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Écrit le 10 septembre 2011 – Chikuni – Sud Zambie.

Dans la série “Jérémie et Claire vous montrent comment c’est super l’Afrique”, voici… LA NAMIBIE !

Rien ne sert de courir, il faut partir en vélo !
Ça n’a jamais été aussi vrai que maintenant, où l’on se rend compte du chemin parcouru en un an sur nos biclous, ainsi que celui qu’il reste à faire en sens inverse pour remonter vers nos racines.
Car c’est bien beau de gambader jusqu’au sud de l’Afrique, mais c’est qu’il est temps de songer à remonter, par des pays qu’on ne savait même pas situer sur une carte avant de s’y pencher.

Au début pour un an, puis un an et demi, et maintenant presque deux ans… nous projetons de rentrer vers… mai 2012..
Courage plus que 1 297 522.75 coups de pédales et quelques degrés de longitude et Celsius en moins pour le retour.
Si on est venus en vélo, c’est pour être lents. Alors suivons cet adage fameux : « Les occidentaux ont la montre, les africains ont le temps ». Alors prenons le temps.

Au moment où cet article sur la Namibie est en ligne, on a déjà laissé des empruntes de roue au Botswana, au Zimbabwe, en Zambie, et peut être même au Malawi.
C’est vous dire comme on est à la bourre sur le site. Le voyage, c’est pas des vacances !
Mais promis, on règle ça dans les semaines à venir.
Mais en attendant, on vous invite à en prendre plein la vue en… NAMIBIE (j’en suis baba) !

Exposée à la merci des éléments, la Namibie est pour nous, jusqu’alors dans ce voyage, LE pays des grands espaces et des panoramas à couper le souffle. Les pistes de terre battue nous ont conduit au cœur de cette Terra Incognita  sauvage et désertique, cette Afrique fantasmée par les baroudeurs chevronnés, tant redoutée des cyclistes à cause de ses longues traversées dans le « grand rien ».
Une parenthèse hors du monde. Deux mois à pédaler sur le corps d’une planète étrange, où Dame nature sauvage suit son propre chemin: désert de roche, de sable, montagnes torturées, immensités enivrantes, plaines flamboyantes, régions arides, gorges luxuriantes… et le silence sans fond.

La Namibie c’est que des trucs comme ça : des paysages  à couper le souffle (des distances aussi),  des peintures rupestres de 5 000 ans, et même (excusez du peu) la météorite la plus vielle du monde.
On frise le claquage de paupière tellement c’est beau,
Dans cette immensité « la moins peuplée du monde » (moins de 2 habitants au km2), la faune et la flore sauvage ne semblent obéir à aucune loi.

MAIS la Namibie c’est aussi des gros supermarchés, des pick-up qui soulèvent plein de poussière, des consanguins blancs en short qui vivent dans des ranchs paumés ou des maisons cernées de clôtures électrifiées, qui mangent des boites de conserve et de la bidoche, en vociférant un racisme ordinaire et une indifférence banalisée, des noirs qui travaillent pour ces derniers, ou qui vivent à poil dans des réserves et font payer la photo aux touristes, ou qui vendent des colliers en cailloux au bord de la route.
Il nous aura fallu remonter loin au nord du pays pour sentir une vie … plus authentique.
Cache de nazis après la guerre, laboratoire pour expérimenter l’apartheid, dernier pays indépendant d’Afrique en 1990, apartheid aboli seulement en 1991… Vous l’aurez compris, la Namibie est UNE Afrique possible, multiple, complexe,  réelle… et le voyageur est toujours « entre contemplation et consternation », pour reprendre les paroles de Daniel Mermet.

Alors si vous voulez savoir si le vélo à survécu à l’éléphant qui voulait monter dessus, ou alors comment qu’on fait pour traverser  la savane à moitié nu sur un vélo, ou encore quels sont les effets d’un repas de riz trop cuit avec de l’eau croupie, si vous voulez comprendre le titre de ce reportage, si vous vous demandez si nous sommes des traitres à nos valeurs et à la nature, si on a pédalé 10.000 kilomètres pour rien ou pas grand-chose, si nous sommes en pleine remise en cause existentielle: « mais késkonféla ??? » agrémenté d’un refus de coopérer avec les autorités sanitaires:  » non, on se lavera pas les pieds «  … cet article est pour vous !

Installez vous confortablement sur notre porte bagage, entre le méné-mahangou et le fromage en plastique.
Booorn to beeee wouaaaa-aaa-iiiiiiild

Merci divinement à Fred, Lili et David qui mettent en ligne nos articles  ici: http://voyage.jeremiebt.com/
Pour savoir ou nous sommes, la carte d’ »Hubert Earth » est là: http://voyage.jeremiebt.com/carte.htm

Signé : Les Bonnes Poires (pour Bonamant-Poirel)

PS 1: Si vous ne voulez plus recevoir d’emails, écrivez nous. « Tu m’enivres » vaut mieux que « Tu m’énerves ;)
PS 2: Pensez aussi à nous donner des nouvelles de vous… et n’oubliez pas que sur les pages vous pouvez laisser tout en bas des commentaires que nous lirons goulument !
PS 3: Si le temps entre deux reportages vous semble décidément trop long, des nouvelles fraiches sont régulièrement postées ici: http://voyage.jeremiebt.com/01/nouvelles/
PS 4: On cherche un éditeur pour publier à notre retour un recueil de textes, d’illustrations, et de montages sonores glanés durant notre voyage. Si vous en connaissez, pensez à nous.
PS5 : Merci à tout ceux qui nous ont donné un toit ou un bout de jardin pour la tente : Nico, Jérôme, Matt, Kwen, Sam, Gretchen, Lukas, Paula, Fana’s family…
PS 6: « Jérém’ n’ a pas eu de panique gastrique depuis 3 mois. Un record dans cette région du monde. Ne vous inquiétez pas vous serez les premiers au courant si le compteur change. »
PS 7: les plus attentifs remarquerons que Claire n’a plus ses deux sacoches avant, et que Jérémie est vachement plus léger à l’arrière. L’indigence est un apprentissage de chaque instant.
PS 8: Kikadikoi ? :  Promets-moi que tu ne diras à personne à Lyon que j’ai acheté ça.
PS 9: Kikadikoi ? : Je crois que ce que je n aime pas dans le foot, c’est qu’on joue avec les pieds.
PS 10: Alors, tourisme ou voyage ? L’anglais Chesterton (dans les années 30) a dit: « Le voyageur voit ce qu’il voit, le touriste voit ce qu’il est venu voir ….. ». Et nous ? Cyclo-touristes? Cyclo-vacanciers? Cyclo-voyageurs? Cyclo-nomades?

PS 11: Merci Flo pour des massages de mollets télépathiques.
PS 12 : Merci Jérôme pour nous avoir offert les deux polaires. Rudement utiles, crois-nous. Elles ont vu du pays ! Claire à encore la sienne, Jérèm’ l’a cédée à la frontière Zambienne à une chouette famille.
PS 13: Kikadikoi ? : A force de péter, on cherche même plus à se retenir.
PS 14: Question pour un champignon, passerons nous à gauche ou à droite du lac Victoria ? Les paris sont ouvert (ou tout bleu, ou tout rouge).


Chers lecteurs. Tout d’abord on vous invite à vous mettre un peu dans l’ambiance en cliquant sur les petits « plays » ci-dessous. Il s’agit d’enregistrements glanés le long de nos rencontres en Namibie :

- une famille chez laquelle on s’est arrêtés pour la nuit. Le petit garçon de l’une des filles entonne une chanson pendant que quelques « grandes » l’accompagnent et que les mamans écossent des cacahuètes.
- un exemple surprenant de langage local, le parlé en « clicks ». Sur l’enregistrement, Chris compte de 1 à… 12 ou 13, après il s’embrouille !
- Si vous n’avez jamais entendu ce gros rire d’hippopotame, c’est l’occasion !
MONTEZ LE SON ! Le gain de la musique pour éviter le grésillement est faible, et nous n’avons pas de table de mixage avec nous ;)



Notre traversé de la Namibie en chiffres :
1 824 km (11 291 km depuis le départ)
57 km en pick-up pour aller dans un magasin de vélo qui vend des chambres à petites valves.
Du 27 Juin au 17 aout 2011
51 jours dont 28 en pédalant
Une moyenne de 65km par jour pédalé
L´étape la plus longue fut les 98 km époustouflants avant Spitzkoppe (passez par Tsaobis et le boshua pass via Karibib)
2 crevaisons pour Jérèm’ et un valve déchirée pour Clairette.


On vous avait laissé quelque part par là, au Bénin. Si vous avez suivi nos péripéties en Afrique de l’Ouest, voici la photo du seul bateau qu’on aie trouvé pour contourner les soucis de visas, d’élections, de saison des pluies… en Afrique équatoriale.
Nous aurions volontiers traversé le Congo en train, mais il n’y en a plus depuis que Tintin en a renversé un.


Comme dit Fred on a pris les roues de sept lieux et on s’envole pour la Namibie.
On apprend comme vous où ça se trouve, l’Anamibie. C’est là…


Petite vue depuis le hublot…
On s’attendait à trouver ça : Du rien, du rien, et des routes qui relient deux rien.
Nous sommes déjà tout excités de ce qui nous attend : nouveau décor, nouvelles habitudes, nouvelle monnaie… quoi d’autre ?


Au milieu, il y a des « farms » complètement paumées. Oui on dit « farm » car  la Namibie est anglophone (en plus des multiples dialectes…)


Le pilote ne s’est-il pas planté de destination ? Nous sommes à Windhoek, la capitale de la Namibie. Maisons pavillonnaires, trottoirs bien propres et bien dessinés, gros 4×4 et pick-up roulant lentement, et surtout, surtout … des « blancs » partout. Là un groupe déjeunant dans une cafétéria, dans une allée résidentielle ça promène le chien, ici ça descend de la voiture, plus loin d’autre qui poussent le caddie sur le parking du supermarché. Du SUPERmarché, pardon… On se croirait au Texas.
Au secours ! Où sont passés les boubous, les chaudrons de bord de route, les sourires ravis, les vendeurs de tomates en tas et les chaleureux « Bienvenu chez nous ! » ???? Les seuls noirs que nous apercevons gardent les parkings, « tiennent » la porte de la banque, arrosent les jardins… ou poussent le caddie de monsieur jusqu’à sa voiture.
Choc culturel… et en plus il caille.
Nous apprenons que nous sommes à 1.800 mètres d’altitude… tu m’étonnes qu’on se gèle les roulements !
C’est le plein hiver ici ! D’un corps qui résiste à la chaleur on passe à un corps qui lutte contre le froid.
La transition a été un peu rude, surtout le changement d’air, très sec ici, alors qu’on s’était habitués à l’humidité dans l’air, ça fait bizarre dans les poumons… :-)


Heureusement, nous sommes accueillis comme des coqs en pate chez Nico qui se montre aux petits soins  avec sa maman pour nous.
Nous resterons presque deux semaines, le temps de découvrir un peu la vie d’ici, et de faire le point sur la suite du voyage.
Un peu bousculés par le changement radical de mode de vie, de climat, de langue, d’heure, que-sais-je, nous nous laissons chouchouter par Nico et sa famille qui nous placent dans une des chambres  de leur « bed and breakfast », où nous redécouvrons des habitudes de notre « ancienne » vie occidentale : une douche chaude, une couette, de la robinetterie qui marche, un trottoir bien droit pour marcher…
Il nous faudra un peu de temps pour nous acclimater : alors que nous batifolions depuis des mois dans un 30°C bien mouillé, voilà que l’hiver austral nous attrape sans ménagement : claquage de dents et peau sèche garantie ! Claire passera une après midi entière à siester sous la couette. « C’est l’acclimatation, je te dis ! »


La douche chaude ! Quel bonheur quand il fait froid ! Au moins, pfiou, 15°C la journée, et autour de 4-5 la nuit. Les futures nuits en tente s’annoncent glaciales. Gloups, sommes-nous suffisamment équipés ?


« Utopia, le paradis blanc » ils appellent ça ici.
Dans ce ghetto pour blancs où nous resterons plusieurs jours, nous ne verrons bien peu de noirs, mis à part les gardiens et les jardiniers. Nico hérite un peu de tout ça malgré lui, et petit à petit il construit sa vie loin de l’apartheid qu’ont connu ses parents.


On retrouve de l’occident le pire : les 4×4, les supermarchés remplis d’acheteurs compulsifs de cochonneries importées,  les clôtures électrifiées autour des maisons,  des grilles sur TOUTES les fenêtres. Censé générer un sentiment de sécurité pour les habitants, c’est plutôt l’effet inverse sur nos pauvres personnes en quête de liberté africaine. Et en plus, la vie est chère.
Nous sommes bien bien loin les vêtements colorés, des tailleurs et des cordonniers du coin de la rue comme en Afrique de l’ouest. Ici tout est clean.  Il parait qu’il y a du racisme… ca alors…


Déballés du carton, les vélos sont intacte ! L’occasion de passer au contrôle technique des s.


Les plantes, elles, ce n’est pas la même chose. Claire se met en quatre pour les faire grandir, on les arrose même à l’eau chaude pour leur faire croire qu’elles n’ont pas quitté Cotonou !


Ça y est, des animaux bizarre ! Ça commence dès le garage de Nico !


LE PLASTIQUE C’EST (pas) FANTASTIQUE !!! Vision d’horreur ! Dans le supermarché, TOUT est cellophané, sous emballage. Ça vient d’Afrique du sud. Emballé, ça fait propre, ça brille, c’est que ça doit être bon. BEEEEEEURK ! On  mangera donc beaucoup, mais pas super bien… tout est importé de l’Afrique du Sud, la Namibie ne produit rien, rien que du gibier et des animaux sauvages pour les touristes qui viennent chasser dans les « Hunting Farm »… Tuer un lion et revenir avec un trophée empaillé, c’est dans les 50 000 euros. Une girafe 3 000, une autruche 100.

Pas de petites boutiques, rien de local, on mange comme des américains du pain de mie dégueulasse et du fromage coloré en plastique. Pas top. On retrouve tout de même une variété de fruit et légume qui nous a un peu manqué en Afrique de l’Ouest. Alors emportés par cette envie de diversité dans les produits que nous aimons, nous faisons comme les gens de Windhoek, et nous achetons…
Vivement la Namibie sauvage. GRAOUUUUUUUUUUUUU.

Pour se consoler, Jéréms en profite pour finir des dessins commencés en Afrique de l’Ouest : Usine à phosphate du Togo, marché du Bénin, ninja en Mauritanie, bivouac dans le Sahara…














Nico nous propose de nous emmener quelques jours dans la ferme de ses parents, à une heure de route de Windhoek. C’est l’occasion pour nous de découvrir un autre visage de la Namibie.
Quel contraste ! Tu sors de la ville, et quelques kilomètres plus loin, passé les dernières maisons, tu te retrouves dans le désert ! ça nous fait un bien fou, on sent qu’on va en prendre plein les mirettes !


Nico nous explique que ces grandes construction à l’allure de far-west sont des « pompes » éoliennes pour alimenter en eau une ferme « pas loin ». Info qui s’avérera utile lorsque nous serons paumés dans le bush plus tard.

Voila Nico, qui nous promène dans le domaine de la ferme familiale, un vaste étendue de « je-ne-sais-plus-combien » d’hectares de « bush » (brousse en anglais), avec…. plein d’animaux dedans.


Première rencontre : une autruche !


Ça doit être des cacas de quelque chose, on n’est pas loin de quelque chose…

Petite mise en « Bush » (tient ça aurait pu être le titre de la newz…. J





Pour trouver des bébêtes, on va au bar du coin. Car les zanimaux, ça aime boire le soir quand il a fait chaud la journée (sauf les zébus, car quand zébu, zé pu soif).


Koudouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!!!!


Waterbuck !!!!


Claire buck !!!!


Le premier coucher de soleil Namibien. Quelle claque !




On vous prévient, des paysages on va en mettre pas mal.


Un Toko (en français, ne dit on pas « toucan » ?) ! Si l’un de vous peut nous répondre dans les commentaires en bas de cet article, c’est cool ;)


Le lendemain matin, un troupeau de… de… d’animaux quoi ;)


Et au milieu une antilope et deux oryx, reconnaissables à leurs longues cornes droites.


En dessous de la photo du couché de soleil plus haut, on distingue de beaux nids dans un arbre. Voilà de jour l’habitation des « weaver birds ».


Des impalas nous honorent de leur présence.

Une belle série sur les buffles d’eau.



Nous sommes restés une bonne heure, à nous rapprocher petit à petit. Eux, myopes comme des taupes, nous tournent autour, pour percevoir notre odeur, le vent dans notre dos.


Monsieur le phacochère fait son apparition.

L’occasion de tâter du pinceau…




Des zèèèèèèèèèèbres !


Ou est koudou ? Reconnaissable avec ses grandes oreilles de Mickey !


Girafes à 13h !!!!! Elles nous aperçoivent juste après, les malignes, on assiste alors au spectacle gracieux d’une fuite à vue d’homme.


Une empreinte de girafe.


Nous resterons plusieurs jours de suite, de l’aube à l’aube à observer.


« Ça va passer, ça va passer !
Ah ba non c’est pas passé…
Glouglou dit la voiture.
Ah shit ! Conclus Nico. I Knew it ! »


Patientons intelligemment en attendant le tracteur qui désembourbera le machin avec un gros bruit de succion.




No com.


A côté des bonbons, la spécialité locale : le biltong. C’est de la viande séchée de ce que vous voulez, bœuf, oryx, éland…


Nous faisons connaissance avec les squashs, sorte de courge ronde et savoureuse. Une amitié commence…


Spéciale dédicace à Mathias, Simon et Tifen : l’état de nos roulements ;)


On ne vous a pas dit, Nico est un « figuriniste ». comprendre que comme Jérèm’, il a des figurines, des pinceaux et de la peinture. Après un an de sevrage, Jérém fait… UNE FIGURINE !!!!
En fait, Nico à contacté Jérèm’ via un forum de figurine qui causait des son voyage, un an plus tôt. « Au cas où tu passes en Namibie, je suis là » écrivait-il sans réellement y croire.
Et pourtant, un an après…
Il se sentait seul, ils ne sont que trois entre la Namibie et l’Afrique Du Sud à partager cette passion. (Anecdote pour les avertis : Jérèm’ n’a pas la même voix que dans le DVD qu’il a fait. Normal, en anglais il est doublé)…


Dernière balade autour de Windhoek après deux semaines passés chez Nico.





Ça c’est un petit dèj pour deux. Il nous faut des forces, car ON REPREND LA ROUTE !!!


La caisse arrière elle est remplie A BLOCK car on entame plusieurs jours d’autonomie. Ouch, la reprise va s’annoncer dure…
Sans oublier  18 litres d’eau…


Petite touche de colonialisme allemand au cœur de Windhoek.


Petite touche post-apartheid à la sortie de Windhoek… la réalité des townships.
Cela dit, ça a beau être des cabanes en taule, pour l’avoir vu de plus prêt, c’est beaucoup plus propre et coquet que ne semble le dire cette photo. Jardins, électricité, etc.


Ici on roule à gauche. C’est pas simple, surtout les rond-point et les carrefours.


RHAAAAAAAAAAAA un tuyau qui bouge !


Des collines, ça faisait longtemps ! Aussitôt les roues élancées dans ce nouveau pays, on retrouve tout deux le sourire devant cette nature qui nous a manqué. ENFIN on va retâter du camping sauvage, au calme et loin des regards, calfeutrés dans notre palace de tente.
Le gouvernement démissionne devant les étendues gigantesques à entretenir. Les locaux s’organisent donc en « conservancy » comme l’indique le panneau. Sorte de regroupements locaux pour la gestion des lieux : tourisme, école, routes etc.
Une décentralisation sauvage en quelque sorte.


Le tableau de bord du Jerem. « Il faut faire du vélo comme l’on range sa chambre » ;) toute une philosophie…


Aaaaaaah…
Gravel road mon amour, commence avec toi une longue histoire faite d’enchantement, de promesses, de déboires, de fatigue, d’émerveillement…
Le gravier va crisser sous nos roues pendant des centaines de kilomètres, les cuisses vont pousser ferme, la volonté se renforcer. Nous entrons dans des espaces inconnus, que nous ne maitrisons pas, découvrant au fur et à mesure la géographie des lieux, franchissant collines après collines. Nous nous demandons où cela va nous mener.
On apprend à prendre un méchant caillou dans le bras parce que l’autre crétin dans son 4×4 climatisé n’a pas réussi à ralentir à temps, TU VEUX QUE JE TE MONTRE LA PEDALE DE FREIN DUCON  ?… Aux conducteurs qui nous lisent, merci de lever le pied, c’est plus agréable pour ceux qui sont sur le bord.


Madame poussez c’est un vélo !
Jeremie rigole, mais alors qu’il a mit 11 fois le pied à terre en un an, il l’a fait 12 fois en une seule journée ici. C’est dire !


Ici Jérémie s’est pris une bugne, le 10 juillet à 14h53.
Ci-joint, la trace.


Parfait ! Vers 18h, une ferme se dessine au couché du soleil.

Pour notre première nuit cyclo-namibienne, nous ne dormiront pas seuls. Ca tombe bien, il a fait proche de zéro degrés, et il a même plu des gouttes. On est complètement explosés de fatigue, sans doute à cause la reprise du vélo après 2 mois de togolo-béninoiseries piétonnes, alors on toque à la porte de la grille du portail jusqu’à ce que quelqu’un nous ouvre.


Il fait tellement froid, que la tente est plantée dans l’écurie de Suzanne », namibienne d’origine Allemande qui vit ici avec ses deux grands enfants et tous ses chevaux. On acceptera avec plaisir son invitation à manger et on repartira le lendemain matin plein d’énergie.


Le vélo, ça crève !


Dans un des livres de Suzanne, on a cherché le serpent qui a croisé notre route le matin.


Notre « frigo », jour-2. On a encore de quoi voir venir.


Au menu du midi :Tartine de beurre-spiruline-sel, et sa salade de trucs.


Vivement qu’on bouffe tout ça, parce que c’est lourd à porter.


Yeahhhhhhhhhhhhhhhh ! C’est beau à couper le souffle. Ah nan c’est peut-être la montée qui m’a coupé le souffle…


La route se tortille entre un ciel bleu intense taché de nuages cotonneux, et d’imposants reliefs émoussée sur l’horizon desséché. Les lignes droites s’étirent et serpentent à n’en plus finir dans ce décor aux couleurs chaleureuses, et pourtant hostile à toute vie humaine.
Grandiose !
On se dresse sur les vélos dans les descentes pour apprécier à plein poumon ce trésor qui nous est offert.


Ces côtes là, on les garde pour demain.

Première nuit en camping sauvage. Il n’y a pas un chat, et l’embarras du choix quand au lieu de plantage. .
Nous bivouaquons dans ce trésor géologique en nous abritant derrière d’épais buissons.


Claire [mode craquage/on]
Oui c’est beau, mais oui, moi aussi je trouve que c’est très beau. Mais ce qu’on vous dit pas c’est que déjà la photo elle est prise de dos, alors ça veut dire que ça c’est pas une descente mais bien une côte (encore une), et que, de toutes façons au fond de la descente qui suit il y a un vieux ruisseau pourri qui va tuer tout le pauvre élan que t’as essayé de gagner sans te crouter sur ces graviers de merde. Et puis alors le comble, c’est que ça fait 3 jours qu’on pédale à 2 000 mètres d’altitude ! Alors qu’on me dise pas que je suis fatiguée parce que OUI je suis fatiguée, voilà, j’en ai marre ! Ça monte, ça descend, c’est « hilly » comme ils disent ici, en même temps on nous dit pas grand-chose puisque ça fait 2 jours qu’on croise plus personne ! Sont pas fous les gens !
PFIOUUUU !
Claire [mode craquage/off]

Quand on est végétarien voici les seules côtes que l’on bouffe.
La sueur pique les yeux, de l’air froid rentre dans nos corps douloureux.

Certes on a passé les Pyrénées en deux jours, puis les sierras Andalouses sur 30 km, puis une brousse épaisse au Mali sur 70 bornes… MAIS LA, c’est 300 km de piste de terre, 6 jours de sable, des côtes et encore des côtes ! Tu pédales deux mètres, tu descends, tu pousses, tu renfourches pour la descente, tu repousses…C’est même pas du vélo !

Tout ça pour voir un gros caillou nommé Spitzkoppe !


Lorsqu’on cause tourisme, ça fait un sacré décalage avec les occupants des 4×4 que l’on croise et qui s’envoient des kilomètres de piste à bord de leur véhicule pour voir TOUT.
« - Et vous êtes allés voir ça ?
- Ah non pourquoi ? Ah ba oui c’est vrai pour vous en vélo c’est loin… »
Ils font en un jour ce que nous on fait en une semaine,  le coffre plein, les réservoirs aussi. Du coup quand on manque un peu d’eau, on joue aux coupeurs de route, on sollicite leur aide qu’ils nous donnent volontiers. Ici, un pain au sucre, deux bananes et des galettes donné par ces jeunes allemands en vacances ! Ça tombait bien, on avait plus rien pour le petit déj’ du lendemain, car les montagnes réduisent considérablement notre kilométrage journalier.

Cette journée là, où notre mauvaise gestion des vivres nous embête (mais la seule fois jusqu’à présent depuis le début du voyage), on croise cinq 4×4 : 500 ml d ‘eau pour le premier, 250 ml d’eau pour le second, puis 7 l d’eau, une banane, un cake et des biscuits pour le troisième, pas d’arrêt pour le quatrième, et rien dans la cinquième.


On a plus grand-chose dans la caisse au troisième jour. Le repas du soir est composé de deux tartines.


Apres «Les folles aventures rocambolesques de la roue arrière de Jérémie » , voici «La jardinière de Claire et Jérémie » .
Dernière tentative pour sauvegarder le fruit de la passion togolais : un cocon de PQ (la class’) pour le préserver du vent et du froid, pour lui faire croire qu’il est encore à Cotonou.


Du haut de la route, on aperçoit un peu de vie sauvage.


Les poussés sur les mollets sont de plus en plus dures, la fatigue démesurée ! Et ces collines qui n’en finissent pas ! Claire pousse son vélo dans chaque montée, tandis que Jerem les attaque en zigzag. Le moral suit le dénivelé et s’essouffle un peu. Le paysage est magnifique mais nous renvoie à notre petitesse un peu rudement.
Claire se dit : « Est-ce bien la place de cyclistes isolés ? Tout est fait pour la voiture»
Jerem’ dit  « Rho ils savent pas ce qu’ils manquent ces conducteurs de 4×4 trop pressés à enchainer les spots de leur guide! »


Solitude, solitude. On prend en photo des arbres… On ne tournerait pas un peu dingo, non ?


Cependant, nous ne regrettons pas l’ascension. Les passes escarpées nous offrent des points de vue presque aériens sur ces immensités sauvages.
Ici, le boshua pass. Splendide !
Ça valait le coup hein Claire ? Pense qu’avec tes gambettes tu pourras frimer sur la plage, dans 5 000 km, de l’autre côté du continent.


On passe devant la Moria, mais quand on a vu ce qui est arrivé à Gandalf, on trace tout droit.


Cherchez Charlot.



Quatrième jour, on commence à ne plus rien avoir à bouffer, mais il reste du Nutella. Nous sommes sauvés.
Mais la montagne a sérieusement ralenti notre rythme, alors que nous avions repris à Windhoek nos habitudes de repas gargantuesques… on va commencer à manger du sable. ;)


Attention, jolie fille !!!!!


Les 4×4 nous dépassent avec leurs écrans de poussière. Les plus sympas ou les moins pressés s’arrêtent. Ce papy aux allures charmantes avait vu la trace de nos roues 80 km plus tôt, et s’était étonné que deux vélos passent devant chez lui, alors qu’il n’y a rien à 100 km à la ronde. Trois heures de route plus tard, il nous rattrape, heureux d’avoir élucidé ce mystère. Pour la peine, il nous donne des supers bonnes oranges et de l’eau.
Super l’eau ! Car on commençait à manquer.
Moins super, il juge bon de nous mettre en garde « Attention, là-bas, il y a des noirs ! Ces gens-là tuent et volent, faite attention ».
Ou encore :
« Quoi ? Chez vous en Europe, les noirs ne volent pas ?  C’est pas vrai !!!! »
Voilà le genre de commentaire que l’on a entendu plus d’une fois. Haaaaaaaa les sales séquelles de l’apartheid…
On a aussi entendu un propriétaire nous parler de « ses treize noirs », marque de réussite sociale dans sa ferme, peut-être.
Aboli tardivement en 1991, l’apartheid reste encore encré dans les mentalités, et on a entendu des choses du genre «Le noir est profondément stupide et fainéant… il m’en faut donc dix au moins dans ma ferme », ou encore « Ces gens-là ne sont pas comme nous : les mouches, être propre sur soi, l’envie de progresser, tout ça… »
Blague locale : Qu’est ce qui sépare un touriste d’un raciste ?
Réponse : 3 semaines.
HAHAHAHAH. Pas drôle.

C’est le moment d’aborder avec vous ce sujet délicat : celui des propriétaires blancs, ultra minoritaires, dans un pays de noirs. Attention, âmes sensibles s’abstenir, on ne va pas y aller par quatre chemins, et désolés si le choix des mots vous choque.

C’est parti.

Un jour, on a pris le temps d’observer tout ce petit monde qui vient au supermarché… Ces endroits rassemblent noirs comme blancs, vu qu’il n’y a que là qu’on peut trouver de la nourriture industrielle.

Ça fait froid dans le dos !
- Les noirs : la moitié sont complètement bourrés, ils viennent au Spar juste pour s’acheter des canettes de bière, les boire sur le parking. Ça nous désole aussi de voir leurs gamins traîner autour du magasin et faire les poubelles.

- Les blancs : comment décrire ce mélange de stupidité, d’inculture, voire de problèmes congénitaux du à l’isolement et aux relations consanguines, à l’alcoolisme ? Des rednecks africains, qui repartent le pick-up chargé de boîtes de conserves et de bière, jusqu’au mois prochain. Au passage, ils nous lancent de nous méfier du gardien du magasin qui pourrait nous voler des trucs.
Ces blancs se revendiquent clairement « africains ». Pourquoi pas, après tout : ils sont nés ici, leurs parents aussi, ils ont une histoire qui les lie à cette terre. Pour autant, rien ne doit les associer avec les autres occupants, les noirs, hormis éventuellement une relation de travail. Les noirs ne sont ici qu’une main d’œuvre, qu’on utilise tout en se dépêchant d’en faire abstraction, on les tolère dans le décor, mais on se dit que ce serait tout aussi bien « sans ».
A la racine de ce racisme ambiant noir/blanc, il y a les conditions d’isolement des gens à prendre en compte, car n’oublions pas que la Namibie est un des pays les moins peuplé au monde (moins de deux habitants au km carré). Autrement dit, on ne se marche pas sur les pieds. Alors que les noirs se regroupent volontiers en villages, les blancs cherchent plutôt à s’installer là où ils sont les seuls, pour y développer leur petit business fermier. Peu de vie sociale, vie culturelle quasi nulle, et donc repli sur soi, puis méfiance, alimentée par la méconnaissance. Noirs et blancs n’étant pas obligés de coopérer pour vivre, deux Afriques se vivent en filigrane l’une sur l’autre et s’ignorent superbement.

Nous ces blancs, on leur trouve à tous quelque chose qui « cloche ». Dans leur regard, ou dans leur physique…  Un détail qui fait qu’on a du mal à les reconnaître comme des « nôtres », mais en revanche qui les lie entre eux, un peu comme s’il s’était crée au fil du temps un trait caractéristique d’appartenance à une « tribu » blanche africaine. Consanguinité ? Rares sont ceux avec qui nous ne nous sentons pas étrangers. Un bon coup de métissage là-dedans…

Si vous n’avez toujours pas bien compris, on peut vous faire le portrait de C… et Y…,  propriétaires d’une ferme (évidemment), de chasse (évidemment) et c’est monsieur qui conduit (évidemment). Lui avec sa vieille barbe et son air rougeau, sa chemise à carreaux, semble sorti tout droit d’un paquet de  Kellog’s. Il est né en 1960 dans le bourg à 30 km, y a trouvé une femme, et est allé s’enterrer à côté, au plus simple. Sa sortie hebdomadaire : le minable supermarché OK Food à la ville. La peau bouffie trahie son penchant pour le rayon boisson.
Sa femme : la trentaine, habillée comme une gamine : minijupe en stretch noir et haut synthétique rose fluo-fushia ultra moulant. Grasse, le cou épais, la tète en avant et le front au raz des yeux. Une massue dans la main et Groumf. Ils nous félicitent pour notre courage, puis… nous disent de nous méfier des noirs.

On doit vous paraître méchant. Mais ces gens-là qui se montrent adorables envers des étrangers blancs et puants envers les africains noirs nous horripilent.


Voici les traces en question.


Depuis 2 ou 3 heures, on a plus d’eau. On nous a dit que plus loin il y a une rivière. Voila la-dite…


Allez, recette à la namibienne !
Creusez un puits, et laissez monter l’eau.
Laissez reposer 15 minutes
Une fois les particules tombée au fond, régalez-vous.

Nous on rajoutera : et filtrez avec soin !


Mais au moment de sortir le filtre, un 4×4 passe et nous lâche un bidon. Cool.


Au milieu de ces déserts, une station service de temps en temps, autour de laquelle gravitent quelques bicoques et un bar. Ici, ils appellent ça « une ville » ;)
C’est à Karibib, le cinquième jour, que l’on trouve ENFIN un supermarché. Au milieu de tant de sacs plastoc et de produits industriel, Jérémie cache sa joie ;). Ça nous navre de dire que l’on prévoit notre itinéraire en fonction des supermarchés, mais il n’y a absolument aucune alternative pour acheter son miam.
On fait un bon gros plein (on nous le refera plus maintenant le coup des 4 jours en autonomie dans la montagne), et c’est reparti pour plusieurs jours sur les belles routes Namibienne, droit vers la montagne de Sptizkoppe.
Sans doute l’une des plus belle route de notre voyage !!! Cinq jours de pur plaisir pour les yeux et les gambettes. Et en plus, c’est presque plat !







Nous rejoignons au pied de la montagne un groupe d’escaladeurs rencontrés à Windhoek, dix jours avant. Nous passerons trois jours avec aux à arpenter Spitzkoppe, la montagne « au chapeau pointu ».
La géologie du coin est vraiment très amusante, toute en rondeurs, avec des blocs posés en équilibre, des toboggans, des pools, des arches….


(Photo de Julie)
Ambiance particulière ce soir à Spitkzoppe.
Les 4×4 ont ouverts leur coffre et révélé un matériel de camping bien sophistiqué, les réservoirs délivrent de l’eau en abondance,  les tentes sont montées, et le feu bien parti.
Cette vingtaine de gens adorables venus de Namibie et d’Afrique du Sud nous réconcilient doucement avec l’idée que nous nous faisons des africains blancs. On se radoucit un peu, on cause, on écoute, on partage les chips, le plat de saucisses tourne (sauf pour Jérèm), les accordéons se laissent tripoter et Jérémie se lance dans un Tchaï dont tout le monde redemandera…
Ils parlent afrikans, mais aussi anglais, langue qu’ils utiliseront entre autre pour nous intégrer à leurs conversations (attention que nous apprécions).
La Namibie offre des espaces tellement grand qu’il est effectivement difficile d’y vivre (vivre au sens où nous l’entendons c’est-à-dire, travailler, avoir une vie culturelle, sociale, un minimum de confort) sans être « équipé » pour. Effectivement, un 4×4 s’avère utile pour franchir le sable et la gadoue qui sont fréquents ici, un réservoir d’eau dans le véhicule, au vu des distances à parcourir est aussi indispensable, une tente sur son toit, chez nous ça fait « kéké » mais ici ça vaut mieux…



Dans un paysage Daliesque, une montagne surgit de l’horizon désertique. Au pied du colosse, d’autres collines de granit rouge, comme des œufs gigantesques, brillent de milles feux à la nuit tombante.
Nous poserons notre tente trois jours dans ce monde minéral. Sublime.


Les cyclo-hippies débarquent, avec leur lessive bio-végétale et leurs fringues colorés.




La Jacquette du prochain album de Clairette ;)


On reprend la route, après échanges de mails et promesses de faire gaffe.


Ça s’invente pas. Complètement flingués de la tête, les deux.


Comment ça « Route closed ? »
Comment ça faut qu’on fasse un détour de 70 km !
On pique-nique au pied du panneau en attendant une éventuelle bagnole qui pourrait nous renseigner… On regarde la carte, on ne remarque rien de potentiellement « closable ». Pas de pont, à  peine une micro rivière qui ne peut pas déborder en saison sèche.
Comme dit Allan « Ecoute les signes de la nature quand tu hésites.». On a le vent dans le dos, on se lance.
Y a intérêt à ce que ça passe, car on a deux jours devant nous avant le prochain croisement.



Le camping sauvage nous ravit même si on ne dort que sur une oreille… Certes les rhinos et autres lions sont dans des réserves, mais de notre côté de la clôture il reste quand même les hyènes, les serpents, les chacals, les araignées, les sangliers, les babouins et autres machins qui peuvent faire du foin autour de la tente, exploser ta poubelle, ou se jeter sur toi si tu sors pisser la nuit. Brrr…


Le réveil est synchronisé avec le lever du soleil…
cette photo durant la toilette matinale nous permet de répondre à plusieurs personnes qui nous demandent si à cause de l’effort sur le vélo, la chaleur…. cela ne nous gène pas la « faible » fréquence des « véritables douches », et comment on accepte de se laver mois fréquemment et que partiellement…
Et bien… nous apprenons à distinguer la saleté… de la saleté.
Comprendre que la pollution du métro et que l’air gras des villes est bien plus « sale » que de la poussière. La vie au grand air rend notre transpiration bien plus supportable, moins odorante. Beaucoup moins même, malgré la chaleur, car rien ne macère. Le vent sèche, les plantes embaument…
Nous transpirons ce que nous buvons, nous avons une relation bien plus directe avec nos aliments, et nous acceptons donc d’autant plus nos corps.
Je sais pas si ça vous parle, tout ça…. Mais à nous, jeunes baroudeurs gonflés de collagène naturel, si ;)



Voilà… On arrive de l’autre côté, après quand même avoir pas mal poussé dans le sable. Effectivement, en voiture, ça passait pas.


Voici un panneau qu’on est heureux de voir. Après 500 km de sable et de poussière, le bitume reprend, pour… une petite journée.


LE BRANDBERG , la« Montagne de feu » qui porte bien son nom.
Le soleil couchant vient embraser la façade ouest de ce Goliath de granit, point culminant du pays (quand on vous dit que ça grimpe, hein ?)


Vous comprenez rien à ce qui est écrit ? Nous non plus.
C’est du Kwaekwaegowabdamara (on plaisante pas), la langue du peuple Damara.
En fait, les habitants de cette région parlent dans un langage qui utilise des « clics » en plus des syllabes comme on les connait. Quatre clics différents qu’ils insèrent dans le débit de paroles, et qui s’écrivent comme sur ce panneau : un ou deux slash, un point d’exclamation (en début de mot) et un genre de dièse à une barre. Ne nous demandez pas comment ils écrivent leurs sms.
Pour l’entendre, référez vous à l’un des mp3 présenté au début du reportage. Prenez le temps, c’est assez surprenant !

En direction de la fameuse White Lady de Brandberg, profusion de verdure et de couleurs ! Normal, il y a de l’eau qui coule par ici…
Suivez le guide !







Après une bonne heure de grimpette au milieu des cailloux, on accède à un des plus vieux sites archéologiques de l’Afrique, le Maack’s Shelter, un site de peintures rupestres datant de 2 000 à 5 000.

La fameuse White Lady et ses potes de chasse.
Pour idée, la « Dame Blanche » mesure 40 cm et fait partie d’une étrange procession de chasse. Chevelure raide, peau blanche, de nombreux théoriciens se sont cassé les dents sur l’interprétation. Garçon enduit d’argile dans le cadre d’une initiation ? L’arrière arrière grand père de Christophe Colomb ????








Jérémie trouve un joli bâton, et se dit que ca ferait bien dans sa chambre au retour. Alors on le fixe à l’arrière du biclou (voir photo) pour l’amener jusqu’en Zambie, 1500 km plus loin, où il rentrera par la voie des airs.



« Hé Claire, pourquoi moi je prends des photos de toi pédalant en descente, et toi tu me prends en train de pousser comme un c… ?»


Ce soir là, Eric et sa super famille, croisés deux jours plus tôt, décident de nous offrir le camping. Il faut dire qu’ils ont dû avoir pitié de nous en voyant nos mines déconfites lorsque la dame du camping-lodge nous annonce le tarif pour poser la tente. Voilà des semaines qu’on dort librement dans des endroits magnifiques, alors d’un coup ça nous paraît absurde de payer. Mais nous avons galéré pour rejoindre l’endroit (la piste en saaaable), il est trop tard pour revenir en arrière et nous sommes fatigués. Et puis la perspective de passer une bonne soirée à papoter avec Eric, Christelle, et leurs deux garçons nous plait beaucoup.
On a fait aussi la connaissance de Hervé, Sandrine et leurs enfants, qui vivent à l’île de la Réunion. Ils nous attendent les bras grands ouverts … Qui sait….


Hervé avait, dans sa jeunesse, fait un long voyage en Afrique. Il nous raconte… Dans les années 80, ça c’était l’aventure. Voici un cliché de l’époque. Nous c’est le club Med en comparaison.



On y est presque !


(photo de Julie)
Et non, ce n’est pas 10 000 crevaisons que nous avons réparés.
Ce n’est pas non plus 10 000 litres d’eau que nous avons bu (quoique…) depuis le 11 aout 2010… mais….
NOUS AVONS FAIT 10 000 KM sur nos vélos !!!!
Et voilà la traditionnelle photo ! Pour celle-là on s’est un peut arrachés alors on espère que vous saurez apprécier.

(Photo prise en avance à Spitzkoppe)


On commence à reconnaitre les ethnies des gens en observant, simplement : des grands blacks métissés avec du sang aryen du temps colonial, aux tout petits bushmens… Sur qu’on doit se tromper, mais on se marre bien.
Plus tu es gros, plus tu es riche ! Valable pour la tribu des Héréros, dont voici une digne représentante en tenue traditionnelle. On a eu du mal à obtenir un meilleur cliché parce qu’on ne voulait pas passer pour des gros benêts de touristes, pourtant on a vu certaines robes sorties tout droit d’un livre de contes de fée ! Très sophistiqué, des paillettes brodées en ourlet, des couleurs pas possibles, une jupe plus-large-tu-meures, et une coiffe à la forme étrange… effet « grande dame » garanti !


Tenue traditionnelle des occidentaux. On n’a eu aucun mal à prendre cette photo, quoiqu’ils tracent vite, les coquins ! Effet « touriste » garanti !


« Jérèm’, t’es pas drôle »


Voilà un des seuls contacts avec la population noire-vraie-locale que trouvent  les touristes. La vente de petits bidules, bracelets et colliers en os et en bois, en forme d’éléphant, en bord de route… Dans cette partie de la Namibie, les noirs travaillent sur les propriétés des blancs, ou vivent reclus dans leur « ethnie », dans leur village. Effet pervers dû au  tourisme de masse, certaines ethnies vendent littéralement la visite de leur village, vendent les prises de photos, vendent l’observation de l’intérieur de leur maison, vendent la vue de leur nudité, comme certains villages Himbas. Vous les avez sans doute remarqués sur les prospectus des tours-operators : ils sont marron-chocolats jusqu’aux cheveux et vivent presque nus. C’est sur, c’est vendeur le « tourisme ethnique », mais quelles conséquences pour ces gens qui réclament maintenant leur part du gâteau en ce mettant à poil devant les appareils photos.
Du coup nous n’avons pas poussé notre route jusqu’aux régions du nord où ils vivent, par crainte d’être associés malgré nous à cette pratique.
Pour vous dire, la première Himba que nous avons rencontré a ôté gracieusement le tissu qui l’enveloppait à notre passage devant son échoppe, le remettant dans notre dos. Une forme de salutation, sans doute…
Cela dit, les deux touristes de dos sur la photo sont comme beaucoup, naïfs vis-à-vis de ce qu’implique leur consommation.


ENFIN ! Le moment du coucher de soleil coïncide pil-poil avec une maison sur le bord de la route. « Rastafarai ! We are one ! » nous lance Zacharie, qui habite ici en famille, notamment avec Kelly son neveu.
Après presque un mois de voyage et de camping sauvage, c’est LA PREMIERE FOIS que l’on dort chez une famille noire.
A la fois parce qu’on a traversé des endroits sans grand-chose, mais aussi car la population blanche règne dans toute cette région du pays et les deux communautés ne se mélangent… pas. On sent vivement les conséquences de l’apartheid. Il n’y a aucune animosité envers nous, pas du tout, mais les noirs n’ont pas spécialement envie de nous causer, du genre « On a déjà donné, merci, on sait comment vous fonctionnez…. »
On en a parlé à d’autres touristes… mais forcement eux ne le ressentent pas, car ils ne côtoient (presque) que la population qui gravite autour du tourisme. Merci le vélo.

Dehors, les carcasses de véhicules rouillent en silence, au milieu des bouteilles.
On nous avait prévenus, l’alcool fait des RAVAGES auprès des populations pauvres, isolées, qui s’ennuient. Sexe et boisson sont alors des passe-temps auxquels les gens s’adonnent tristement. La jeunesse est bien difficile…


On ne vous a pas encore parlé des supermarchés « Pick ‘n Pay » et la difficulté pour trouver de l’eau plate en bouteille, qui ne soit ni verte, ni jaune, ni bleu, ni avec des bulles, ni avec des vitamines.
Par contre, il y a la bièèèèèèèère, dont la production est la seconde économie du pays ! Un véritable fléau qui dévaste la santé publique, tant et si bien que le gouvernement prend des mesures drastiques. Vente uniquement à certaines heures, voir même que certains jours de la semaine. Le rayon « alcool » est bouclé sous grille et cadenas.
Évidemment, un gardien permanent fait régner le décret.


Propagande de la SWAPO, actuel parti au pouvoir, jadis indépendantiste révolutionnaire, actuellement capitalo-capitalistes.


Vite un soudeur !


« Tiens, prend ça, VENGEANCE ! »


L’auto-stop est une pratique courante, familiale, et très utile.


Des coupeurs de route !
Pour prévenir des feux de brousse.


Ca faisait longtemps ! Et c’est toujours Jérèm. !
Normal,  il porte le plus !



Pique-nique musical.
Kikadikoi : « Pour l’accordéon, aujourd’hui je m’assoie dessus et j’attends ».


RHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! Celle-là, elle tombe sacrément mal. On a des rustines, mais plus de chambre à air de rechange. Nous partons pour plusieurs kilomètres, le vélo sous le bras pour rejoindre le prochain bled.


Pas de chance, la seule chambre que l’on trouve est A GROSSE VALVE. Pas bon pour nous.
Moralité, part avec des GROSSES valves et  un adaptateur pour être plus polyvalent dans le drame.


On doit se rendre à la prochaine grosse ville, Tsumeb qui dispose des bonnes chambres à air.
Appréciez l’audace du lieu choisit pour faire du stop.


Merci aux touristes Belges qui ont poussés leurs sacs pour mettre les nôtres.


Vous devinerez jamais ce qu’on est allés voir : une météorite (rien que ca), la plus grosse du monde, tombée il y a 80 000 ans. Bon c’est rien qu’un gros caillou en métal, mais ca fait quand même sa petite émotion de se dire que ce truc-la comes from spaaaace !



50 tonnes de métal, sisisi mon bon monsieur.


Dans le supermarché du coin, un truc hallucinant : 10 cerises à 5 euros. Gloups.


Voilà c’est la route en rouge ! 300 km, on ne risque pas de se perdre ! Nous sommes au nord de la Namibie, près de la frontière avec l’Angola.

:
Allez, on respire un grand coup, destination Katima Mulilo, prochain poste-frontière.


Le repos  (ou repas) du guerrier.

Un joli petit coin pour faire pipi ? Non, un joli petit coin pour poser un piège. Un piège à gonzesse ?


Rencontre du soir, bonsoir.


La lune, de ce côté ci de la planète, fait un bon gros sourire !


On vous présente…. Fana et Susan ! Bien connus des services de… cyclistes, car d’autre y sont passés avant nous (on les a reconnu plus tard, sur des blogs de voyageurs, notamment Tandafrika, un an avant nous). Nous avons atterri chez eux par hasard. En même temps, il n’y a que deux ou trois fermes le long de cette immense route qui relie Grootfontein à Rundu.
Accueil ADMIRABLE de ce couple d’Afrikaners, à base de plats mitonnés, de petits déjeuner en terrasse, apéros dans le jardin… et une chambre déjà prête.
« On a l’habitude d’accueillir des cyclistes », nous lance cet arrière-arrière petits fils de colons Néerlandais, la 17ième génération pense-t-il.
Et là tout se bouscule dans nos petites consciences. Il est africain, mais blanc. On voit en lui un descendant de colon qui n’a trop rien à faire là, et pourtant il est plus Africain que de nombreux autres. Par ailleurs, le petit Hackim avec qui Jérémie a partagé ses joies d’enfant lyonnais, n’était il pas bien Français lui aussi ? 17 générations… Fana et Suzan.
Bref, ici on parle «  Afrikaans » entre deux saucisses.
C’est dingue, ils ne mangent QUE de la bidoche M.M.S.! Steaks, barback, gratons, cuisse TOUTE LA JOURNEE et sans complément. En même temps, ils sont propriétaire de 500 têtes de bétail, et ils viennent de transformer un élan d’une demie tonne en réserves pour le mois. Au milieu de l’orgie, ils nous préparent de succulentes salades. Chouette.
On échange sur l’histoire du pays, les guerres avec l’Angola, la politique du pays, les relations inter-ethnique… et les histoires abracadabrante de serpents !


Ho des copains, ça faisait longtemps ! Voici Erdan et Norman, deux cyclos Américains et canadien, qui vont du Kilimanjaro à Walvis bay : around-n-over.org

Quelques kilomètres après, nous franchissons un check point que au nom étrange : « barrière sanitaire ». C’est une ligne de démarcation où les policiers contrôlent les coffres de voitures pour voir s’il n’y a pas de viande de contrebande, mais c’est aussi un barrage qui délimite une zone de quarantaine au nord. D’où le nom de barrière sanitaire.
Une fois passé ce poste de contrôle, un autre monde s’ouvre à nous : revoilà les petites cases le long de la route, les enfants qui courent derrière les vélos, des femmes qui portent des trucs sur la tète… et surtout, les gens sont sont noirs ! Mais ouiiii ! On commençait à se demander si les namibiens noirs n’habitaient que dans les propriétés des blancs ou dans des boites en tôle… En fait ils sont tout simplement en quarantaine !
Retour en Afrique, donc, pour notre plus grand plaisir ! Enfin on voit des noirs, enfin on sait dire trois mot dans leur langue, enfin on a mange local ! Au bout d’un mois de pédalage en Namibie, il était temps ! Tout le long de la route jusqu’à Rundu, on verra des petites concessions isolées, ou alors des villages super étendus avec des cases, des chemins partout, des petites barrières, des écoles et bien sur, on vous le donne en mille, des églises.

Les blancs de Namibie nous disaient « faites gaffe, entre Tsumeb et Rundu, y a rien de rien ! » Bah nous on a vu tellement de monde qu’on est allés deux nuits squatter des familles super géniales à un mètre de la route !!


Hors de question d’essayer de se planquer pour du « camping sauvage », l’occasion est trop belle. Apres Windhoek-Texas, et le désert, ça fait du bien un peu de chaleur humaine, des enfants, des mamans….
Comment a-t-on pu nous dire qu’il n’y avait « rien » le long de cette route ?
On nous a dit aussi sur Voyage Forum « C’est vrai que l’on rentre dans la véritable Afrique, « à la Kirikou », plus authentique, une fois passé la barrière sanitaire ! C’est la différence d’impressions entre un voyageur circulant en voiture qui ne voit rien, et un autre à vélo ! «
On voit l’agencement des villages, on en perçoit l’ambiance. On découvre toute une vie : les tas de bois, de « chanvre » disposés le long de la route pour la vente, les groupes d’enfants qui vont à l’école, les animaux sauvages ou domestiques qui traversent la route, le tri des cacahuètes le soir par les femmes…
Par contre le paysage n’est pas époustouflant comme dans d’autres régions.
On ne peut pas tout avoir, pas grave nous sommes comblés.


Quel repas mémorable autour de ce feu que nous avions vu étinceler, à la nuit tombante, au bord de la route.
Les adultes souvent ne parlent pas anglais. Les enfants et la voisine qui sont allés à l’école assurent la traduction. Nous passons plusieurs heures à développer notre vocabulaire en langue Niemba auprès de ce membre de l’ethnie Cuanguale Okavango. Ca palabre, ça chante (se référer aux mp3 présentés au début du reportage), tout en écossant des cacahuètes qu’ils vendent au bord de la route.
On se sent bien, cela nous rassure quand à notre première impression austère de la Namibie. Toutes les futures rencontres dans la région du nord et de Caprivi seront de cet acabit. Comme quoi, quand on quitte les grandes villes et les régions des propriétaires terriens…

On goutte au repas traditionnel, qui constitue… 90% du menu de la semaine : le méhé mahongou, pâte de mil ou de maïs.
Il faut le dire, pour nos papilles occidentales, c’est… fade.


Voici une nouvelle manière de fabriquer des murs.


Avec une photo discrète de l’intérieur…


Voici une nouvelle manière de fabriquer un paillasson.


On est suivis ! Il profite de l’aspiration d’air le bougre car ON A LE VENT DE FACE ! Celui-là va durer…jusqu’en Zambie, 2 000 km plus loin ! (pas le cycliste, mais le vent !)


Ici il pèle sa race, les africains ont froid, alors… on s’habille au marché seconde main, made in Europe.




Nous voici arrivés au supermarché de Rundu. Nous y croisons et « volons » quelques clichés d’une femme Himba, tribu qui vit plus à l’ouest. Choc des cultures, le gardien du supermarché lui court après pour lui mettre un truc sur le dos, elle, se dépêche d’acheter ce dont elle a besoin.


Voici super-Matt ! Le couch-surfeur chez qui nous passerons trois jours et que nous reverrons en Zambie. Ici il achète du crédit électrique pour qu’on puisse prendre une douche chaude. L’électricité fonctionne comme un téléphone, tu recharges ton compteur en avance.


On vous a déjà parlé des peace corps ! Voici Sam, volontaire américain, comme Matt.
Il faut dire qu’en terme de coopération internationale, nous sommes plutôt TRES critique vis-à-vis de ce que nous avons vu en Afrique. Et en matière de politique étrangère américaine, l’expression « mettre des réserve » est un doux euphémisme quand on cause de la maison blanche. Cependant, les volontaires de Peace Corp, programme Américain dans les pays du tiers monde, nous fait sacrée bonne impression à chaque fois que nous rencontrons ses membres !


Rha, le Zambèze nous accueille de la meilleure manière !!! Nous l’accompagnerons encore quelques pays. De l’autre côté, à droite, c’est l’Angola.


Tu t’arrêtes à une aire de pique-nique aménagée en bord de route, tu déballes tes trucs, et là, un gamin se pointe et attend à quelques mètres de toi. Tu sais pertinemment qu’il espère que tu lui donnes un truc à manger. Sinon, il fera la poubelle devant toi et là tu te sentiras vraiment mal. Que faire ?
3 solutions :
- tu lui dis de dégager, t’as envie de manger tranquille. Mais la honte, quand même, si ça se trouve il a vraiment faim…
- tu lui files un bout de quelque chose. En même temps, tu n’aimes pas répondre à la mendicité, surtout quand c’est des gamins qui viennent sou l’œil des adultes (la maison est pile en face).
- tu l’ignores, tu fais comme si tu savais pas qu’il va faire la poubelle dès que tu auras mis ton truc dedans. Tu finis ton repas en essayant d’être naturel, tu jettes les déchets et tu te tournes faire un truc quand le gosse  se penche dans la poubelle.
On vous dira pas quelle solution on a choisi parce que pour toutes, c’est la honte.


Feu de brousse ! Allumé par les éleveurs du coin. En effet, la saison des pluies arrive dans deux mois, et de la bonne herbe verte poussera d’autant mieux sur la cendre fertile.
Un habitant nous explique qu’ils espèrent aussi attirer quelques animaux sauvages.


Exemple.


Par contre ça pue, et de véritables copeaux de cendre nous tombent dessus.


On se rapproche de Katima Mulilo, frontière avec la Zambie !
C’est plat, mais on n’en peut plus du vent de face. Encore 1 000 km dans la même direction, autant dire qu’on n’a pas finit de mouliner… Les gens d’ici nous disent que le mois d’août est LA saison du vent, et du vent d’est même. Pas de bol. On se fait la réflexion que jamais nos vent de dos n‘ont été aussi fort que nos vents de face, c’est dégueulasse !


Il a bronzé le Jérèm !


Au passage à la sortie de l’école, nous sommes assaillis !


Des soleils rouge comme vous n’en avez jamais vu, c’est possible !
C’est vraiment « out of Africa ».


Ici, toute la région est sableuse. Pas question que l’on s’éloigne de l’asphalte.


Alors les paysans remplacent les charrettes par des traineaux.


Nous voici à l’entrée du Parc de Caprivi, étroit couloir aux frontières artificielles d’une quarantaine de kilomètres de large, corridor entre l’Angola, la Zambie et le Botswana. C’est un moment que nous attendions avec beaucoup d’excitation. Sans péage, ni rien à payer, des panneaux tous les 10 km te somment de rouler moins vite à cause des éléphants qui traversent. OK, on roulera moins vite pour éviter une collision !
Le garde de la frontière du parc, nous met en garde contre les lions et les éléphants.
« Vous n’allez pas dormir dans le parc, hein ? ».
« Nonononon, !  Assure-t-on. Un ami vient à  notre rencontre en 4×4, on vient de l’avoir au téléphone. »
Le tour est joué (quel benêt ce flic !), on passe.

« Vous allez traverser Caprivi ? En Vélo ?????? Vous êtes des dingues ! Il y a des animaux sauvages !»
Voici ce que l’on a lu sur Internet lorsque nous préparions notre itinéraire.
Caprivi est un vrai parc national, une réserve de 200 km de long avec plein d’animaux sauvages en liberté. Une route la traverse pour rejoindre la Zambie, avec 2 points d’eau et quelques maisons au milieu. Les tandémistes de Tandafrika nous l’avaient dit «La route est plate, la brousse est blonde, les animaux nombreux et les villages rares ».
On nous conseille aussi sur VoyageForum : « Il y a des villages planqués dans la végétation, à l’écart de la route; Ils ne sont pas nombreux mais je te confirme que les habitants ont des vélos …. et à vous de jouer, ce devrait être l’occasion de bonnes rencontres, que ce soit des gens ou bien la faune dans son habitat naturel »
On aime déjà…
C’est dans cette région que se concentre aussi le peuple San, incroyablement proche de la morphologie des premiers hommes aux plus lointains ancêtres, trouvés sur le continent il y a … 200 000 ans.


ça promet ! Allez, cette fois, on va en voir des éléphants ! Nous sommes sur leur territoire.
Il faut savoir que les éléphants parcourent jusqu’à 100 km par jour, et qu’il est imprévisible de savoir où ils vont passer. Cependant, des « chemins » sont plus récurrents que d’autres, marqués par  leur crottes volumineuses et arbres complètement destroy.

Voici quelques infos pour les futurs cyclistes qui viendraient à la pêche aux infos sur notre site :
Au départ de Divundu, d’ouest en est :
Divundu : supermarché avec produits frais.
+ 15 km Buffalo Reserve, à droite aux panneaux solaire. Pas d’eau potable au parc.
+ 61 km, l’ancienne base militaire Omega 1. Eau courante excellente.
+ 82 km : Omega 3. Dormir en face du poste militaire derrière le bâtiment du gouvernement sur la place. Citerne d’eau non potable.
+70 km : Kongola : Supermarché peu fourni, sans produits frais, sauf des glaces et du coca. Pas d’eau potable courante, mais des bouteilles au supermarché.


Première nuit dans le Parc de Caprivi… Il faut qu’on vous raconte ces folles 24h de « safari improvisé-pasteurisé », digne des meilleurs moments de Jack Bauer (c’est jerem qui a voulu absolument faire cette référence naze) !
Quinze kilomètres après l’entrée du parc, il n’y a plus d’habitations pour planter notre tente en toute sécurité. Seulement des clôtures à perte de vue de chaque côté de la route. Nous appréhendons la nuit dans cet univers hostile ou il n’y a que du bush et de l’animal sauvage. D’habitude, tous les animaux à caractère « dangereux » et les prédateurs du type lion et compagnie sont dans les réserves clôturées… Mais ici, nous sommes au cœur de l’action… Jurassik Park, ça vous rappelle quelque chose ?
« Rester près des habitations » nous avait-on conseillé.

Et là, la providence !
Lukas, un pasteur génialement attachant, et un peu fêlé du casque aussi, arrête sa voiture à notre hauteur :
-« Vous comptez dormir ici ? »
Lui dort dans un arbre dans le parc pour pas être embêté par les prédateurs, il nous propose de nous emmener dans un endroit « sécurisé » pour passer la nuit, à quelques encablures à peine. Et pourquoi pas de nous faire faire un petit tour le lendemain pour aller voir les animaux ? Lui qui connait le coin comme sa poche !
Allez, nous nous laissons convaincre sans trop de difficultés ! On fourre les vélos dans sa voiture déjà bondée de trucs et il nous trimballe jusqu’à des ruines d’anciens bâtiments datant de la guerre Namibie-Angola. C’est un peu glauque mais Lukas nous assure que c’est tout à fait « safe » le lion n‘aimant pas s’approcher des constructions humaines. Sur ces propos rassurants, il nous laisse pour rejoindre son arbre.
Et vient la nuit la plus flippante du voyage : au milieu du silence ponctué de froufrous de buissons, les respirations qui résonnent dans les locaux vides, des vieux grincements et autres bruits louches … surgit d’un coup deux barrissements d’éléphants qui marquent leur territoire en saison sèche ! On la boucle, et on se couche sans bruit, l’oreille à l’affut.
Le lion nous honorera de sa visite par un râaaaaaaaaaaaaale sourd et grave (confirmé par Lukas le lendemain), au milieu de la nuit, sans doute curieux des ronflements de Jérémie alors que Claire se tord l’oreille pour évaluer la distance de la bête. Et pour finir au petit matin, je vous le donne en mille (ne manquait que lui au tableau), l’hippopotaaaaame, et son gros rire détonnant ! Pendant ce temps, Jérèm’ joue au héro, et dort en faisant un boucan d’enfer avec son duvet.

Nous nous réveillons à 5 heures du mat’ sous les phares du 4×4 de Lukas qui arrive avec du thé chaud, prêt à nous emmener pour une journée complètement inoubliable. D’un calme olympien non dénoué d’enthousiasme,  il nous conte : « Si vous n’allez pas en Namibie, vous n’avez rien vu. Dans les autres pays, les animaux sont dans les parcs. En Namibie, ils sont partout ! »

On le redit, Lukas est pasteur. Il nous avouera plus tard que lorsqu’il nous a vu  sur le bas-côté de la route,  Dieu lui a soufflé dans l’oreillette: « Prends soin de ces deux là 24 heures, ils sont fatigués, protège-les ». Il nous offrira effectivement tout son temps,  nous emmenant même à la prochaine étape où nous avions rendez-vous, prétextant aller voir un ami qui habitait là-bas 15 ans plus tôt… Bref. Il s’occupe de nous comme un père protecteur.
Hasard ? C’est le 11 août, jour de la sainte Claire et aussi date anniversaire de notre voyage. Sacré cadeau, merci Lukas.
Y a qu’en Afrique que des rencontres comme ça sont possibles.

Et c’est partit, sur le toit de son 4×4 !


Déjà un caca c’est pas mal.


Un vieux buffle solitaire, chassé par un jeune audacieux.


Nous longeons un des bras du fameux fleuve Okavango.


Un Néléphant est passé par là y a pas longtemps…


Dans son regard, nous voyons briller un amour profond pour cette faune et cette flore. Le temps s’arrête, nous sommes sur les berges de la mythique rivière Okavango, « celle qui ne trouve jamais la mer ». En effet, elle se perd quelques centaines de kilomètres au sud, dans l’un des delta les plus célèbres du monde pour son foisonnement animalier, dans le désert du Khalahari.


Tiens, une Claire est passée par là !


Du végétal assez particulier, qui grimpe et qui étrangle les plus grands pour se hisser jusqu’au soleil.


La y en a des qui viennent zy boire…


Nous resterons de longues heures à les voir barboter…


Hippos again.


Un vieux bateau datant de la guerre avec l’Angola, on raconte ça plus tard.


Is it a stone ? Is it a snake ? NO !!  IT’S A CROCODILE !


Ils prennent tous les jours ou presque le même chemin…


« Néléphant, où es tu ? Vient voir maman… »


Et là, vous voyez quelque chose ? Le premier qui trouve, il a droit à la vie sauve !


- Je l’ai vu !
- Hein quoi ?
- Lalalalalla ! Je te dis !
- Un quoi ?
- Un néné, un néné, un NELEPHANT !!!!
Notre premier, de très très près… Impressionnant.


Et là, tu vois mieux le danger ?


Un koudou un peu famélique, mais pour une fois qu’on a un « à peu près » gros plan…


Voici des sépultures datant de la guerre avec l’Angola, dont on cause plus bas.


Welcome, mais où ????


Lukas nous conte ici son émouvante histoire, et celle de ce village où il a vécu trois ans lors de la guerre menée par l’Afrique du Sud contre la Swapo (actuel parti au pouvoir, jadis indépendantistes révolutionnaires, actuellement capitalo-capitalistes) alliée à l’Angola, lui-même soutenu par Cuba et la Russie. Washington aidait les blancs, Moscou les noirs. En somme, ils avaient donc le choix entre l’apartheid ou les communistes. A la fin des années 70, Lukas a pris part au conflit, armé par les américains à la fin de la guerre froide, pour chasser les « rouges ». Nous parlons de la fin de l’apartheid en 1990, et évidemment des conséquences dans la relation entre les ethnies, les blancs, noirs, métisses… « Nous avons besoin les uns des autres », nous explique-t-il. « Et pourtant, nous ne nous mélangeons pas. C’est comme ça, chacun son monde. Mais on a besoin les uns des autres ».
Il nous raconte la « philosophie de la satisfaction » des peuples noirs ici, qui ne jalousent ni n’envient les propriétaires blancs.
Une sorte de cohabitation par intérêt qu’on a encore du mal à comprendre.
La guerre a durée officiellement de 1977 à 1988. Aucun gagnant n’est connu, si ce n’est plus de liberté pour les noirs grâce à la fin de l’apartheid en 1991 !

Mais la révolution est encore en cours et il n’est pas simple de dresser un véritable bilan à l’heure actuelle.


Sur le bord même de la route qui traverse Caprivi…
Qu’est ce qu’il est silencieux malgré sa taille ! Pour l’anecdote, nous apprenons que cet animal… meurt de faim ! Ceci car il n’a plus d’assez bonnes dents pour mâcher. Ses molaires ne se renouvellent plus et il succombe de malnutrition.


Cette journée magique tombait pile poil le jour de notre anniversaire de voyage ! Et oui, déjà 365 jours sur la route. Hop, une grosse bougie plantée dans un vieux pain de mie de supermarché, et le tour est joué.


Nous doublons un petit groupe d’enfants sur la route, qui rejoignent le village d’après à dix bornes du leur. On leur offre de l’eau sous le cagnard, qu’ils acceptent timidement. Les plus grands prennent la bouteille pour la tendre aux plus petits qui n’osent pas tendre la main vers nous, comme la petite fille en pull bleu et jupe jaune à droite.


Je suis démasqué.
« Yes, we have water du robinet » me répond-on lorsque, arrivé à la sortie, je demande de l’eau à un car de touristes… Français.



Jérèm’ ne trouve pas mieux que de flasher sur un vieux pilon tout pourrave de 10 kilos. Ça tombe bien, on n’était pas assez chargé ! Et hop, sur le porte bagage arrière, avec le bâton ramené de Brandberg. C’est maman qui va être contente de ramener ça lors de son voyage en Zambie dans un mois…


Allez, vous êtes presque arrivés à la fin de ce reportage, et nous presque en Zambie !
Observez au passage ces magnifiques aires de pique-nique namibiennes, que nous avons régulièrement squattée pour leur ombre.


Voici Hap !
Cyclo-voyageur de son état, qui a échoué ici à Katima Mulilo pour participer à un projet de redistribution de vélos de seconde main dans la région.



Les idées poussent.


Et tiens prends-la ta prune !
Ici, port du casque obligatoire. Mince, on est déjà en Zambie qu’on se rend compte qu’on a « oublié » de passer au poste de police pour payer nos 10 euros chacun … Tsss….


Pendant que Claire fait la charge de bouffe, Jérèm palabre.
« You go to Egypt ? With the bicycle ? Noooooooooooooooooooooooooooooo !”



Hop le poste frontière !
1 824 kilomètres de routes namibiennes et nous arrivons en… Zambie. On n’a jamais fait autant de borne en un mois mais on s’en porte plutôt bien.


Africa proof stuff !
Merci à Fred pour la photo.
Pour savoir ce qui va nous arriver sur les rives du Zambèze, suivez  le prochain épisode de “Claire et Jérémie en vadrouille en …. Zambie !”

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