prouver qu’ils vont bien sortir du territoire Gabonais. Billets qui ne serviront pas. Nous en avons été exemptés grâce à une lettre d’une amie qui a fait faire un papier officiel au Gabon, certifiant qu’elle nous accueille tout le long de notre visite (60 euros le papier pour nous deux, quand même). Une fois notre dossier complet (il a quand même fallut revenir une deuxième fois pour apporter en plus des extraits de compte bancaire, de photocopie de passeport et carte de séjour de notre amie au Gabon) et validé par le Monsieur, on s’acquitte du prix du visa. Ce n’est que deux jours plus tard, au moment de récupérer nos visas qu’on apprend qu’il fallait aussi… une lettre d’invitation officielle du gouvernement du Gabon ! D’où sort cette pièce ? Comment l’obtenir ? Évidemment on a déjà payé, c’est foutu. Merci au revoir.
On soupçonne fortement cette crapule de n’avoir même pas présenté nos passeports à l’ambassadeur, de nous les rendre en prétextant un refus, et de se mettre les 70 000 FCFA dans la poche. Sans doute encouragé par son succès, il nous a aussi suggéré de « solliciter ses faveurs » plutôt que de faire du foin au guichet. Comprendre que glisser un billet peut arranger les choses.
Je vous le dit, ça va finir par ne plus être AQMI qui pose des bombes dans les ambassades, mais les cyclovoyageurs exaspérés par l’excès de zèle mal placé.
Comme on plaint les Africains qui veulent un passeport pour la France… En fait le Gabon applique ce qu’on appelle la règle de la réciprocité : les Gabonais ont du mal à obtenir le visa français, donc…
Bref, on joue de nos relations au Gabon (Merci Margot et Laure), et ce sera avec le coup de pouce du ministre de la jeunesse et des sports que nous aurons notre demande acceptée, avec toutes les excuses enrobées de formules de politesses de l’administrateur zélé.
On creuse, et on apprend que c’est une politique délibérée du Gabon de ne pas encourager le tourisme, pour se prouver son auto-suffisance. Ça peut se comprendre, mais on trouve ça dommage.


On vous présente Dudule, l’escargot de mer.

Petit village de pêche à 30 km de Lomé.




Une plage à quelques kilomètres de Lomé.
En général, peu de monde se baigne dans la mer, encore moins les africains. La mer est réputée très dangereuse à cause des courants et de la puissance des vagues. On testé, ça secoue sacrément : perte de maillot de bain, bleus sur les genoux, bonnes rigolades…


C’est l’histoire d’un colis posté depuis Lyon par la maman de Jérémie (on te salue au passage Monique), et qui aura mis PLUS DE DEUX MOIS à rejoindre ses destinataires, c’est-à-dire nous, après être passé par les profondeurs abyssales des registres d’une entreprise au logo jaune qui brasse à grands coups de numéros anonymes et de sacs postaux volants. Merci à Hélène pour nous avoir aidé à le sortir de là.
« Dix jours » nous avait-on dit à la poste lyonnaise. Warf!
Expédié d’abord à Bamako, puis à Ouagadougou, c’est finalement un chauffeur routier qui nous l’amène en main propre à Lomé, deux jours avant notre départ.
La classe.


Au milieu des quartiers vétustes de la ville jaillissent comme des boutons d’acné des hôtels Ibis, Mercure et « palm beach » pour colons du IIème millénaire. L’indécence et la nocivité de cette pratique décalée nous désole : servis par des togolais en uniforme, accoutumés à servir le blanc d’une manière qui tiens plus de la soumission que de l’hospitalité, nous en avons honte d’être blanc.
Mais nous avons quand même eu une petite aventure avec un de ces hôtels… histoire :
Avant de partir en voyage, c’est bien de contracter une assurance pour… assurer ;) en cas de pépin. Un pépin, justement Coraline en a eu un en se cognant le genou, ce qui l’a empêchée de finir le voyage tel qu’il était prévu. Heureusement, elle a une bonne assurance qui assure du tonnerre, donc en attendant leur nouvel avion, ils ont une chambre réservée dans une de ces horreurs.
Les deux heures passés là bas sont de trop. Ils nous rappellent le soir en nous demandant s’ils peuvent revenir chez nos hôtes ;)


Les rois de la pompe ces togolais ! Dans tout le Togo, vous pouvez boire de l’eau de « Voltic », manger du riz « Oncle Bob », ou aller au « Al Donald ».


Dans tout le Togo vous pouvez aussi acheter une carte sim pour une somme dérisoire, puis des recharges de crédit qui commencent à 450 FCFA (moins d’un euro), et ainsi être en communication avec la terre entière. Cinq secondes, après ça coupe il faut racheter du crédit.


Un tailleur de palmier. Il faut voir à quelle vitesse il grimpe à main nues, à des hauteurs folles !!! Et comment, maintenu uniquement en serrant les jambes, il taille à grand coups de machette les feuilles.


Les graines de ce palmier servent pour des huiles, des alcools, des sauces…


Bienvenu au centre Mytro Nunya (« penser autrement » en langue éwé).. Zoul, un Français « Actionnaire de la révolution » comme il se présente lui-même, a monté un centre social et culturel dans un quartier de Lomé. C’est un activiste engagé et compétant, baroudeur international contre les injustices, la marchandisation de la planète et des peuples, et tout ces trucs de gauchiste utopiste.
Nous y passerons 3 soirées à discuter, lire, rencontrer, apprendre, comprendre un peu … notamment sur les réunions du G8/G20, sur les paradis fiscaux et les fraudes financières internationales… thème de ce week-end.
C’était très intéressant d’aborder ces sujets ailleurs qu’en France, d’avoir le son de cloche de Togolais, de Nigérians, de Camerounais… de mieux sentir le caractère international de ces problématiques.
« Quand les gouvernements violent les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple le plus sacré et le plus indispensable des devoirs ». (Robespierre, enfin je crois)
En attendant, on essaie autant que faire se peut, de se passer des banques, acteurs de la mafia financière internationale (hop, pub pour La NEF, allez chercher des infos sur le net), des industries agroalimentaires en consommant ailleurs que dans les supermarchés… et plus généralement, comme nos gouvernants sont corrompus et qu’il y a peu à attendre d’eux dans l’état actuel, le mieux est de se passer de ces saigneurs du monde.
Merci donc à Zoul et aux acteurs du centre, voix du peuple. Peuple qui au Togo à l’habitude de rester … sans voix.


Thomas Sankara, figure emblématique de la révolution Africaine. On en a déjà causé dans la chronique sur le Mali…


Rencontre avec Ablafo, un groupe de « jazz-trad-togolais  » de Lomé.
Claire : « Je crois pas que ça m’était déjà arrivé que des enfants me donnent la pulsation sur une musique.
Jerem : « … » (Intense activité cérébrale)


In extremis, qui voilà qui débarque le matin de notre départ de Lomé ? Mickaela et Imrhan, les deux cyclo anglais et musiciens rencontrés à Bamako, avec qui nous avions passés de si bonnes semaines !
www.musiccycles.com
Notamment cette superbe vidéo http://www.youtube.com/watch?v=gSj5h-QM6qo
Il leur reste quelques jours avant de prendre l’avion à Cotonou 150 km plus au sud, car après 8 mois, leur voyage s’éteint ici. Ni une ni deux, on part ensemble, la joie au cœur !!!!
Dans la série « on l’a fait » : avoir de la cor ne aux fesses. Sisisi, on vous jure, ça vient petit à petit. Imrhan et Micka confirmeront.


Les bagnoles, la route pétée, les motos, le sable, les camions, les gaz d’échappement, les klaxons… et Mickaela qui se casse la gueule au milieu de tout ça. La sortie des capitales n’est jamais vraiment une partie de plaisir…


Sous les pavés, la plage de Lomé….
Nous quittons la capitale, direction le Bénin… direction le sud-est, le temps dure longtemps, on aurait pu vivre plus d’un million d’années, et toujours en été…
Mais ci on ne se baigne pas !
Voici la réalité africaine sous un de ces pires aspects : le chaos d’une métropole, les latrines à ciel ouvert qui découlent sur la plage, puis dans l’Océan.


Avant de passer la frontière Béninoise, nous sommes tous les quatre accueillis au bord de la route par un instituteur. La soirée est riche en rires et en apprentissage. Il nous propose d’assister à la levée de drapeau quotidienne dans la cour de l’école le lendemain matin.
Mais avant, chaque classe à tour de rôle balaie la cour, tandis que le surveillant joue du bâton…
Il est 6h45, la montée de drapeau à lieu à 7h15, les cours commencent à 7h20.


Le drapeau se lève au son des tam-tams et des cœurs de l’hymne nationale. Quelques enfants jouent les percussions, et croyez-nous que la rythmique qui accompagne leur hymne est une tuerie. Ceux qui veulent le fichier son n’ont qu’à le demander à Claire (une manière détournée de vérifier quels sont les collègues qui lisent jusqu’au bout hihihih). Et après ça, si vous arrivez encore à écouter la marseillaise…

Au village de Agbodrafo se trouve une ancienne maison coloniale. Construite en 1835, c’est un vestige de la traite négrière.
Débutée au 17ieme siècle, la traite des esclaves n’a pris officiellement fin qu’en 1952 !!!
Nous visitons une ancienne maison de colons marchand d’esclaves, et le « puits des enchainés » ou étaient censés se laver à l’eau bénite les pauvres hommes de leurs « impuretés Africaines ».
C’est sous le plancher de moins de un mètre de haut qu’étaient entassés les esclaves. Descendre par la trappe en dessous fait froid dans le dos. Toucher la pierre et le bois de l’édifice, imaginer des hommes traités pire que des animaux dans cette cave, partager les odeurs et imaginer les bruits de l’époque, regarder la lumière du dessus qui filtre entre les lattes…


Par ce petit trou de souris, les esclaves accèdent à la cave.


Un petit mètre de hauteur obligeant les esclaves à être assis. Quelle ambiance oppressante, cette lumière qui filtre à travers les planches, ces bruits de pas des négriers, cette langue étouffée venue du haut que l’on ne comprend pas… Et cette odeur, âpre, qui prend au ventre…


Le salon de négociation avec des objets d’époque.


Voici des chaînes et canon du dernier bateau qui n’a pas quitté la côte au lendemain de l’abolition.
Enfin pas tout à fait au lendemain. Car la maison que l’on visite était clandestine, au milieu de la forêt, et a encore continué son activité quelques temps.


Vue du lac Togo


Voici quelques scènes de vie des villages de pêcheurs le long de la côte qui conduit au Bénin.




Une fois péchés, les poissons non vendus sont séchés à même le goudron. Une fois fumés, ils seront simplement plongés dans les bouillons pour donner du goût aux sauces.


Hit (eat? heat?) the roadddddddddddddddddddddddddddd d’jack (heu… d’Imrhan)


Bénin à douze heures !!!!!
Nous voici à l’orée du pays berceau du Vaudou.
Mais ça, c’est une autre histoire…
Par anticipation, nous pouvons vous dire que nous sommes à Cotonou, au Bénin, au moment ou s’écrivent ces lignes, que nous cherchons un bateau pour le Gabon (car nous voulons sauter le Nigeria un peu trop dangereux à notre goût), que l’on ne trouve pas de bateaux pour descendre la côte Ouest, car tous les paquebots qui viennent d’Asie chargés de jouets et autres broutilles pour les Européens remontent l’Afrique pour déverser leurs chinoiseries en occident, mais redescendent à vide sans étapes… et donc sans nous.
Si nos parents nous avaient conçus en cube de métal de 20m3 ça aurait pu faire le coup, mais là…
Nous vous tiendrons au courant, nos meilleurs agents sont sur le coup.
Wait and seaaaaaaaaaaaaaaaa (wha même mes jeux de mots sont en anglais)
Vous avez des amis qui fabriquent des radeaux ?
Ou quelqu’un qui s’appelle Mr Contener qui pourrait nous prêter son passeport?

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