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(Ecrit le 1 Janvier 2012, à Nairobi-Kenya)

Muli Bwanji !

Il y a plusieurs mois, en octobre de l’année 2011, nous traversions le Malawi. Et oui, nous sommes toujours à la bourre pour partager notre Africatrip.

Pour ceux qui, comme nous avant d’y aller, ne savent pas grand-chose de ce pays, sachez que c’est une bande de terre montagneuse bordée par un grand lac. On y rit beaucoup, on pêche à la pirogue dans les eaux profondes du lac, et on y mange le n’sima, une purée de maïs au goût de farine sans sel. Mais sur cette terre en pleine crise politique et économique, la sante est précaire (SIDA, HIV, paludisme…), avec une espérance de vie atteignant difficilement les cinquante ans. Malgré tous ces paradoxes, nous nous y sommes sentis à la fois infiniment bien et bouleversés dans ce pays pauvre qui n’en a pas si directement les apparences. La dictature puis la corruption post-colonial laissent petit à petit la place à une démocratie en apprentissage. Nous voyons dans sa récente ouverture les signes d’un pays en devenir. Il faut prendre soin du Malawi, encore naïf et crédule face aux menaces écologiques, économiques et culturelles du tourisme de masse mal géré, et aux investisseurs chinois qui achètent une Afrique au rabais, au dépend des populations (mais pas des politiques corrompues).

Peut-être devrions nous y aller chronologiquement, de Chipata à Nkhata Bay, de Livingstonia à Mbamba Bay … Ou peut être juste vous faire partager certains extraits choisis en ce pays si sûr. Vous éblouir avec nous devant les rizières vertes et tendres, suer sous le soleil africain, hésiter devant un crocodile, sursauter  à cause d’un serpent, crier votre joie sous le premier orage depuis des mois, traverser des heures durant un lac sur un bateau un peu contrebandier, nager dans des cascades ou arpenter des plages de sable fin, regarder les canots creusés à même les troncs d’arbres géants … Une nuit avec une mamie qui fait des gâteaux et qui goûte à notre beurre de cacahuète, une autre chez le chef du village et ses petits enfants qui discutent inlassablement des petites choses de leur vie, la suivante avec les pécheurs qui sentent le poisson, et demain ????

En fait si nous étions avec vous, nous irions plus vite en vous montrant plein de photos et de dessins. Nous vous conterions des heures durant l’hospitalité de ces familles qui ne nous connaissent ni d’Eve ni d’Adam (ni de Zina, ni de Akoko, et d’ailleurs ni de Ahmed)  mais qui nous accueillent comme des amis !

Dans tous les cas, plein de choses à dire. Trop de choses à raconter.
Comme nous aimerions avoir une caméra camouflée dans la pupille, pour saisir chacun de ces moments ! Un regard, une silhouette, des odeurs, des sons, partager avec vous les scènes que la présence d’un appareil photo transforme inévitablement.

C’est Noël en France, au moment où nous écrivons ces lignes.  Nous n’avons jamais autant que maintenant mesuré le décalage temporel entre nos vies ici et celles de nos familles. Nous sommes un peu perdu dans l’accordéon du temps, nous laissant emporter par le courant des jours, qui n’en finissent pas de s’allonger. Qu’est-ce que c’est bon la vie en plein air ! Et la sensation de sentir glisser les saisons l’une dans l’autre sur sa peau, et non pas en regardant la météo à la TV.
On roule, on traverse, on chante, on avance, sous le soleil exactement.

De votre côté, que se passe-t-il ? Ne nous dites pas « rien » ! Nous ne sommes pas dupes ! Même si l’on reçoit peu de choses du front de là- haut, nous savons qu’il y reste encore de la vie là-bas.
Allez les potes, balancez des nouvelles ! Vous restez le dernier fil qui nous rattache à notre monde avant que nous le rejoignions.
Arrivage prévu en mai 2012 pour les retrouvailles tant attendues. Parce que oui, vous nous manquez bande de poilus !!! Mais l’Ouganda, le Sud Soudan, le Soudan, l’Egypte et Israël se dressent encore entre nous.

Installez vous confortablement sur notre porte bagage, entre les nouilles de Stuart et les cannes à sucre… pour un nouvel épisode de “Jérémie et Claire vous montrent comment c’est super l’Afrique”.
Merci divinement à Fred, Lili et David qui mettent en ligne nos articles  ici: http://voyage.jeremiebt.com/
Pour savoir où nous sommes, la carte d’ »Hubert Earth » est là: http://voyage.jeremiebt.com/carte.htm

Plein d’amour.
Claire et Jérémie, roulant dans les pas des premiers pas des hommes.

PS 1: Si vous ne voulez plus recevoir d’emails, écrivez-nous. « Tu m’enivres » vaut mieux que « Tu m’énerves ;)

PS 2: Pensez aussi à nous donner des nouvelles de vous… et n’oubliez pas que sur les pages vous pouvez laisser tout en bas des commentaires que nous lirons goulûment !

PS 3: Si le temps entre deux reportages vous semble décidément trop long, des nouvelles fraiches sont régulièrement postées en première page de notre site.

PS 4: On cherche un éditeur pour publier à notre retour un recueil de textes, d’illustrations, et de montages sonores glanés durant notre voyage. Si vous en connaissez, pensez à nous.

PS 5: Merci aux personnes qui nous ont donnés un toit sous la pluie, à Pierre et Vicky, à Ali et sa douce, à Jessica, au Rainbow, au Mushroom, aux pécheurs…

PS6 : Kikadikoi ? « Heureusement que les fourmis ne mangent pas beaucoup, sinon nous n’aurions plus rien dans la caisse ».

PS 7: Le 7 octobre à 16h13, on entend un muézin qui appelle à la prière. On ne peut pas dire que ca nous ait manqué.


Chers lecteurs. Tout d’abord, on vous invite à vous mettre un peu dans l’ambiance en cliquant sur les petits « play » ci-dessous. Il s’agit d’enregistrements glanés le long de nos rencontres au Malawi :
1- accueil par les enfants, surexcites que deux blancs s’arrêtent pour la nuit dans leur famille. Si vous tendez l’oreille, vous percevrez des « youspeakenglish ? » et autres « Haworiou ? », ainsi que l’inévitable « Muzungu » (le blanc) marmonne dans notre dos.
2- Ambiance de cuisine (à l’huile) à Nkhata Bay.
3- Fête à Mzuzu : ça chante, ça danse en cercle, des femmes surtout.

Le Malawi en chiffres :

Du 02 au 19 Octobre 2011
680 km (13 280 depuis le départ)
17 jours dont 12 en pédalant
Une moyenne de 57 km par jour pédalé
L´étape la plus longue fut de 129 km avant Stuart pour voir un match de rugby. RECORD A BATTRE !!!
La plus belle sans doute la vue de Livingstonia ex-aequo avec les bords du lac.
L´étape la plus dure les 10km en 5h pour monter à Livingstonia.


Souvenez-vous ! Nous vous avions laissés ici, sur un air de bal folk…

MALAWI, AFRICA FOR BEGINNERS

Le Malawi est un petit pays avec un grand lac. Ses habitants aiment le qualifier de « cœur chaleureux de l’Afrique ». Nous validons l’appellation.


Après quelques jours de repos à Chipata, dernière ville Zambienne, nous entrons au Malawi.
Le Malawi (suivez l’étoile), est un petit pays tout en longueur que borde un lac sur la côte est. En face, la Tanzanie et le Mozambique se partagent l’autre rive.
Sans accès à la mer, sans richesse ni guerre spectaculaire pour attirer l’attention, sans enjeu stratégique, sans mine de cuivre ou de diamant à convoiter, avec des terres montagneuses peu arable… le Malawi est un pays « Peacefull » comme on dit ici. Les habitants sont complètement peacefull eux aussi, et parlent relativement bien anglais.
Africa for beginners.


Ça démarre fort. Au bord de la route, des ados déguisés font l’animation par des danses et des chants d’une divinité locale Chewa.


Nous découvrons avec plaisir les habitudes culinaires du Malawi… Des friiiiites !!! Bon faut pas être trop regardant sur l’hygiène, hein (ça reste un bain d’huile sur une plaque métallique  en pleine rue), mais qu’est-ce que c’est bon ! Voilà de quoi nous changer de la sempiternelle salade tomate-oignons, sans doute le plat le plus éprouvé (et le plus éprouvant) de ce voyage…
Kikadikoi :
« Tu crois qu’il y a des restaurants indiens au Malawi ? »
« Je ne sais pas, ça a été colonisé par qui le Malawi ? »
En effet, les anglais ont fait venir durant le XIXième siècle de nombreux ouvriers indiens. Plus qualifiés et moins cher, ils se sont installés ici. Et comme ils avaient un travail, et qu’ils maitrisaient mieux l’anglais que les africains, beaucoup sont maintenant propriétaire, commerçants, businessmen…


Le montage de la tente fait toujours sensation et les enfants des habitations voisines accourent pour nous voir de près. Ils restent souvent une bonne heure autour de nous, puis se font  chasser à coup de bâton par les adultes qui trouvent que piaille trop dans le coin. Tout le monde est à la fois très curieux, respectueux, bavard, timide… personne n’ose toucher  à nos affaires, en même temps c’est un miracle qu’aucun œil ne se soit crevé par un piquet de tente, tant les gosses (et les adultes aussi d’ailleurs) se collent à nous !


Dans cette famille, nous avons senti que notre venue a été importante C’est un honneur pour ces gens de nous recevoir, c’est ce qu’ils nous offrent. Au matin, alors que nous avons fini de tout empaqueter, prêts à partir, le papy nous fait signe d’entrer dans sa maison. Visite donc de la maison des anciens, nous nous asseyons un moment dans le salon et échangeons nos remerciements mutuels, même s’il ne s’agit que de quelques mots répétés dans la langue de l’autre.


Voilà leur “cellier” où ils entreposent le maïs de l’année. Ce maïs sert à préparer le plat local de base : le Sima (sorte de polenta).


Tout le monde nous attend a la sortie de la maison.
Nous les quittons, direction la capital du Malawi : Lilongwe !

Sur le bord de la route, des femmes font sécher du “Kassava”, appelé aussi manioc chez nous. Les tubercules (si je t’attrape je…) sont réduits en farine, séchés au soleil puis consommés sous forme de pâte. Ces boules blanchâtres roboratives et particulièrement insipides sont à la base de l’alimentation au Malawi, comme le n’sima fait à base de maïs. C’est d’ailleurs le cas dans la plupart des pays d’Afrique sub-saharienne.  Mais qu’on appelle ça fufu, thô, ugali ou n’sima (pour ceux qui suivent assidument notre périple), le résultat est le même. Un plat consistant et bon marché qui dégage un parfum de chaussettes sales quand le fruit sèche au bord de la route.

1964, année de l’indépendance.


Dans cette maison : un moulin qui moud ! C’est plus rapide que le pilon qui pilonne… Les femmes bavardent à côté de la queue de bassines..


On vous ment, on vous spolie…


Voici Ali. Notre couchsurfeur du soir à Lilongwe.
Il y a des gens que l’on ne peut rencontrer qu’en Afrique. Ali est de ceux là.
Philosophe, ancien légionnaire, amoureux de l’Afrique et du voyage, né au Pakistan, marié à une belge, études faite en France, enfance en Espagne, champion de semi-marathon, qui dort dans son camion entre deux rendez-vous avec des ambassadeurs et des présidents, des histoires à te tenir en haleine plusieurs nuits durant, un sens de l’hospitalité inné et mille attentions d’un père…
Militant pour un monde sans frontières, promoteur du voyage et de la liberté, il est l’initiateur du projet «http://www.africapeacecaravan.org/» , et nous aura pas mal aidé dans notre course aux visas entre l’Afrique de l’est et le moyen orient.


Première pluie de la saison !!! Nous nous sentons desséchés, notre dernière pluie remontant à…trois mois ???  Alors nous roulons sous cette bonne douche rafraichissante avec bonheur. L’évènement est suffisamment important pour qu’il ait sa photo, car même si les gens des villes s’en fichent un peu, voire s’en irrite parce qu’il va falloir laver la bagnole (la pluie à Lilongwe ça fait comme à Lyon), cette pluie provoque grande joie dans les campagnes qui ont soif d’eau !
Il pleut donc des bassines pour notre arrivée dans la capitale, on cherche notre chemin dans un aquarium. Nous arrivons chez Ali essorés (encore plus que lessivés).
Comme au Burkina, on appelle cette première pluie la “pluie des mangues”, censée donner le dernier coup de pouce aux manguiers à qui il reste de la sève.

Histoire de nous achever de confort, Ali nous sort le petit dej’ qui tue : thé à volonté et tartine de Nutella…


Nous savions qu’un japonais arpentait aussi la région à vélo. Ça ne manque pas, on croise Ryo au sommet d’une petite colline.
D’un naturel réservé et solitaire, nous en apprenons plus sur lui sur son site asajiryo.blogspot.com.

THE LAKE OF STARS


Sur la route de Salima, un four à brique, pour finir les maisons avant la saison des pluies.


Amateurs d’awalé et de jeux de bille en tout genre, cette photo est pour vous !


On ne doit pas juger c’est vrai, m’enfin si vous prenez comme nous deux minutes pour analyser cette photo, vous toucherez du doigt ce qui nous dépasse parfois chez les africains :
Ça rigole bêtement pendant que la viande dégouline de l’étale, et l’autre qui lit une connerie sous la table vautré dans la salade… Et si on précise que cette photo est prise à côté de l’awale géant, alors là, tout est dit ma pauv’ damet… ;)

Par contre, des fois ils se mettent au boulot, comme là, et ça fait de la tomate. Bon là ils se sont peut-être un peu emballés…

IMG_0277


Nous frôlons l’extension occidentale de la Rift Valley, la fameuse Rift Valley, le grand Rift Africain. Au moment où les tiraillements tectonique ont voulu couper l’Afrique en deux, s’est créée une immense faille géologique qui s’étend de la mer morte au Mozambique. La brèche à permis la création de calderas, de volcans, de lacs très profond (souvent le fond descend en dessous du niveau de la mer alors que sa berge est loin au-dessus) …
Cette brèche, nous allons la parcourir sur des milliers de kilomètres, presque jusqu’au nord de l’Afrique.

Dans ce décors entre lac et montagne, des rizières et autres potagers ont fait leur apparition. Hommes et femmes sont à la besogne.


Regardez bien tous ces paniers, et devinez lequel va aller sur le vélo de Claire afin de remplacer la caisse bleue dans laquelle on met les courses du marché ?
Réponse : Celui tout à droite.
Comment je sais ? Mais parce que c’est le plus beau pardi !


Encore une soirée formidable avec ces deux frères curieux, intrigués, attentif, généreux.

La grand mère nous accueille comme des fils, avec un n’sima et des légumes du jardin. Ça sonne un peu fade pour nos palais habitués aux plats salés, épicés, sucrés, mais on mange avec bonheur.


Le lendemain pour le ptit dej’: la papaye du jardin.


Petit déjeuner de roi, avec fruits, et même un gâteau fait maison par la maman ! Fait rare que nous nous devons de souligner. Nous en profitons pour leur faire goûter notre petit déjeuné à l’européenne : beurre de cacahuète, céréales, miel.


Elle accepte même d’être sur la photo.


Et voici Stuart, cyclo-voyageur anglais !
Nous avons appris grâce aux motards Sud-Africains rencontrés en Zambie, et aussi par un piéton de Lilongwe, qu’un autre cycliste se balade dans le coin ! Il est anglais et s’appelle Stuart, c’est tout ce que nous savions à ce moment-là…
Rencontre du troisième type en vélo : un projet encore plus dingue que le nôtre, puisqu’il a décidé de partir en tandem, seul. Alors quand il s’ennuie, ou que le vélo se fait trop lourd, il prend avec lui des voyageurs, des travailleurs, des gens au bord de la route… En ce moment, il pédale avec Olivia, une amie venue le rejoindre pour une semaine. Stuart a pour projet de relier Johannesburg (Afrique du Sud) au Caire, ce qui veut dire que nous risquons bien de nous recroiser….


www.beyondthebike.org Stuart, sa vie, son œuvre.
Le bougre étant bien sympathique, nous décidons de cycloter un bout du Malawi ensemble, quand bien même nos rythme respectifs semblent différents (n’oublions pas que nous sommes, encore à ce jour, les cyclo-voyageurs les plus lents de tous ceux que nous ayons rencontré). Mais pour Stuart, nous décidons de faire un petit effort, la preuve :


Premier jour, réveil à 5h30 !!!!
C’est la deuxième ou troisième fois que nous mettons un réveil depuis notre départ de France Hé oh et puis quoi encore ?!.
Et tout ça pour quoi ? On vous le donne en mille : pour aller regarder la télé. Ce soir c’est quart de finale de coupe du monde de rugby, et visiblement la seule télé câblée des environs se trouve à Nkhotakota, soit un peu plus de cent kilomètres.
Allez Claire ! On se retrousse les manches des cuisses, et on y va.


Production de latex sur le bord de la route… L’ombre des hévéas est un bonheur, on a presque un petit effet « pinède ».


Les récolteurs, à leurs heures perdues, fabriquent ces ballons rebondissant en fil de latex naturel. Le rebond est impressionnant.


Lui, on l’a doublé dans la montée mais on ne faisait pas les fiers… prenez quelques instant pour estimer le poids sur sa roue arrière…


Une nano-banane.


Jérémie, en mal d’expériences inédites depuis qu’il ne trouve plus rien à souder sur son vélo, se lance dans le vélo-acrobatique. Aujourd’hui : enlève ton pull et prends-toi en photo pendant la montée.
Vous rigolez, mais l’opération à duré plusieurs minutes.


La honte ! Ro hoho Stuart, les africains ils arrivent à tenir à trois sur un biclou plus petit que le tien !


A travers la brume, nous distinguons les eaux grisâtres du lac Malawi. Cet immense plan d’eau  peut s’enorgueillir d’être le troisième plus grand d’Afrique.


Lui, il fabrique encadrements de porte en bambou. Ultra-résistant.


Une porte en question…


Regardez bien cet enfant et réfléchissez la prochaine fois que vous faites un don de vêtement… Vérifiez au moins dans quel hémisphère ça part….


Le lac s’offre à nous sous ses plus beaux atours.


Hey hi, Hey ho, on rentre du boulot… c’était pas ça l’air, mais ça voulait dire pareil c’est sûr.


Arrivés à Nkhotakota sur les rotules ! Ouf, à temps pour le match de Rugby.
Ce soir nous plantons nos sardines en compagnie de Stuart et Olivia (sa passagère du moment, volontaire en Tanzanie) près du lac, dans un petit “camping”  proche de l’embarcadère. Oui car au Malawi, il existe un ferry qui effectue un petit circuit le long du lac.
Nous aurons l’occasion d’en reparler…
L’endroit est plutôt humide, un peu marécageux, mais comme il y a de l’eau il y a des bateaux, et Jérémie dégaine l’appareil photo…


Ce soir-là, alors que nous préparions tranquillement notre tambouille sur la pelouse du camping, à la lumière de nos frontales.
BING BANG PAF  à 3 ou 4 mètres de la tente.
Le propriétaire se pointe, tout palot:
“- Vous ne pouvez pas rester ici. Vous n’êtes pas en sécurité. Mes gars viennent de tuer un crocodile derrière votre emplacement. C’est un petit, mais ça veut dire que le gros n’est pas loin… “
Et il nous supplie presque :
“- S’il vous plait, ne faites pas de problèmes… ne restez pas là, c’est vraiment dangereux.”
On le croit et on dégage la zone fissa pour aller dormir à l’intérieur du bâtiment. Pauvre croco, ils lui ont explosé la tête à coup de rame de bateau…


Aux premières heures de la journée, le soleil embrase le lac, et le ferry que nous prendrons plusieurs jours plus tard. Sur celui-là il y a Alex, un ami couchsurfeur de Namibie qui habitait avec Matt (si vous vous souvenez).
On ne le voit pas sur la photo, mais au large, des centaines de lampes de bateaux scintillent sur l’eau, comme le reflet des étoiles. « LAKE OF STARS » est ainsi le surnom donné au lac par Livingstone, l’explorateur Anglais. A moins que ce ne soit vraiment à cause de la réflexion des étoiles sur le miroir de l’eau…


Nous attendons que le soleil se lève et goûtons au plaisir d’un bain matinal. Les pêcheurs de retour de leur labeur se savonnent dans l’eau peu profonde. Les prises de la nuit sont déjà sur le marché. Mais il n’y a pas que la pêche.
Le lac Malawi est réputé pour la richesse de sa faune aquatique. Elle comporte plus d’espèces que celle de n’importe quel autre lac dans le monde. Voilà pourquoi le pays se classe parmi les premiers exportateurs de poissons d’aquarium de la planète.


De loin en loin, portées par le vent, les effluves des poissons fraichement péchés arrivent à nos narines végétariennes.


Vous voyez la sorte de nuage ? La fumée noire ? Ce n’est pas un nuage, c’est un essaim de mouches à plusieurs kilomètres de la côte. Les habitants les attrapent au filet et les broient en une pâte qu’ils mangent.
Nous n’avons pas eu l’occasion de goûter, dommage.


Nous quittons Nkhotakota en traversant le petit village. L’occasion pour nous de voir comme le tandem  n’aime  ni le sable ni la montée… héhé… houuu on se sent légers…


Le tandem nous vole la vedette ! Faut dire que Stuart et Olivia ont un peu plus “la class” que nous : vélo bien clean et sacoches rutilantes, le tout aux couleurs de l’Afrique, enceintes et caméra montées sur le vélo, porte-bidon avec bidon (et pas des vieilles bouteilles de coca moisies comme nous), et puis vêtements de cyclisme… Mais bon, on demande à voir ce qu’il en sera au bout d’une année de voyage dans la poussière… (Nous aussi on était beaux au départ).


C’est le genre d’indication dont t’es content d’avoir une traduction en anglais.


Des beans ! Des haricots dont on se régale tant ils sont savoureux, moelleux et parfumés ! Ici ils les préparent souvent en accompagnement du riz ou du maïs de base.


En plus du manque de pétrole dans le pays, il y a le problème de l’eau potable. On nous a dit que 50% de l’eau potable au Malawi était « perdu » et ne rapportait rien au gouvernement. Que ce soit à cause des mauvaises canalisations, des détournements de canaux, ou du non paiement des factures (en particuliers les gros budgets ministériels, administratifs, ou les quartiers de richards…) le gouvernement a du mal à développer et entretenir le réseau.

Les champs de canne à sucre !


Nous distinguons des silhouettes fantasmagoriques, transportant sur leur tête des fagots de bois, des bêches ou des machettes.  Les filles vont à l’école. Chaque matin, selon la classe, il faut amener soit une balayette, soit un fagot de bois.


Une croûte de Jérémie commencée en Namibie : les fameuses maisons en taule des Bushmen.

C’EST A NKHATA BAY (HOU, HOU…)


Ils sont mignons à galoper comme ça, hein? Laissez-nous vous mettre le son : « GIVE ME MY MONEY ! »

Depuis le passage de la frontière, plusieurs jours auparavant, le comportement des enfants a changé. Les sourires ont laissé la place aux «You ! Give me money ». Ils se mettent à courir et à hurler à  notre passage, se mettant à notre poursuite, sans adultes pour leur faire respecter la politesse élémentaire. Nous essayons d’esquiver, faire en sorte qu’ils ne s’accrochent pas à l’arrière des vélos, exercice toujours un peu périlleux….


Et voici… Nkhata Bay !

Village de pécheur devenu station balnéaire, c’est au demeurant une petite ville fort sympathique avec son marché, ses samosas bien gras,  son quai, et ses backpackers (comprendre : auberge de jeunesse) où se retrouvent les voyageurs en quête de belles plages et d’eau turquoise.
Les touristes y accourent pour atteindre les collines dominant la baie.
Nous y resterons quelques jours, le temps de nous remettre de la fatigue accumulée depuis… hou, depuis la frontière ! Faut dire que le compteur a fumé avec Stuart ! Olivia nous quittera ici, laissant une place vacante à l’arrière du tandem.


Se vendent au marché vêtements de seconde main, tomates, oignons, bananes (l’après-midi seulement), des petits beignets frits et tout un tas de merdouilles chinoises entassées dans des mini-boutiques qui proposent tout, depuis le manche de tournevis jusqu’à la lotion-bébé. Au milieu de tout ça s’intercalent pêle-mêle des restaurants bon marché, quelques “guest-houses”, des bars, et des camions…


Voilà justement le quai de Nkhata Bay. C’est un bête quai, nous direz-vous, oui, mais ce sera un endroit clé pour nous plus tard… Rencontres, trahison, coup de tampon, coup de speed, allées et venues, gardez bien ce lieu dans un coin de votre mémoire !


La pharmacie !
Et là tu te dis que c’est pas le moment de faire un palu…


Stuart et Jérémie laissent Olivia et Claire faire les courses. Où les retrouve-t-on ? Au rayon gâteau ! Ha les meufs !


Un point de vue imprenable au raz de l’eau, pour observer le ballet des pêcheurs qui fendent l’onde debout sur leur mince pirogue. C’est décidé, on dort là ce soir.


Façade Malawite typique.


Mélancolie sur le Lac Malawi


La tomate est la reine des marches malawites. Vous aviez remarqué ?


Vous a-t-on déjà parle de notre jardin ? Oui, dans une photo en Zambie peut-être.
Car voilà déjà un bon mois que nous expérimentons la “cyclo-culture-sur-roue-arrière” ! Pousses de soja, graines germées de radis, d’alfalfa, d’anis… c’est excellent pour la santé et ça agrémente joliment nos salades tomates-oignons.


Un nouveau cliché du ferry dont on parle plus haut.
Ce bateau effectue un grand aller-retour le long de la cote malawite, desservant quelques villes d’importance et reliant les deux extrémités nord et sud du lac. Généralement bondé de monde et perpétuellement en retard sur l’horaire (ou en avance si le retard accumule le rapproche de l’horaire du ferry suivant), nous projetons tout de même à un moment de “tenter l’expérience-ferry”.

Face à Nkhata Bay, sur la rive d’en face, se trouve la Tanzanie.  Après quelques journées de réflexion au sujet de la suite de notre parcours, nous jetons notre dévolu sur un trajet qui nous semble original et intéressant : quitter le Malawi en traversant le lac au niveau de Nkhata Bay, et rejoindre Mbamba Bay, la ville Tanzanienne pile en face. Bien que nous ayons du mal à obtenir des informations au sujet de ce parcours qui nous obligera à emprunter une longue piste pour traverser la Tanzanie , la perspective de quitter le bitume et son trafic routier (qui ne fera d’ailleurs que s’intensifier selon les dires de tous) nous enchante.

Mais pas question de quitter le Malawi sans aller visiter Livigstonia, deux cents  kilomètres au nord. Livigstonia est une ancienne mission catholique en haut d’une montagne, s’offrant une vision imprenable sur le lac Malawi. IMMANQUABLE lit-on partout… Alors nous réenfourchons nos vélos pour nous y rendre, et nous comptons sur le ferry pour nous redescendre à Nkhata Bay. Cette petite boucle nous permet aussi de rouler nos derniers kilomètres en compagnie de Stuart qui lui rejoint la Tanzanie par le nord.

BOUCLE A LIVINGSTONIA, ET 7 A 8 POUR LA FRANCE.


Aller à Livingstonia, c’est d’abord passer par Mzuzu et ses 50 kilomètres de montée. On nous avait prévenus, mais enfin, ça a été dur… (ah oui la photo est prise de derrière… c’est dans notre dos que ça descend !)


La montée se fait moins dure… et deux papayes dans la caisse, deux !


Du manioc ! (Kassava ils disent ici).


Au terme de ces kilomètres grimpants dans la forêt, nous débouchons dans une ville de bonne taille et plutôt moderne. Mzuzu !
Descriptif de la photo: La queue pour avoir de l’essence. Le pourquoi du comment :
Nous arrivons au Malawi en pleine crise politique et économique. D’après les informations que nous avons glanées, voici l’historique de la chaîne en dominos cascade.
Wikileaks a publié des documents de l’ambassade anglaise qui décrit l’actuel président du Malawi comme un autocrate n’écoutant pas les conseils. Le lendemain de la fuite, l’ambassadeur Anglais est sommé de quitter le pays sous 48 heures, ce qu’il fait sans être remplacé. Les donateurs étrangers, souvent anglophones, gèlent les fonds. Le pays, vivant pour beaucoup grâce aux aides internationales (70% du budget national), subit une violente inflation. Manque de carburant pour les citoyens et les compagnies de transport, moins d’approvisionnements et d’export, pénurie, inflation, manque d’eau car les systèmes d’irrigation mécanique sont en pause technique, manque de devises, les banques ne peuvent plus approvisionner, les pannes d’électricités se généralisent, les groupes électrogènes ne tournent plus sans essence… le pays est paralysé depuis plusieurs mois.


Nous quittons Mzuzu. Sur la route qui redescend en pente douce vers le lac, un étrange panneau nous fait freiner :
“Kamdewe suspension bridge 1904”
Il s’agit d’un pont traditionnel en bambou, qu’empreinte visiblement un paquet de monde. Visite…


Nous croisons sur le pont des groupes d’enfants en file indienne. Ils partent à l’école, une machette à la main, une pioche ou une serpe sur l’épaule.


En reprenant la route, le vélo de Jérémie nous fait un petit caprice.


Plus d’une centaine de kilomètre de pente douce après Mzuzu ! Le rêve !
Mais cela valait-il les cinquante kilomètres de hard-côte montante de la veille ? Claire se pose encore la question…


Babouin !


Nous voici redescendus au niveau du lac, après ces kilomètres de pente depuis Mzuzu.


Nous arrivons à la nuit au lieu de rendez-vous convenu avec Stuart (qui nous a tracé pendant la sieste, le fourbe), exténués après cette longue journée sur la selle. Livingstonia n’est qu’à quinze kilomètres de notre campement. Parfait. Nous savons que la petite ville est perchée dans la montagne et que l’ascension est plutôt éprouvante, mais on préfère remettre ce détail au lendemain.


Le jour le plus long !
Nous réalisons que nous venons de battre notre propre record avec cette journée de cent trente kilomètres ! Et vous voulez savoir pourquoi on s’est surpassés ? Pour voir la demi-finale de rugby ! (Pfff faut vraiment aimer le rugby… et Stuart).
Souvenez-vous, notre dernier record avait été enregistré  le troisième jour de notre voyage, dans le Morvan en France : cent vingt trois kilomètres de collines pour être à la fête de l’accordéon de Luzy. (Pfff faut vraiment aimer l’accordéon…).
La différence, après Luzy nous avions trois jours de repos. Mais demain, on enchaine avec mille mètres d’ascension…


Un petit mot au sujet de la route qui mène à Livingstonia : quand bien même il ne s’agit que de dix petits (minables) kilomètres jusqu’au camp (dix kilomètres et sept cents mètres exactement), l’abominable pierrier qui y mène doit accuser une pente d’au moins 350% sur toute la longueur (comment ça on exagère ?). Nous sommes prévenus mais voulons quand même y emmener nos bicyclettes.
“Where are you going?” nous demande le vendeur de bananes au pied de la côte.
“ To Livingstonia” Répond Jerem.
“By bicycle ? »
“Yes“
“HAHAHAHAHHA“

Petit pied de nez à Joseba et Corinne (cyclistes rencontrés en Zambie) qui eux ont laissé leurs vélos en bas ! (Sisisisi les gars, quelqu’un nous l’a dit J)

Allez c’est parti !
On sait ce qui nous attend, mais on s’arme de courage et de bonne humeur.
Le soleil aussi semble de bonne humeur puisqu’il nous cogne sur le crâne avec beaucoup d’enthousiasme. Faut dire aussi qu’à cause du rugby on s’est mis en route à midi…


Voilà, Claire, très bien on n’a pas encore fait cinq cent mètres que déjà ça pousse. Ça promet. Jérémie résiste entre les rigoles creusées par la pluie.
De l’autre côté du lac, on devine dans le ciel nébuleux les silhouettes sombres des monts du Mozambique.
Devant nous, la montagne, et la question qui nous taraude : pour où donc passe le chemin ?


Le corps peine à se mettre en route, l’impulsion physique a été coupée à ras, brisée sur le grill des routes Malawites… alors on fait des pauses. Le redémarrage est violent.


Des singes traversent régulièrement la chaussée, grimpent à flanc de falaise à toute vitesse. En quelques minutes ils sont en haut. Ils se moquent de nous qui arriverons dans quelques heures.


On transpire horriblement. C’est dur, mais rien n’entame notre bonne humeur.
Nous croisons du monde qui monte également : des gens du coin qui empruntent des raccourcis, des porteurs qui font des allées-et-venues depuis le bas jusqu’au sommet, nous saluant au passage… Les personnes s’interpellent et se crient des blagues entre les lacets de la voie, tout cela nous “énergisés” et nous aide à venir à bout de la pente.


Le spectacle est à couper le souffle. Du moins ce qu’il nous reste de souffle. Il est 16h, cela fait quatre heures de montée. Chacun de nos coups de pédale, de nos poussées de vélo, nous ont permis de venir à bout de la colline. Nous sommes arrivés au campement Mushroom Farm, un lieu idyllique de hippies avec une vue imprenable sur le lac…
Y a plus qu’à poser la tente autour de Claire.


Lac Malawi en contre-bas, montagne et plateau Nyika en toile de fond. A ce moment, le moral atteint un niveau de sérénité oublié depuis le début de la grimpette. Ça fait du bien.


Un petit ver avec une maison de brindille.


Il est 5h… depuis la tente, on assiste au lever du soleil sur le lac.
Dans la fraicheur de la nuit, tente ouverte, nous profitons des chants d’oiseaux virevoltant aux alentours. A peine le soleil darde-t’il ses rayons qu’un concerto gazouilleur monte de la vallée. Il faut être matinal pour contempler sereinement l’aurore naissante. Nous semblons vivre un premier matin du monde.


A 5h02, Claire s’est déjà rendormie. La poésie, c’est bien, mais faut pas déconner on est en vacances.


Une demi-heure après, le soleil disparait de nouveau derrière des nuages, mais filtre encore un peu pour illuminer suffisamment le Lac. Magnifique.


En route pour visiter Livingstonia. A pied, histoire de reposer un peu nos cuisses.


De la mûre locale. Ça a le même gout que nos mûres noires.


Cet instant poétique vous est proposé par Claire (qui a longuement et lourdement insisté) parce que ces arbres sont tout bonnement magnifiques. Nous les rencontrons depuis la Zambie, tache de violet insolite dans le gris-vert montagneux.


Livingstonia est une ancienne mission établie par les Irlandais au début du siècle dernier. Ça sent le colonialisme à plein nez : Église rouge, maisons à cheminée et aux jardins de style victorien, université à horloge très British… On sent que l’homme blanc est passé ici.
En l’honneur de l’explorateur David Livingstone, et dans l’objectif de poursuivre son œuvre d’évangélisation et de lutte contre l’esclavage, un groupe de missionnaires écossais parvient sur les rives du lac. Pourquoi une mission si haute ? Pour fuir la malaria en se perchant sur un plateau au climat tempéré.


Le point de vue depuis Livingstonia est époustouflant. La légende raconte que Livingstone a découvert le lac depuis ce point.
Une ascension de haut vol, mais bien tracée !


On ne traverse plus de petits bleds en terre et en paille. Ici, la brique est reine.


Voici les Manchwe Falls. Dans un écrin de forêt, les eaux jaillissent de la roche plongeant dans le vide sur plus de cent mètres, en silence.


Nous avons la sensation d’être dans un repli du monde, calés dans un observatoire naturel, en haut de Livingstonia. A l’horizon, on distingue clairement les rives escarpées de la Tanzanie


C’est l’heure de la redescente !
On règle nos freins et on vérifie bien le paquetage avant de nous lancer : ça va secouer !
Nous croisons des hommes et des femmes, de lourds sacs rivés sur la tête, emprunter les raccourcis vertigineux sur des sentiers étroits et rocheux.


Cette petite bande jeunes est montée à Livingstonia pour participer à un concours de chorale. Sur la tête garçon au premier plan : une enceinte. Ils redescendent à pied, à pied nu d’ailleurs, ce qui n’a pas du tout l’air de gêner les filles qui galopent derrière nos vélos en riant ! Elles ont du courir au moins huit kilomètres avec nous, jusqu’en bas.

48 HEURES CHRONO, GOOD BYE MALAWI !


Retour près du lac… Il est temps de rejoindre le petit bled de Mlowe pour embarquer sur le ferry qui doit nous ramener à Nkhata Bay. Nous avons réussi à obtenir un vague horaire de passage, c’est parfait !


Il fait déjà nuit, alors pour éviter de pédaler dans le noir, nous nous incrustons (le mot n’est pas trop fort n’est-ce pas ?) dans cette voiture qui part pour Mlowe chargée d’autres voyageurs. Elle était déjà pas mal pleine, mais apparemment ça ne gène personne, alors on accroche les vélos et nous même comme on peut.


Bien sûr, la voiture a un peu de mal à démarrer toute seule… mais sous les acclamations et les poussées des hommes, tout se passe bien.


Le voyage est l’occasion de discuter avec ce chouette rasta qui nous a pris en affection.
Jérém’: “What is your job?”
Le rasta : « I am a bush doctor”
Jérém’: “What that ?”
Le rasta: “I do marijuana in the bush, HAHAHAHAHAH ! »
A l’arrivée, il refuse que nous le payions parce que « vous et moi, on est pareils »


Les vélos sanglés sur les flancs de la fourgonnette, nous derrière sur les marche pied dans une position acrobatique, on a cru mourir dix fois (allez, huit).
Sans sous en douter, nous entamons 48h de folles aventures qui commencent dans ce véhicule surbondé. Après douze kilomètres de cahots et de rigolades debout à l’arrière, nous descendons à Mlowe avec les autres voyageurs. Mlowe n’est qu’une plage, avec un bar, trois vagues boutiques, un WC, et un énorme manguier qui trône au centre. Mais ça, on ne le sait pas encore puisque nous arrivons à la nuit, avec juste ce qu’il faut de lumière pour trouver la petite auberge de voyageurs.


Lever à l’aube… C’est qu’il ne faut pas rater le ferry, qui passe UNE FOIS PAR SEMAINE.
Nos sources sont formelles : le ferry passe à Mlowe “vers 4h du matin” / ”autour de minuit” / “entre 7h et 8h” / “très tôt dans la matinée”. Nous savons aussi que ce ferry est souvent très en retard sur son horaire, l’heure de départ dépendant plus de la quantité de choses et de personnes à charger que du réel calendrier dont tout le monde se fiche.
De toutes façons nos affaires sont prêtes et bien empaquetée, il est tôt, nous n’avons qu’à attendre…


A 8h du matin, rien…
A midi, toujours rien…
En attendant, Jérémie crobarde des zèbres de Namibie…


… et le coucher de soleil de la semaine d’avant sur Chombe mountain.


Excitation. Il est 14h, et voilà qu’arrive le ferry… DANS LE MAUVAIS SENS !!! Tellement en retard qu’il n’a même pas encore fait son “aller” vers le nord ! Et les gens n’ont même pas l’air surpris… la nouvelle circule simplement : “Tiens, le ferry arrive.” Ceux qui sont concernés par le trajet vers le nord se dirigent sur la plage pour embarquer, les autres reprennent leurs bagages et vont se mettre à l’ombre.
Dépités, nous allons nous asseoir sous le manguier et faire comme tout le monde : attendre.


Nous vivrons ici un grand moment de désœuvrement dont nous comptons bien vous faire profiter.


Il passe.


Oh, il repasse.


Tiens, celle-là où elle va ?


Oh oh… Annonce de ferry dans le coin ! On bondit comme sur des ressorts et on se rend sur la plage. Faut dire qu’on est un tout petit peu tendus, du fait de l’attente d’une part, et aussi parce que Mlowe n’ayant pas de quai, mais une plage, nous craignons d’embarquer de nuit (ça va déjà être suffisamment le bordel de jour). Il est environ 16h, nous disposons d’une heure avant que la nuit ne commence à tomber. Ça va être juste-juste !


Celle-là elle porte juste ses tongs sur sa tête.


Ça y est on passe à l’action !
Faut dire que le ferry ne pouvant pas approcher à cause de la plage, c’est à bord d’un canot qu’embarquent les passagers. Nous avons prévu le coup et sommes parfaitement préparés psychologiquement à cette situation. Nous laissons passer dans un état de complète sérénité la centaine de personne devant nous, tout en anticipant une stratégie de “portage” des vélos. Mais le bazar se fait plus bruyant autour de nous, on nous interpelle rudement.
Parce qu’en fait…
Y a cent personnes sur la plage, mais seulement douze prennent le ferry ! Les autres sont là pour regarder, pour crier un peu de temps en temps, occuper le ponton (regardez ils sont au moins quinze), être au cœur de l’évènement ou pire, pour “nous assister”, c’est à dire nous demander deux cent kwachas pour être dans nos pattes en nous bassinant de conseils inutiles, et en s’interposant entre toutes les personnes compétentes et non alcoolisées à qui on s’adresse. Finalement, on ne sait pas trop comment, tout finit dans le canot avec les autres passagers, sous les cris, les acclamations, les « au revoir », et les pouces levés.
Après un bref moment de désencroutage du canot trop lourd (sans blague, il s’est planté dans la plage, pas moyen de repartir), nous voguons calmement vers le ferry qui nous attend.


HAHAHA on rigole…


Claire détourne innocemment la tête alors que le gars qui l’a aidée à monter le vélo à bord du canot essaie de lui faire raquer un peu de billets…


Y a plus qu’à hisser tout ça là-haut ! Cela n’effraie personne ! Faut dire que pour mettre de l’énergie et des bras, nous n’avons jamais été déçus par l’audace des africains…
Il est 19h quand nous montons à bord du ferry. Après avoir casé les vélos dans un coin et payé notre ticket, nous nous offrons une petite salade tomate-oignons puis nous nous écroulons sur un bout de bâche pour un peu de dodo réparateur.
On veut surveiller nos vélos sur le ponton. Mais terrassés par la fatigue on s’endort à côté, et on espère ne pas rater notre arrêt vers 3 h du matin.
A 4h du matin, le ferry annonce son arrivée à Nkhata Bay par un coup de trompe qui nous lève d’un bond. Nous apercevons dans la lumière de l’aube le quai surchargé d’hommes, de femmes, de sacs de mais, de chardon, de trucs, de ballots… Il y a au moins mille personnes qui se pressent là en dessous. L’excitation monte. On descend, on joue des coudes, on se fraye un passage tant bien que mal dans cette masse de choses vivantes.
Enfin à terre. On connait la ville vu qu’on y a déjà passé quelques jours la semaine précédente, donc au milieu de la nuit on trace droit à l’auberge de jeunesse, on monte la tente et on se couche parce qu’on est claqués !


Le lendemain au réveil, à 11h du mat, le ferry est toujours dans la baie en train d’embarquer les passagers !

Objectif pour cette dernière journée au Malawi:
- dégoter le bateau qui va nous faire traverser le lac vers la Tanzanie
- Chercher une pompe pour remplacer celle que Jerem a perdu en faisant le cake avec son vélo…

Petite pause rafraichissante, offerte par Jérémie…


Soleil couchant à Nkhata Bay


Une boutre sur le lac Malawi


Hippo du Zambèze.


Dormeur au marché de Nkhata Bay (qui m’a engueulé après d’ailleurs)


Voila la pompe ! Après avoir écumé les boutiques de Nkhata Bay, nous finissons par trouver celle qui convient. Il faut dire qu’on a cassé dès la première utilisation « test » la pompe proposée par une boutique et dans la seconde, la chinoiserie a dégonflé le pneu sous le nez de Jerem dans un grand pfffff moqueur. Tout le monde s’accorde à dire que ce continent met du temps à se développer, mais faut dire que les africains ne sont pas vraiment aidés ! Quand on voit la mauvaise qualité des produits qui leur arrivent dessus (la quantité ça par contre il y a) depuis la Chine ! Chez nous on rit de la réputation des produits “made in China”, ici, c’est juste un enfer… rien n’est fiable, tout te claque entre les doigts mais tout se rachète. Les africains ne s’en troublent plus depuis bien longtemps, mais nous ça nous met les nerfs en pelote. La pompe que nous avons réussi à trouver oscille entre le jouet et la farce-et-attrape, et pourtant c’était la meilleure de Nkhata Bay : en plastique rose, moins de dix grammes, même décathlon n’oserait pas faire ça.
A 15h on commence à s’énerver de toute cette perte de temps quand nous voyons notre bateau tanzanien s’éloigner du quai et s’en aller au large sans nous. C’est quoi ça, des africains en avance ??? On avait dit 16h !!! Nous nous ruons au port et trouvons finalement un deuxième bateau qui part un peu plus tard en Tanzanie. Quelle chance !

A LA RECHERCHE DU BOUTRE PERDU


Ce canot rempli de lotions diverses vient de Tanzanie… Voilà donc comment (entre autre) les chinoiseries arrivent ici : dans un sens, les bateaux apportent des lotions et autres conneries au Malawi…


Dans l’autre sens, ils repartent avec du sucre de canne pour la Tanzanie, et des voyageurs en vélo.
(Au passage admirez ces corps…)
C’est donc à bord de ce canot que nous embarquons en fin d’aprèm pour la Tanzanie. Le capitaine accepte, l’officier de l’immigration ne s’émeut pas un instant de ce qu’on quitte le Malawi à bord d’un de ces machins flottant légèrement contrebandier. Il nous tamponne le bazar, et zou.


On bâche les paquets de sucre, et par dessus, les vélos !


Good by Malawi !


Tanzanie droit devant !
Pendant que l’hélice tourne à l’arrière, un deuxième moteur à l’avant aspire l’eau et la rejette à l’extérieur du canot.
On se demande encore comment ils font pour se repérer dans le noir. Le type au gouvernail s’est marré quand on lui a demandé, et il nous a dit « C’est simple, c’est par là. Tu vois pas ?».
La traversée dure sept heures et se fait de nuit. Oui car si ça pose pas de problème au Malawi de se faire déverser dessus des lotions de merde, en revanche la Tanzanie accepte moyen l’intrusion de sucre de canne malawite dans ses assiettes.
Aaaaah… Voilà pourquoi on a traversé le lac dans le noir tout feux éteints… On pensait que c’était pour mieux voir les étoiles !
Mais là encore, pas de panique maman, l’officier de l’immigration Tanzanienne que nous sommes allés voir le lendemain pour nous faire régulariser nous a salué très cordialement, quand bien même il sait bien par quel moyen nous sommes entrés en Tanzanie. Lui aussi doit toucher son paquet de sucre au passage.


Réveil à Mbamba Bay, notre premier lever de soleil tanzanien !
Mille sept cents kilomètres nous séparent encore de Dar Es Salam et de Zanzibar.


Voilà un petit aperçu de la suite de notre programme en Tanzanie : Nous passerons par cette petite route verte-blanche-jaune tout au sud, celle qui passe par Tunduru, Masasi et rejoint la côte, puis nous longerons l’océan indien cap au nord… Mais nous n’en sommes pas encore là !

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